Les autorités religieuses font l'éloge des " sacrifices " d'enfants

, David Kupelian

LES TROUBLES EN TERRE SAINTE

Les autorités religieuses font l'éloge des " sacrifices " d'enfants

" Plus le martyr est jeune, plus je l'estime et le respecte

par David Kupelian, 2000 WorldNetDaily.com

Le Mufti de Jérusalem, la plus haute autorité musulmane de la ville, appelle à la " libération " complète, par les Palestiniens, non seulement de Jérusalem mais de tout Israël, et déclare que le " sacrifice " et le " martyre " des enfants palestiniens montrent que " la nouvelle génération poursuivra sa mission avec détermination ".

Interviewé par " Al Ahram al-Arabi ", le Mufti de Jérusalem, Cheikh 'Ikrima Sabri, a abordé diverses questions au sujet du conflit israélo-arabe et a exprimé son admiration pour le " martyre " des enfants. Plus de quarante jeunes Palestiniens seraient morts, paraît-il, au cours de six semaines d'affrontements entre Palestiniens et Israéliens après " l'échec du processus de paix du courtier Clinton. "

" Nous ne nous sommes pas encore suffisamment sacrifiés pour mériter la libération d'El Aksa ", dit Sabri. " Pour libérer Jérusalem, Saladin a consenti, pendant longtemps, à de lourds sacrifices, et nous devons nous sacrifier jusqu'à ce que la victoire d'Allah se réalise%85 "

Reprenant l'habituel discours nationaliste arabe selon lequel la paix au Moyen-Orient ne peut se réaliser que si et lorsque Israël tout entier sera " libéré " et les Juifs expulsés de la région, le Mufti déclare : " La terre de Palestine, ce n'est pas seulement Jérusalem ; cette terre s'étend du Jourdain à la Méditerranée. Naturellement, le problème (palestinien) concerne la totalité de cette terre. Nous ne pouvons pas établir une patrie en ne libérant que Jérusalem. Il est exact que Saladin ne s'est pas reposé avant la libération de Jérusalem, mais cela ne veut pas dire qu'il faille dédaigner le reste de cette terre bénie ou y renoncer%85 ".

Soulignant le fait que " Chaque Palestinien est, en fait, en état de Jijad ", Sabri fait l'éloge des " martyrs " palestiniens, et en particulier des enfants qui sont poussés vers les premières lignes des affrontements avec les Israéliens, par des parents fiers et par d'autres combattants.

" Je pense que le martyr est heureux parce que les anges le conduisent à son mariage avec le ciel ", dit- il.

" Il ne fait aucun doute que les enfants (martyrs) laissent penser que la nouvelle génération accomplira sa mission avec détermination ", dit le Mufti, qui est nommé par le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. " Plus jeune est le martyr, plus je l'estime et le respecte %85 On inscrit son nom avant même qu'il meure : " le martyr un tel "%85 Dans la poche de chaque martyr, il y a une note portant son nom. Il se condamne lui-même au martyre avant même d'en devenir un. "

En réponse à la question du journaliste : " Est-ce pour cela que les mères pleurent de joie à l'annonce de la mort de leur fils ? ", Sabri répond :

" Elles sacrifient volontairement leurs rejetons par amour de la liberté. C'est une grandiose manifestation de la puissance de la foi. Les mères participent à la grande récompense du Jihad qu'est la libération d'El Aksa%85 J'ai parlé à un adolescent (qui) disait :%85 " Je veux épouser les (belles) femmes célestes aux yeux noirs. Le lendemain, il devenait un martyr. Je suis convaincu que sa mère était au comble de la joie à l'idée de ce mariage. Un tel fils se devait d'avoir une mère comme celle-là. "

A la question " Que pensez-vous des Juifs ? ", Sabri répond : " J'entre dans la mosquée El Aksa la tête haute mais, en même temps, je suis rempli de rage envers les Juifs. Je n'ai jamais salué un seul juif.. Je ne les saluerai jamais. Ils peuvent toujours rêver que je le ferai. Les Juifs n'osent pas m'ennuyer parce que ce sont les créatures les plus couardes qu'Allah ait jamais créé%85. "

On enseigne aux enfants palestiniens, presque dès la naissance, la haine des Juifs et la glorification du Jihad (guerre sainte) - jusqu'à la mort et au " martyre " - cela fait fondamentalement partie de leur culture. Comme le rapportait récemment le WorldNetDaily, une émission télévisée appelée " Club des enfants " présentant des spectacles de marionnettes, des chansons et un personnage de Mickey, glorifie la violence et le terrorisme, en enseignant aux enfants des chansons comme " Lorsque j'entrerai dans Jérusalem, je me transformerai en bombe vivante. " Dans un enregistrement vidéo de cette émission, on voit également des gamins chanter des chansons où il est question de prendre une " mitrailleuse " pour diriger " la violence, la colère, la colère, la colère " contre les Israéliens.

