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Merci à Vittorio (Vico) Levi, à son fils Robert et à Léopold Mulongo Finkelstein qui réhabilitent le Beth Hahayim de Lubumbashi et s'occupent de son entretien. La meilleure tsedaka, disent nos Sages, c'est lorsque la personne qui donne et celle qui bénéficie ne se connaissent pas. L'acte pur et gratuit par excellence c'est envers les disparus qu'il se pratique. Kol hakavod à Vico et à Robert pour ce travail exemplaire. J'ai eu la chance de faire un pélerinage aux deux cimetières de Lubumbashi (l'un jouxtant l'autre) les 20 et 21octobre 2004 et j'ai pu voir, de mes yeux, comment Vico a réhabilité le Beth Hahayim, qui est dans un état de propreté extraordinaire. Cela doit être une consolation pour ceux d'entre nous qui ont des leurs là-bas et qui ne peuvent y aller. Je sais aussi comment Vico continue et ce qu'il compte encore entreprendre : remplacer les plaques qui ont disparu et arranger les tombes (très peu) détériorées. Nous ne pouvons que les remercier et effectuer un don afin de participer, nous aussi, à cette pieuse tâche, même ceux d'entre nous qui n'ont personne qui sommeille à Lubumbashi.
Vico, Robert et Léopold ont droit à toute notre reconnaissance et à toute notre gratitude mais seul le Bon D.ieu pourra les récompenser suivant leur mérite.
Le plan et les photos nous ont été aimablement communiquées par Vico (une dizaine d'images nous ont été adressées par notre ami Claude Benatar). Une partie est déjà sur le site. Si certaines sont peu visibles, ce n'est nullement par manque de respect envers le disparu mais en raison des outrages du temps ou de la forte luminosité . Toutes seront en ligne, très bientôt : j'en prends l'engagement.
Les photos des cimetières avant l'entretien, prises par
Chaim Motzen, nous ont été communiquées par Jeff Malka
des USA.
Vous avez, peut-être, une photo de la tombe d'un être cher qui dort à Lubumbashi, un court texte à nous transmettre afin d'évoquer sa mémoire, une photo, peut-être, pour que l'on se souvienne d'elle ou de lui. Peut-être un de vos parents repose au Congo, loin de son conjoint (quelques milliers de kilomètres séparent mes parents : Maman, zl, dort à Lubumbashi, Papa, zl, repose à Sea Point, (en Afrique du Sud). Si vous souhaitez, ainsi que je l'ai fait, les réunir virtuellement, si vous avez envie d'écrire quelques lignes en hommage à sa ou à leur mémoire, mettez-vous en contact avec moi à l'adresse email : moise.rahmani@sefarad.org
Moïse Rahmani
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C'est la mort qui console,
hélas, et qui fait vivre
Charles Baudelaire Tov chem mi chemen tov « c’est folie d’aimer des morts car c’est les faire vivre, mais c’est aussi désirer la mort pour les y retrouver » Sami Dassa (Je veux revoir Maman d’Alain Vincenot, Ed. des Syrtes) La personne qui nous a quitté renaît en nous,
nous habite, ne fait plus qu'un jusqu'à devenir finalement nous. La personne qui nous quitte n'est jamais tout à fait perdue. Telles les madeleines de Proust, elle nous revient par un mot prononcé ou un geste ébauché, par un rire d'enfant ou un pleur de vieillard, par une odeur happée ou un goût fugace, par un ciel lumineux ou un nuage lourd, par un matin d'orage ou la douceur d'une nuit, par un pétale de fleur ou une plume d'oiseau qui caressent notre visage...
La personne qui nous quitte, devenue
source de bénédictions, nous protège. Ses actes passés nous guident, nous
empêchent de trébucher si nous savons seulement les percevoir, les
écouter.
La personne qui nous quitte exige que nos enfants soient fiers de nous. Nous serons, ainsi, dignes d'elle. Vous qui n'êtes plus de ce monde sachez, qu'au fond de notre cœur, les larmes coulent toujours. Et béni soit le jour si, à notre tour, nous inspirerons un tel sentiment. Ne meurent que ceux que l'on oublie. Moshe ben
Haïm ve ben Ines (michpachat Souéry) Rahmani ha-Levi
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