Diplomatie
N é g o c i a t i o n s
D'après le quotidien israélien «Haaretz», Le président américain Clinton ne renonce pas à relancer
les négociations de paix entre Israéliens et Syriens. Il a proposé de nommer un émissaire spécial, un
Américain, pour tenter une dernière fois de mettre ces négociations de paix sur rails. Cet
ambassadeur spécial aurait pour mission une navette entre Damas et Jérusalem, comme l'avait fait
en 1974, Henry Kissinger, jusqu'au moment ou les négociation seront débloquées. Cette
information n'a pas encore été confirmée côté israélien et américain, mais le «Haaretz» est
généralement très bien informé.
S y r i e
Israël compte sur un soutien international à son projet de retrait unilatéral du Liban pour forcer la
main à Damas, après l'échec du sommet de Genève entre les présidents américain Bill Clinton et
syrien, Hafez el-Assad. Ce dernier, très malade, a déclaré que «le tempsne presse pas et qu'il a du
temps devant lui». Quant à David Lévy,le ministre israélien des Affaires, il a résumé la situation en
déclarant :»Assad veut le lac de Tibériade, et nous, nous ne le donnerons pas. Conclusion, plus de
processus de paix avec la Syrie». M.Lévy a d'autre part ajouté :»Je suis très favorable au
déploiement de soldats français ou de l'ONU après notre retrait, mais il faut encore que nous
discutions des modalités de cet éventuel déploiement avec les responsables des Nations unies, de
l'Europe et de la France en particulier, qui se sent responsable et fidèle à l'idée d'un Liban
souverain». Pour rappel, lors de sa visite en Israël en février dernier, le ler ministre français Jospin,
avait suggéré l'envoi de forces française sur le terrain afin de garantir un futur accord de paix entre
Israël et ses voisins. «Il a été reproché à Israël d'occuper le sud-Liban, il serait paradoxal de lui
reprocher de vouloir s'en retirer». Le sommet de Genève a capoté, notamment, parce que la Syrie
réclame un accès au lac de Tibériade, principal réservoir d'eau d'Israël, et a exigé de M.Barak qu'il
s'engage à replier ses troupes jusqu'aux lignes du cessez-le-feu en vigueur le 4 juin 1967, avant la
guerre des Six jours.
P r e s s i o n s
Cependant, certains observateurs pensent qu'il ne faut pas enterrer trop vite le processus de paix
israélo-syrien. Ainsi le journal «Haaretz» commente en expliquant «qu'Assad pourrait très bien
avoir joué à Genève une dernière carte et faire pression pour obtenir d'Israël un passage sur le lac
de Tibériade, mais Israël ne l'oublions pas, a entre ses mains une carte très importante, il s'agit en
effet de la décision du gouvernement de se retirer unilatéralement du sud-Liban en juillet, et l'on
parle même du mois de mai. Assad n'apprécie évidemment pas de voir les chars israéliens quitter le
sud-Liban et rester sur le Golan, et il se peut écrit encore le journal, qu'à la dernière minute, à
quelques jours du départ israélien du sud-Liban, Assad change d'avis et relance le processus de
paix». Toujours selon le journal, les Etats-Unis pourraient encore multiplier les pressions sur la
Syrie pour qu'elle reprenne ses négociations avec Israël. Washington devrait ainsi faire savoir que
toute action du Hezbollah ou d'autres organisations armées contre la Galilée, après le retrait
israélien du Liban, sera considéré comme «du terrorisme international». M.Clinton entend d'autre
part dégager un consensus du monde arabe en faveur du retrait israélien unilatéral du Liban,
notamment par l'intermédiaire de son homologue égyptien. L'armée israélienne a par ailleurs
commencé à préparer ses lignes de repli pour cette opération de retrait baptisée «Crépuscule». Des
adjudications ont déjà été attribuées à des entrepreneurs privés pour le percement d'un nouveau
réseau routier et la construction de positions militaires fortifiées près de la frontière nord de l'Etat
d'Israël.
A l g é r i e
Selon le quotidien «Yediot Aharonot», le président algérien Abdelaziz Bouteflika aurait récemment
rencontré Danny Yatom, conseiller pour la sécurité du Premier ministre israélien E.Barak, lors d'un
entretien ultra-secret en Italie. Au cours de la rencontre, qui serait déroulée en décembre 1999, le
président algérien aurait demandé qu'Israël assiste son pays pour la mise en place d'une unité pour
la protection des V.I.P. Selon le «Yediot», il aurait également demandé à acquérir des équipement
électroniques de sécurité, fabriqués en Israël. Selon la même source, Israël a accepté d'assister
l'Algérie pour la mise en place de l'unité spéciale de protection. Toutefois, les membres de cette
unité seront formés par du personnel de sécurité israélien. Quant à la demande d'équipement, elle
aurait été rejetée.
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