Il n'y a pas d'unanimité entre les linguistes sur la périodisation du yiddish. Grosso modo, elle peut s'esquisser comme suit:
A l'apogée de son expansion géographique, le yiddish était parlé de l'Italie du Nord jusqu'à la frontière danoise et la Hollande, de l'Alsace jusqu'à l'Ukraine, des Balkans jusqu'à la mer Baltique, du Dnieper jusqu'aux Carpathes. Au fil des migrations du XIXe siScle, l'aire yiddishophone s'est étendue vers l'Occident, reconquérant l'Europe occidentale (où le yiddish était en voie d'extinction) et gagnant la Grande-Bretagne, l'Amérique du Nord et la Palestine, l'Amérique Latine et même l'Australie.Au cours des années 1000-1250 nait le yiddish primitif dont l'ossature est constituée par le moyen haut allemand. Pendant la période 1250-1500 apparaît le vieux yiddish qui se différencie progressivement des dialectes de Lotharingie en s'adjoignant des survivances des parlers vernaculaires utilisés antérieurement en France et en Italie. Avec le moyen yiddish, qui correspond à la période 1500-1750, on assiste au déplacement du centre de gravité de la population juive vers la Pologne. La naissance du yiddish moderne peut être située vers 175O.
Le vocabulaire yiddish a conservé les traces de ces migrations: des expressions telles que "reden" (parler) et "gas" (rue) ou "haynt" (aujourd'hui) rappellent les dialectes autrichiens, tandis que "shver" (beau-père) renvoie au parler suisse alémanique.
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(*) Graphie la plus fréquente quoique yidich
paraisse préférable en français.
En maints endroits la langue populaire porte témoignage du passage d'une population yiddishophone. C'est le cas de l'argot allemand (Rotwelsch) ainsi que de l'amstellodamois et du bargoens (argot hollandais) comme l'attestent les expressions suivantes : mazzel (chance), majim (eau), bayis (prison), bolleboos (un gaillard doué). Le new-yorkais a également intégré des expressions comme kvetsh (une personne qui gémit sans arrêt), laks (saumon), yenta (une femme chipie ou bavarde).
La modulation des phrases, le ton interrogatif et l'intonation contribuent largement à la spécificité du yiddish et se prêtent admirablement à la parodie ou à la dérision comme l'a illustré avec humour Leo Rosten dans The Joys of Yiddish.
Certains prénoms et patronymes yiddish portent la trace des migrations passées et perpétuent des apports lexicaux : Shprintze (Esperanza), Shniour (Senor), Yente (Gente), Sender(Alexandre) ou Fayvel ou Faybush (Phébus).
De manière générale, on s'accorde à distinguer deux aires dialectales majeures, le yiddish occidental et le yiddish oriental . Le premier comprend les parlers spécifiques des Pays- Bas, d'Alsace, de Suisse et d'Allemagne, le second ceux qui étaient usités en Pologne, en Lituanie, en Russie Blanche, en Ukraine (Volhynie et Podolie), en Roumanie (Valachie) et dans les Pays Baltes.
J.Baumgarten illustre les variations dialectales à l'aide de l'exemple suivant: en yiddish occidental, acheter de la viande se dit kafn flash, dans l'aire de confluence des deux dialectes koyfn flaysh, en yiddish lituanien keyfn fleys et en yiddish ukrainien koyfn fleysh.
Le yiddish a toujours été utilisé en interaction active avec l'hébreu ce qui explique certains transferts lexicaux et l'adoption de particularités découlant de la syntaxe hébraïque.
On observe une dynamique semblable s'agissant de l'utilisation de la langue ambiante. Malgré l'existence de ghettos ou de quartiers résidentiels distincts, il n'y a jamais eu de cloisonnement entre le monde juif et l'extérieur. Et les rapports sociaux avec le monde environnant se déroulaient dans la (ou les) langue(s) vernaculaire(s). Cette dialectique d'échanges linguistiques s'est d'ailleurs poursuivie jusqu'à nos jours.
