Fatah Prayer for Christian-Palestinian Conquest of Jerusalem [1]

Prière du Fatah pour la conquête palestino-chrétienne de Jérusalem

 

 

Copyright for the pictures : PALESTINIAN MEDIA WATCH 59 King George St., Jerusalem, Israel phone: (02) 625-4140 - fax: (02) 624-2803 - email: pmw@netvision.net.il

Introduction 

 

The Palestinian leadership and media often make the claim that Jesus was the first Palestinian. Two caricatures appeared this week depicting crucifixion scenes with Palestinians as victims and Israelis and Americans as killers, in a new daily newspaper entitled Intifada, published, apparently, by the Fatah, Yasser Arafat's faction in the PLO.  In the 1st caricature shown below the woman named Palestine is crucified. The 2nd, without the woman, includes poem-prayer for a Christian-Palestinian conquest of Jerusalem.

Les dirigeants palestiniens et les médias affirment souvent que Jésus fut le premier Palestinien. Deux caricatures, représentant la crucifixion avec des Palestiniens comme victimes et des Israéliens et des Américain comme tueurs, sont apparues récemment dans un nouveau quotidien qui porte le titre d'Intifada, publié, semble-t-il par le Fatah, la faction de Yasser Arafat au sein de l'Organisation de Libération de la Palestine. Dans la première caricature reproduite ci-dessous, une femme nommée Palestine [inscription en arabe à peine lisible, au-dessus de la tête de la 'victime']. La seconde, sans la femme, inclut une prière en forme de poème pour une conquête Palestino-Chrétienne de Jérusalem.

 

Prayer joined to the second picture, English translation from Arabic

 

My Lord The Betrayed [2]

O my Radiant Sir, who was betrayed by the contemptible treasonous kiss. Descend upon us from the towers of heaven, and call upon the Glorious Supreme gazing down upon us, that He may wipe from Your face the tears of the masses, and read aloud Your tidings ... would that it only be that the youth among us will enter now, by the Damascus Gate [of Jerusalem's Old City], chanting their psalms to the Via Dolerosa.  But they shall not turn the other cheek, rather they shatter the cross off their backs and throw down the their thorny crowns.  They cast their eyes to the heavens which praise [their Creator] for the glory of the fluid of the heart that washes the Via Dolorosa of the dust of  [Israeli] soldiers who march alone to the Golgotha [The mountaintop crucifixion site].

Then shall rise up the voices of the mass of the living and the doves from every alley, and the chimes and the subdued yearns.  O Son Of The Virgin, they cannot overcome you twice, go Thee slowly into the light-less meekness, and may the angels defend you. 

[ Intifada, 14 December, 2000]

 

Prière accompagnant la seconde caricature, traduction française de l'arabe

Mon Seigneur, le Trahi [3] 

Ô mon rayonnant maître, qui fus trahi par le méprisable baiser de trahison, descends vers nous des tours du ciel, et demande au Suprême Glorieux d'abaisser son regard sur nous, pour qu'il efface de Votre visage les larmes des masses, et proclame à haute voix Vos [bonnes] nouvelles… Qu'il fasse seulement que notre jeunesse entre maintenant par la Porte de Damas [de la Vieille Ville de Jérusalem], en chantant leurs psaumes et en parcourant la Via Dolorosa [trajet emprunté par Jésus vers le lieu de son supplice]. Mais ils ne tendront pas l'autre joue [contrairement à l'enseignement de Jésus, cf. Mt 5, 29] ; au contraire, ils arracheront la croix de leur dos [contrairement à Jésus, cf. Lc 26, 23] et jetteront à terre leurs couronnes d'épines [contrairement à Jésus, cf. Mt 27, 29]. Ils lèveront les yeux au ciel qui loue [leur Créateur] pour la gloire du liquide du coeur [de Jésus, cf. Jn 19, 34] qui lave la Via Dolorosa de la poussière des soldats [israéliens] qui marchent seuls vers le Golgotha [lieu de la crucifixion au sommet de la colline du Temple]. Alors s'élèveront de chaque ruelle les voix de la foule des vivants et les colombes et les cloches et les [`subdued yearns' est intraduisible].