Le 27 octobre, Gerald M. Steinberg, journaliste au Jerusalem Post, signale des réactions choquantes après la mort violente de quelques enfants palestiniens.

" Interviewés par des journalistes après les (récentes) tragédies, les parents de ces jeunes victimes parlent de leurs enfants comme de " shahid " (martyrs) dont la vie a été offerte, volontairement et avec fierté, à la cause palestinienne, en combattant l'ennemi sioniste haï ".

" Dans une scène incroyablement choquante, une mère se glorifie d'avoir ennuyé son fils sur ce thème, tandis que le père se vante d'avoir pourvu à son entraînement. Les parents recevront également une " récompense " financière assez importante de l'Autorité Palestinienne ", ajoute le journaliste.

Cependant, tous les parents palestiniens ne sont pas d'accord pour sacrifier leurs enfants au " Jihad " contre Israël.

Récemment, une journaliste arabe pro-palestinienne du quotidien arabe londonien Al Sharq al Awsat, a condamné l'exploitation des enfants dans la lutte contre Israël :

" Certains dirigeants palestiniens%85 émettent des ordres consciemment pour que les enfants mettent fin à leur enfance, même si cela doit signifier mettre fin à leur vie ", écrit Houda Al Husseini, dans l'édition du 27 octobre.

" Je voudrais savoir pourquoi nous, Arabes, insistons pour mourir pour notre patrie au lieu de vivre pour elle ", déclare-t-elle. " Si ces enfants n'ont rien à perdre, et qu'ils pensent que l'entraînement est%85 un jeu, devons-nous continuer à les y pousser avec hypocrisie et un enthousiasme stupide jusqu'à ce qu'ils y laissent leur vie ? Avons-nous épuisé tous les moyens et tous les arguments, avons nous épuisé%85 nos cerveaux, pour ne rien trouver de mieux à faire que jouer avec la vie de nos enfants et les pousser à se battre contre Israël ? Ou peut-être les dirigeants palestiniens - ceux qui font partie de l'Autorité palestinienne ou qui se préparent à y jouer un rôle - font-ils confiance à l'humanité d'Israël ? Si c'est ce qu'ils font, ils ont tort. "

" Quelle sorte d'indépendance construit-on sur le sang des enfants, pendant que les dirigeants (palestiniens) vivent en sécurité, ainsi que leurs enfants et leurs petits-enfants ? " demande-t-elle ; " N'y a-t-il que les miséreux pour être voués à la mort à l'aube de leur vie ? Peut-être ces enfants n'ont-ils jamais, dans leur courte vie, savouré un morceau de pain frais, dormi dans un lit bien chaud, eu le bonheur de porter un vêtement neuf ou emporté à l'école des livres non délabrés%85 "?????????

Argumentant sur le fait que " l'époque d'Arafat et des gens qui l'entourent a atteint son déclin, la journaliste et militante palestinienne fustige la culture dominante des Palestiniens aujourd'hui :

" Avant tout, ces enfants méritent de vivre, avant que nous les poussions à mourir. Or, que leur faisons- nous ? Nous trompons leur innocence, nous leur fournissons des tonnes de pierres, pendant que nous sommes assis dans un bureau et prononçons leur arrêt de mort. Puis nous acceptons une invitation à un déjeuner ou à un dîner de travail et parlons de ces enfants qui sont morts en tenant des pierres dans leurs mains, des enfants qui, probablement, avaient faim. "

(La traduction de l'interview de Al Ahram al Arabi du 27 octobre et de l'article de la journaliste Huda al-Husseini a été réalisée par le Middle-East Media et l'Institut de Recherche MEMRI, organisation non lucrative et indépendante, qui traduit des articles de média arabes et des analyses et recherches originales sur les développements au Moyen- Orient.