Cette veine littéraire culmine dans l'oeuvre d'Elie Bakhur Levita - poète, grammairien, philosophe, cabbaliste et traducteur, authentique incarnation de l'homme universel de la Renaissance -auquel nous devons le Bovo Bukh (Isny 1541), inspiré de l'épopée anglo-normande Bueve d'Hanstone.
Il faut également citer les traductions de la Bible calquées sur l'hébreu (tout comme le ladino se différencie du judéo-espagnol), connues sous le nom de Taytsh Khumesh, dont les premières versions intégrales, celles d'Augsbourg et de Constance, remontent à 1544. A noter encore les prières de supplications destinées aux femmes, comme celles de Sarah Bas Tovim. Témoignent également de cette participation féminine aux lettres yiddish anciennes les Mémoires de Glückel Hameln (1629-1719).
Parmi les oeuvre les plus appréciées figurent les livres de contes (mayses bikher), recueils d'histoires, de légendes et de narrations hagiographiques. Le plus célèbre (le Mayse Bukh, Bfle 1602), réédité douze fois jusqu'en 1763, contient 255 récits. Quant à la littérature homilétique destinée aux femmes, son chef-d'oeuvre demeure le Tse'enah Ure'enah du prêcheur itinérant Jacob Ben Isaac Aschenazi de Janow (première édition : Hanau 1622).
La fête juive de Pourim a fourni un embryon de répertoire dramatique, le Purimsphil (premier manuscrit connu : 1697), qui donnait lieu dans la tradition propre aux réjouissances carnavalesques à des improvisations et parodies analogues à la commedia dell'arte.
Rappelons enfin l'existence les origines lointaines de la presse yiddish : le bihebdomadaire Kurantn (Les Nouvelles), publié à Amsterdam dès 1686.
La mutation de ce parler vernaculaire en langue de culture moderne est l'aboutissemnt d'une évolution historique :
Cet essor demeure cependant circonscrit à l'Europe de l'Est et aux milieux de l'émigation, notamment outre-Atlantique. En Europe occidentale et centrale, le yiddish décline à partir de la fin du XVIIIe siScle et ne se maintient qu'en Alsace.
Ayant fait ,cole, ces maîtres ont su inspirer une pléiade de talents qui se sont illustrés dans tous les genres littéraires. Cette seconde génération a renouvelé la thématique traditionnelle pour aborder des sujets universels : la vie urbaine, la nature, la solitude, la révolte et l'amour. Cette littérature embrasse toutes les écoles, tous les courants et tous les registres contemporains. On se bornera à citer - le choix étant purement subjectif - dans le domaine dramatique Le Dibbouk d'Anski, pièce envoutante qui transpose dans l'univers 'hassidique les thèmes de l'Eternel Amour et de la possession démoniaque (admirablement rendu à l'écran par M. Waszynski en 1937, qui a donné ainsi au cinéma yiddish ses lettres de noblesse); dans l'aire poétique, le lyrisme prolétarien et nationalitaire de M.Rosenfeld, l'expressionisme exubérant et fougueux de P. Markish, l'intimisme délicat de Mani Layb, les ballades nostalgiques du troubadour Itsik Manger ainsi que les strophes apocalyptiques de H. Leivik, les chants de désepoir absolu de Y. Glatstein et les vers chatoyants d'A.Sutzkever; quant aux romanciers, il y a lieu d'évoquer, à côté des vastes fresques familiales et historiques de D. Bergelson et d'I.J.Singer, le subtil Der Nister (ps. de P. Kahanovitch) dont les paraboles fascinants sont imprégnées de rémanences de la mystique juive. En 1978, le Prix Nobel de littérature a été décerné au romancier et conteur Isaac Bashevis Singer qui a su rendre palpable de manière inimitable la présence du démon dans la vie quotidienne.De Mendele (pseudonyme de S.J. Abramovitch), dit "le grand- père" des lettres yiddish, mais qui est également tenu pour un des fondateurs de la littérature hébraïque moderne, on retiendra surtout Fishke le boîteux (1869), roman picaresque fortement inspiré par Eugène Sue. Au-delà du mélodrame conventionnel, on y