Paix
I n t e r r u p t i o n
Les pourparlers organisés à Washington entre Israéliens et Palestiniens se sont achevés fin mars. Ils
devraient reprendre dans quelques semaines. L'un des porte-parole du département d'Etat, James
Foley, a qualifié ces négociations, visant à remettre à plat des questions parmi les plus épineuses,
de «sérieuses, intensives et, en définitive, productives». Les délégations conduites par Oded Eran,
côté israélien, et par Yasser Abed Rabbo, côté palestinien, ont discuté de questions-clés telles que
le tracé des frontières, le partage de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens ou encore les
colonies juives. James Foley a confié que le troisième retrait israélien de Cisjordanie avait
également été évoqué. L'objectif est de parvenir à un accord de principe d'ici mai et à un accord de
paix définitif d'ici à septembre, soit un calendrier «très ambitieux», selon les termes du responsable.
P a l e s t i n e
D'après la radio militaire israélienne, Galei Tsahal, le Premier ministre israélien, Ehud Barak, se
serait engagé auprès de Y.Arafat à accepter la proclamation unilatérale d'un Etat palestinien en
septembre si aucun accord n'intervient d'ici là. Lors de leur rencontre du 7 mars à l'aéroport Ben
Gourion de Tel Aviv, M.Barak a assuré Y.Arafat qu'Israël ne s'opposerait pas à la création d'un
Etat palestinien en septembre si aucun accord-cadre sur un règlement ifnal n'était conclu d'ici mai,
comme le prévoit le calendrier adopté par les deux hommes. Cet accord-cadre est considéré comme
une étape indispensable avant la conclusion d'ici à septembred'un accord final sur le statut de la
Cisjordanie et de la bande de Gaza.
S a t i s f a c t i o n
Si quelqu'un apprécie cette situation de gel entre Israël et la Syrie, c'est Yasser Arafat. Il a en effet
déclaré «qu'il était très satisfait de ce qui s'était passé à Genève et très confiant en ce qui concerne
l'avenir». Il est évidemment clair pour tout le monde que si Y.Arafat pense qu'il y a des problèmes
sur cet axe, cela ne pourrait que profiter à l'axe israélo-palestinien. D'autre part, ce dernier a ajouté
que «jamais les Palestiniens ne céderaient sur leur droit au retour de leurs réfugiés et sur leur droit à
proclamer un Etat palestinien indépendant, Etat dont la capitale sera Jérusalem».
O. N. U.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, David Lévy, a rencontré l'ambassadeur américain
Martin Indyk, à qui il a expliqué qu'il était important pour Israël de coordonner son retrait
unilatéral du sud-Liban avec les forces de l'ONU, si au sein du Conseil de sécurité, l'on veut éviter
une dégradation de la situation, Israël acceptera de coopérer avec l'ONU a déclaré le patron de la
diplomatie israélienne.
E c h e c
Le Premier ministre israélien, Ehud Barak, a fait échec à une motion de censure visant à empêcher
Israël de céder aux Palestiniens des villages près de Jérusalem. Ceci, dans le cadre d'un nouveau
transfert de territoires de Cisjordanie. La Knesset, a rejeté la motion déposée par le Likoud qui
accuse M.Barak de vouloir partager Jérusalem en deux parties, l'une contrôlée par Israël, et l'autre
par les Palestiniens.
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