Communautés
A u t r i c h e
Pour s'être permis, dans une interview au magazine viennois News, publiée en novembre
1999, de décrire comme antisémite un propos de Joerg Haider (qui refusait de croire à une
augmentation des menaces contres les juifs depuis les élections d'octobre) le président de la
Communauté du culte israélite (IKG) d'Autriche, Ariel Muzicant, est poursuivi en
diffamation par le leader de l'extrême droite. A 48 ans, il préside depuis un an au destine
d'une petite communauté qui ne compte que 8 000 à 12 000 personnes (contre 200 000 en
1938). A la question posée à M.Muzicant de savoir si effectivement Haider est antisémite,
voici la réponse :»Je pense qu'il faut faire très attention. Ce n'est pas facile de démontrer que
Haider a prononcé des phrases antisémites. Mais si on observe tout ce qu'il a dit depuis des
années, il y a une certaine structure. Et si l'on met ensemble tous ses propos, cela forme une
mosaïque de signaux antisémites à ceux qui veulent les capter et les comprendre. Haider n'est
pas antisémite en soi, mais il crée l'antisémitisme». En ce qui concerne l'attitude des juifs
autrichiens face à la présence de l'extrême droite au pouvoir, M.Muzicant déclare : «Les
vieux, les personnes qui ont vécu la Shoah, sont déprimés, inquiets. Les jeunes veulent
émigrer (cette année, le chiffre d'émigrants va plus que tripler, passant de 150 à 450
personnes), et les personnes comme moi essayent de lutter. Cette hausse des départs met, à
moyen terme, notre petite communauté devant un réel danger de disparition».
L i r e
Ils s'appelaient Bugsy Siegel, Harry Strauss, Martin «Buggy» Goldstein, ou Louis «Lepke»
Buchhalter. Rich Cohen conte la saga mal connue, pleine de fric et de tueurs, des gangsters
juifs de Brooklyn, qui, en matière de folklore comme de méthode, n'avaient pas de leçons à
recevoir de leurs homologues mafiosi. Tous ces gangsters juifs étaient de superpatriotes ! Des
politiciens firent plusieurs fois appel aux gangsters - jusqu'au plus grand leader juif de New
York à l'époque, le rabbin Stephen Wise, qui contacta Lansky. Les deux exemples les plus
fameux de «patriotisme» mafieux concernent Bugsy Siegel et Lucky Luciano : le premier
voulant sérieusement abattre Goebbels et Göring, invités en même temps que lui dans la villa
italienne de sa maîtresse d'alors, la comtesse Di Frasso, et «Lucky» nettoyant le port de New
York de tout sympathisant nazi ou saboteur en puisssance, depuis sa cellule. Faveur qui lui
vaudra l'expulsion des Etats-Unis, au lieu des 30 ans de prison auxquels l'avait fait
condamner Thomas Dewey, ancien procureur devenu gouverneur de New York qui a à
l'époque se présentait contre Roosevelt aux élections. (Yiddish connection. Traduit de
l'américain par Frédérik Hel Guedj, Denoël, 425 pages).
A v i s
L'Association l'Enfant caché attire votre attentionsur la date limite d'introduction de la
demande de statut de l'Enfant caché. 28 AVRIL 2000. Aucune demande ne pourra être
acceptée au-delà de cette date. Il n'est pas trop tard, mais il est temps de remplir votre
formulaire. N'attendez pas le dernier jour. Plus nombreux nous serons, plus forte sera notre
voix auprès des autorités compétentes pour la défense de nos intérêts. Formulaires à votre
disposition à l'Enfant caché, 68, avenue Ducpétiaux à 1060 Bruxelles. Tél. 02/538 75 97.
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