trouve une évocation saisissante de réalisme et d'empathie du milieu des déclassés et des vagabonds juifs (que l'auteur a été amené à fréquenter au cours de sa jeunesse), description presque clinique du monde impitoyable des bas-fonds de la zone de résidence juive observé à travers les principaux protagonistes, le vagabond Fishke et sa compagne. Son chef-d'oeuvre demeure toutefois Les voyages de Benjamin III (1878), transposition du thème de Don Quichotte empreinte d'une ironie féroce. A travers une satire du provincialisme borné de la bourgade juive, le shtetl désespérément englué dans la médiocrité et le passéisme, perce la critique sociale et l'apologie de la Haskala. Cependant la véhémence et le sarcasme n'y excluent ni la compassion ni la chaleur. Sholem Aleykhem (ps. de Sh. Rabinovitch), surnomm, "le Mark Twain juif", dont la popularité a éclipsé la renommée de tous les autres auteurs yiddish, excelle également dans les genres les plus variés : comédie, drame, roman, nouvelle, journalisme. Nul n'a su camper avec un tel bonheur une truculente galerie de portraits de "luftmentshen", ces éternels ratés à la recherche d'un gagne-pain illusoire qui vendent "du vent". Parmi les types littéraires inoubliables qu'il a créés et qui constituent, selon la formule J. Baumgarten, une "véritable comédie humaine juive", on rappellera les silhouettes familiSres de Menakhem Mendel, de Motl le fils du chantre et de Tevye le laitier. La dérision et l'humour y reposent sur une observation très fine du conflit des valeurs découlant du processus de sécularisation de la société juive. Quant à son humour faussement bonhomme, il se révèle souvent grinçant car l'auteur n'ignore rien du tragique de la vie quotidienne. Des trois fondateurs des lettres juives contemporaines c'est sans doute celui qui a manifesté le souci le plus net de former le goût du lectorat et des auteurs yiddish. Le cas de Peretz est plus complexe. Acquis aux idées nouvelles, sympathisant du mouvement ouvrier juif, il se signale d'emblée par son aisance à maitriser tous les styles : il est tout à la fois poète, auteur dramatique, romancier et essayiste. Dans Monish - nouvelle rédigée sous forme de poème - il décrit la ruine d'une âme, celle d'un jeune prodige talmudiste, dans des vers d'un ton résolument nouveau qui expriment toutefois des pensers anciens: l'emprise du yetzer hara (le mauvais penchant). Ses contes savoureux démontrent que ce rationaliste est un familier de l'univers 'hassidique dont il décrit la piété et la ferveur avec un rare bonheur. Et lorsqu'il évoque la passivité des gens simples ployant sous le fardeau de l'existence, esprits asservis voués à la misère (comme dans sa célèbre nouvelle Bontshe Shvayg), c'est toujours avec attendrissement. Son testament littéraire, le drame symbolique Une nuit sur le vieux marché, demeure énigmatique. Au terme de cette hallucinante sarabande endiablée où les morts ressurgissent, le temps d'une nuit, pour se joindre aux vivants dans un défilé tragique et carnavelesque des personnages du shtetl, le spectateur envouté cherche le sens de cette représentation métaphorique du naufrage de la vie juive traditionnelle condamnée par le modernisme : en effet, selon les indications du dramaturge, le cri du Bouffon qui clôt la pièce ("Tout le monde à la synagogue!") est couverte par le hurlement de la sirène de l'usine...
Avec la montée des nationalismes et l'apparition de l'antisémitisme moderne s'est forgée une conscience collective juive s'exprimant notamment par la revendication d'une autonomie culturelle ayant pour vecteur le yiddish. Ce courant "yiddishiste" s'est imposé comme un facteur de poids dans la vie juive.
La même volonté d'affirmation nationalitaire inspirait l'action du principal parti ouvrier juif, le Bund. Le yiddish tendait à devenir ainsi un substitut de territoire.
