Intérieur

P a u v r e t é

Après plusieurs rapports déjà publiés, cette fois c'est le rapport officiel de l'Etat, plus précisément des Assurances nationales qui a été publié et qui confirme les chiffres qui avaient été transmis de manière officieuse ces dernières semaines. 1 million 21 mille Israéliens vivent sous le seuil de la pauvreté, dont 440 000 enfants. «Une bombe à retardement», pouvait-on lire dans les journaux. Les Israéliens pauvres gagnent 2 400 shekels, les riches gagnent presque 13 fois plus - 33 000 shekels. L'on découvre ainsi avec effarement un Israël qui ne ressemble pas du tout à I'Israël d'il y a 20 ans, un Israël ou les écarts sociaux se sont accrus d'une manière dramatique. Il y aurait un problème sérieux au sein de deux catégories de la population : d'abord la population non juive, essentiellement la population arabe et bédouine ou 38% vivent sous le seuil de la pauvreté, et le second type de population concernée est la population orthodoxe - 35,2% vivent sous le seuil de la pauvreté. Ce type de population s'est mis volontairement en marge du cycle du travail, et l'on tente actuellement de corriger cette tendance en créant des cycles parallèles d'études pour permettre l'insertion des orthodoxes dans le monde du travail. Le ler ministre Barak a estimé qu'il s'agit d'un problème très grave. «L'ancien gouvernement est tombé en partie à cause de ce problème, et je promets que cette situation sera corrigée. La majorité des pauvres se trouve dans la population sépharade, il s'agit d'un problème qui gangrène la société israélienne et qui doit être réglé au plus vite».

C r i s e

La crise au sein de la coalition gouvernementale a été résolue par un accord entre le Trésor, le ministère de l'Education nationale et le parti Shass qui a obtenu gain de cause dans la plupart de ses revendications budgétaires. Ainsi, Shass a obtenu que le gouvernement comble les 2/3 du déficit du réseau éducatif El Amaayan, et attribue quelque 300 millions de shekels sur 4 ans, pour la restauration des écoles et classes de ce réseau. Ce dernier conservera une autonomie sur l'ensemble des programmes d'études. Shass recevra par ailleurs, 162 millions de shekels pour son propre budget. L'ardoise qui devra être réglée par le ministère des Finances pour Shass se monte à 350 millions de shekels. Au total, le Trésor versera aux partenaires de la coalition gouvernementale quelque 1 milliard de shekels. Ce chiffre a provoqué la colère de l'opposition, mais pour le ler ministre, le gouvernement agit là selon des normes convenables. Même Yossi Sarid, ministre de l'Education nationale et leader de Meretz, s'est déclaré satisfait par cet accord.

S c a n d a l e

Aucun chef de gang, ni aucun chef de réseau terroriste ne pouvait espérer un tel score : la mise sur la touche de la fine fleur de la police israélienne. Et pourtant Ofer Nimrodi, homme d'affaires et ancien patron du quotidien Maariv, l'a fait. Grâce à lui, 12 hauts policiers sont en passe d'être inculpés, mis à la retraite d'office ou, au mieux, d'être écartés de leurs responsabilités. Ils sont soupçonnés, soit d'avoir accepté des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin, soit d'avoir refusé l'argent, mais d'avoir omis de prévenir leur hiérarchie qu'ils avaient été approchés par Ofer Nimrodi. Avec, entre autres, des intérêts dans la banque, les assurances, les télécommunications, la presse et la télévision, ce dernier et l'une des plus grosses fortune d'Israël. Le 26 décembre, il a été officiellement inculpé de tentative de meurtre, subornation de témoin, corruption et entrave à l'action de la justice. Il risque une peine de 72 ans de prison !

I m m i g r a t i o n

Plus de 2 000 nouveaux immigrants sont arrivés ces trois dernières semaines en Israël, pour la plupart des anciennes républiques d'URSS avec une augmentation claire de l'immigration depuis le début de l'année : 75 000 nouveaux immigrants sont arrivés au total, dont 66 000 de la C.E.I. Le problème de l'alyah non juive a par ailleurs, été soulevé à Vilna au cours d'un Congrès, par des émissaires de l'Agence juive. 50 à 60% de ces immigrants ne sont pas juifs. Les émissaires vont toutefois continuer à tout faire pour que les personnes ayant droit à la loi du retour puisssent venir en Israël, et que si cette loi du retour pose problème, «il faut que le gouvernement la change, car ils ne sont pas responsables». Les personnes qui arrivent à prouver que leur arrière-arrière grand-père est juif, peuvent obtenir une carte d'identité israélienne.

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