Communautés
V a r s o v i e
L'Institut d'histoire juive de Varsovie a rouvert ses portes début juin, avec la présentation au
public d'une exposition permanente (avec le soutien financier du gouvernement français) sur
le ghetto érigé par les nazis dans la ville. L'Institut a été fermé pendant quatre ans afin de
mener à bien la rénovation complète du bâtiment.
P r o f a n a t i o n
40 tombres juives ont été brisées à Nijni Novgorod, la troisième ville de Russie. Selon les
premiers éléments de l'enquête, le forfait a été minutieusement préparé. Le même cimetière
avait déjà été la cible d'une profanation en 1996. Les coupables n'ont jamais été retrouvés.
U. S. A.
La première synagogue du pays, consacrée en 1730, a fêté ses 270 ans le 8 avril dernier.
T c h é q u i e
Une cérémonie de réconciliation entre juifs et chrétiens a eu lieu le 8 mars sur le pont Charles,
à Prague. L'inscription antisémite n'a pas été ôtée, mais une plaque explicative, revenant sur
l'histoire de l'antijudaïsme chrétien, a été posée en présence de représentants des deux cultes.
I t a l i e
Giorgio Bassani, l'auteur du «Jardin des Finzi-Contini» paru en 1964 chez Gallimard et dont
le succès a été considérable (Vittorio de Sica l'a porté à l'écran en 1971), est mort à Rome à
l'âge de 84 ans. Le livre relatait l'histoire d'une famille juive italienne et son aveuglement
face à la montée des périls, à la veille de la Seconde guerre mondiale. Dans un entretien qu'il
avait accordé, en 1985, au journal Libération, Bassani déclarait :»Il y est question des juifs
sans aucun cléricalisme, sans prosélytisme ni mystique, avec la seule volonté d'expliquer
objectivement ce qui s'est passé. Cela m'a d'ailleurs valu la haine des juifs de chez moi, des
cercles dans lesquels je me trouvais, puisque le vrai scandale consiste à dire aujourd'hui que
les juifs italiens - à commencer par mon père - ont soutenu les fascistes et que l'atrocité de
Buchenwald n'en est que plus insupportable».
H o m m a g e
Paris a décidé de rendre hommage au Capitaine Dreyfus. Le prochain conseil municipal
donnera le nom d'Alfred Dreyfus à une place du 15e située au carrefour de l'avenue Emile
Zola et de la rue Viollet. Pourquoi là ? Simplement parce que cette place abrite une stèle
d'Emile Zola, farouche défenseur du capitaine.
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