Au cours des premières années du régime soviétique, les autorités ont encouragé la culture de langue yiddish, présentée comme une langue populaire voire prolétarienne, par opposition à l'hébreu. D'où le développement d'un réseau d'institutions diverses de langue yiddish - écoles, centres de recherches, académies - tout particulièrent en Biélorussie et en Ukraine. A partir de la fin des années vingt, Moscou a même préconisé la constitution en Asie sur les bords du fleuve Amour d'une "République autonome juive" de langue yiddish, le Birobidjan.
En Pologne, dans les Etats Baltes, en Roumanie, ainsi que dans l'émigration, la période d'entre deux guerres a vu fleurir une culture séculière yiddish qui a dynamisé la société juive. Toutefois à partir du milieu des années trente le yiddish régresse partout, la majorité des parents juifs souhaitant élever leurs enfants dans la langue du pays.
Reste que, comme toute langue, le yiddish est bien plus qu'un simple moyen d'expression: il convient également d'y voir le support matériel d'une culture spécifique - la "yidishkayt" - terme intraduisible par lequel on désigne la spécificité, la convivialité et les valeurs d'un mode de vie en voie de disparition, celles du "Yiddishland", qui s'enracinaient dans la transmission, au travers de la langue, d'un ensemble de références religieuses, communautaires, culturelles, folkloriques, culinaires, littéraires et artistiques. L'aphorisme de Marshall McLuhan selon lequel "the medium is the message" se trouve ici vérifié car la langue évanescente évoque fugitivement un univers quasi-englouti dont les couleurs, les senteurs et les sonorités continuent à imprégner le présent.
Ainsi, à côté de la musique yiddish proprement dite - sous ses formes religeuse, profane ou même classique (car on a même composé et traduit des opéras en yiddish), on notera la vogue actuelle des orchestres "klezmer", forme d'expression musicale traditionnelle d'Europe de l'Est qui connaît une véritable résurrection aux Etats-Unis, en Israël et en Europe, débordant d'ailleurs largement les limites des milieux juifs. Ces ensembles de musique vocale (yiddish, bien sur) et instrumentale puisent leur inspiration dans une tradition fortement marquée par les sources balkaniques ("fraylekhs", "doïnas" et autres "bulgars"), mais enrichie de thèmes et d'apports rythmiques empruntés au jazz sous l'influence de compositeurs-interprètes talentueux tels que Dave Tarras, Naftule Brantwein et Abe Schwartz.
Mais la diffusion et la popularisation de ses travaux, la création de réseaux scolaires et pédagogiques, la constitution des bibliothèques, la fondation de troupes théâtrales et de revues littéraires ont été l'oeuvre, pour l'essentiel, des réseaux socio-culturels - et notamment des organisations d'entraide d'émigrés, les landsmanshaftn - et des sociétés mutuellistes (en particulier l'Arbeter Ring, Workmen's Circle). Ce tissu associatif a organisé un vétitable espace de vie yiddish, diffusant une nouvelle culture juive séculière au diapason des courants de l'avant-garde artistique, culturelle et littéraire.
Ainsi, en 1937 on recensait en Pologne 27 quotidiens, 100 hebdomadaires et 58 mensuels yiddish. A New-York, la presse quotidienne yiddish atteignait en 1916 un tirage de 537.000 exemplaires, dont près de 250.000 exemplaires pour le seul Forverts.
Le premier, c'est évidemment la Choa : l'entreprise génocidaire nazie a éradiqué la quasi-totalité de la population juive européenne, surtout à l'Est où se concentrait justement la grande masse de la population yiddishophone. En second lieu les persécutions staliniennes ont entraîné la suppression pure et simple de la vie culturelle yiddish à partir de 1948. Au cours des années suivantes toutes les institutions culturelles yiddish soviétiques - journaux, revues, théâtres, institutions - ont été fermées tandis que les principaux écrivains et auteurs yiddish étaient exécutés le 12 août 1952. Sans revêtir cette nature tragique, une autre donnée a concouru à l'étiolement la culture yiddish, déjà très fortement compromise par les deux catastrophes que nous venons d'évoquer: les parents yiddishophones n'ont pas réussi à transmettre leur langue et leurs enfants n'en ont conservé au mieux qu'une connaissance passive. En l'absence d'un foyer porteur d'une culture vivante, le yiddish devenu graduellement "la langue que parlent les grands- mères" (pour citer une fillette belge) a fini par n'être plus que la "langue de personne" (comme le dit Rachel Ertel).