Ô Fils de la Vierge, ils ne peuvent triompher de vous deux fois, va [viens ?] lentement, Toi, dans l'humilité sans lumière, et puissent les anges te défendre.

[ Intifada, 14 December, 2000]

 

 

 

 

 

Les caricatures 

 

 

 

 

 

 

 

Réaction d'un prêtre catholique et d'un pasteur protestants suisses

 

 

Détournement de Symbole religieux : parodie de prière et de crucifixion en Palestine

 

La situation est incontestablement éprouvante à Jérusalem pour toutes les communautés. Pour stopper cette escalade, les gens sensés savent que la seule issue à cette crise grave est une négociation entre Palestiniens et Israéliens autour d'une même table, et non un affrontement de rues avec d'inévitables réactions en chaîne.

Convaincus que les changements les plus urgents passent par une véritable éducation à la paix et par un respect des valeurs de chaque tradition religieuse, nous pensons que l'Association for World Education est l'organisation non gouvernementale appropriée pour transmettre à l'ONU cette protestation oecuménique venant de deux ecclésiastiques de Genève. Car ce qui se passe à Jérusalem concerne et implique tous les Chrétiens.

En effet, le journal palestinien « Intifada » publie, les 11 et 14 décembre, un texte militant prenant artificiellement la forme d'une prière chrétienne et accompagné d'une grossière caricature du symbole de la croix du Golgotha avec une Palestine sanguinolente crucifiée par les Juifs [voir la reproduction des clichés et le texte de la `prière' en anglais et en français].

D'où qu'il émane, ce texte est inacceptable et dangereux : il démontre une manipulation scandaleuse de symbole et de langage religieux, car il vise, sous l'habillage d'une prière et d'une image chrétiennes, à distiller la haine contre Israël par la récupération de thèmes antijuifs officiellement abolis et condamnés par les Eglises depuis des décennies.

 

Pasteur Bernard BUUK

Abbé Alain René ARBEZ

 

Genève, 17.12.2000

 



[1] CJE don't use to publish on its website neither to react to the dozens of ugly caricatures published by the Palestinian and Arabic medias, it receives every day. However these two pictures and the `prayer' joined to one of them, which make a scandalous use of a holy Christian thematic in order to mobilize Christian opinion against the Jews by reviving well known (and lethal) antisemitic motives had seemed to me unbearable. Therefore, in my own name, and without involving CJE, I decided to use my right to express, as a private thinker and academic, a personal opinion. I intend indeed to make as many Christians as possible aware of what is going on in the world in general and in Israel in particular, where a mediatic war doing a cynical uses of lies and disinformation is raging against Israeli people and indirectly and subtly against all the Jews. I do hope that Church organizations, officials and Christian individuals will react accordingly. M.R. Macina.

CJE n'a pas coutume de publier sur son site les dizaines d'odieuses caricatures parues dans les médias palestiniens et arabes, qui nous parviennent chaque jour, ni même d'y réagir. Toutefois, ces deux dessins, et la `prière' qui est jointe à l'un d'entre eux, qui font un usage scandaleux d'une problématique chrétienne sacrée afin de mobiliser l'opinion chrétienne contre les Juifs en remettant en course des thèmes antisémites, bien connus (et meurtriers) me sont ont paru comme insupportables. Aussi, en mon nom personnel, et sans impliquer CJE, j'ai décidé d'utiliser mon droit d'auteur et de chercheur à exprimer une opinion qui m'est propre. J'ai l'intention en effet d'attirer l'intention du plus grand nombre de chrétiens possible sur ce qui se passe dans le monde en général et en Israël en particulier, où fait rage une guerre médiatique qui fait un usage cynique du mensonge et de la désinformation contre la population israélienne et, indirectement et subtilement, contre tous les Juifs. Mon espoir est que des organisations chrétiennes, des responsables et des personnes privées de confession chrétiennes réagiront en conséquence. M.R. Macina.

[2] The bold and italics are of CJE's webmaster.

[3] Les passages en gras et en italiques sont du Webmestre de CJE.