Exception notable, le cas particulier de la ville d'Anvers où la majorité de la population juive vit concentrée dans un quartier distinct et a conservé une configuration qui maintient son particularisme, renforcé le poids inhabituel des milieux orthodoxes - notamment les 'hassidim au taux de natalité élevé -qui continuent à utiliser le yiddish comme langue véhiculaire. La grande ville portuaire flamande est ainsi devenue la métropole mondiale du yiddish bien que sa population juive ne dépasse pas 17.000 âmes. Près de 2.5OO élèves y fréquentent des établissements scolaires où les cours de religion sont dispensés en yiddish et plus de 1.3OO sont inscrits dans les académies talmudiques (yechivot) dont le yiddish est la langue d'enseignement.
Cependant, dans ce milieu la langue ne survit que sous une forme appauvrie car ses locuteurs n'éprouvent aucun intérêt pour la culture yiddish moderne et elle tend donc à regresser au stade d'idiome populaire. Il se pourrait que l'emploi du yiddish se stabilise sous cette forme résiduelle, son emploi demeurant circonscrit aux milieux orthodoxes, voire ultra-relgieux. Ainsi à Amsterdam, où le yiddish local ne se parlait plus depuis la fin du XIXe siècle, s'est ouverte en 1974 une école traditionnelle (kheyder) ultra-orthodoxe en langue yiddish, qui compte actuellement plus de 230 élèves.
Cette vitalité est également attestée par la fondation de deux nouvelles revues à Paris dont l'une, Der yidisher tam-tam, est précisément destinée aux débutants. D'autres périodiques paraisssent à Oxford, à Vilnius, à Kharkov et à Moscou pour ne parler que de l'Europe, les deux principaux centres d'activité demeurant les Etats-Unis et Israël.
Comme le disait Régine Robin en évoquant le Kaddish (prière juive pour les défunts) : pas de Kaddish pour le yiddish !
La collection la plus riche d'ouvrages yiddish en Europe est la Bibliothèque Medem (Paris) qui compte plus de 25.OOO volumes, indépendamment de 6.OOO ouvrages de référence en hébreu et dans les principales langues européennes. Bruxelles (théâtre Yikult), Varsovie, Bucarestet Kiev abritent des troupes théâtrales de langue yiddish.Jean Baumgarten, Le yiddish, "Que sais-je?" collection, P.U.F., Paris 1990 Benjamin Harshav, The Meaning of Yiddish, University of California Press, Berkeley - Los Angeles - Oxford, 1990 Leo Rosten, The Joys of Yiddish, Penguin Books, Harmondsworth, 1974. (traduction française: Les joies du yiddish, Le Livre de Poche, Paris 1994). Otto F. Best, Mameloschen. Yiddish, Eine Sprache und ihre Literatur, Insel Verlag, Frankfurt 1973 Encyclopedia Judaica (V° Yiddish), Jérusalem 1971.
Association pour l'Etude et la Diffusion de la Culture Yiddish (A.E.D.C.Y.), B.P.3256, 75122 Paris Cedex O3, Tél/Fax : O1 42 71 3O O7 (organise notamment des cours par correspondance). Centre Medem pour le Yiddish, 52, rue Ren,-Boulanger, 75OIO Paris , Tél : 42 O2 17 O8, Fax : 42 O2 17 O4. Institut d'Etudes du Judaïsme (Inst. Martin Buber), Ave. F.D. Roosevelt, 1050 Brussels, Tel: 02 650.33.48, Fax: 02 650.33.47 Friends of Yiddish, 9 Croft Street, London E1 8LU (Tel.: 0171-488.3092 Oxford Institute for Yiddish Studies, Golden Cross Court, 4 Cornmarket, Oxford OX1 3EX, Tel.: 01865-798989, Fax: 01865-798987