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Milantia Bourla Cortes

Alain Elkann le Magnifique. Coup de coeur (06/06/2013)


par Milantia Bourla Cortès
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COUP DE CŒUR
 
ALAIN ELKANN-LE-MAGNIFIQUE !
 
J'ai fait la découverte récente des récits d’Alain Elkann, et j’en suis  totalement charmée.

Cela a commencé par la lecture de son dernier livre « Nonna Carla » paru en 2011. Comme je suis devenue, sur le tard, une lectrice compulsive, j’ai, immédiatement, lu deux autres de ses ouvrages :
« Piazza Carignano » paru en 1989 et « Le père français » paru en 1999.

J'aime aussi cette littérature parce que...comme moi, Elkann aime l’art et l’histoire. Il est curieux et adore écrire sur l’amour qu’il porte à sa famille en fouillant, de façon bienveillante, la psychologie de ses personnages. Il écrit aussi magnifiquement sur son judaïsme "très léger" et sur les rapports amoureux.

Etant tout à fait en phase avec les émotions de cet auteur, j’ai donc voulu mieux le connaître.

J’ai ainsi découvert que Bernard-Henri Lévy avait publié en 2010 un ses textes dans sa revue «La règle du jeu», avec pour titre : « Tous les juifs devraient devenir citoyens israéliens ».,texte que vous pouvez retrouver en fin d’article.

Et j’ai été à nouveau sous le charme intellectuel du partage de ses idées sur Israël,  hélas, si controversées par d’autres...

Elkann, italo-américain-français, de parents juifs,  n’est pas qu'un romancier. Il est aussi  journaliste, chroniqueur, essayiste et conseiller du Ministre de la Culture en Italie.

Tous ses ouvrages sont traduits de l’italien.

J’ai appris également qu’il a beaucoup côtoyé Alberto Moravia. Effectivement, on retrouve des affinités entre ces deux auteurs comme la description de rapports charnels et surtout la quête inassouvie de «La » femme. Ce qui donne aussi  envie de relire Moravia.

Son «Pizza Carignano» se lit comme le thriller d’une saga familiale dont on ralentit la lecture tellement on n'a pas envie que cela se termine. On se demande aussi si ce roman n’est pas "dédié" à son arrière- oncle italien, Ettore Ovazza , juif( très assimilé), fasciste et partisan de Mussolini !

Ses deux autres ouvrages sont des récits à propos de ses parents et de leur disparition.

La narration de l'auteur est toujours fluide et  plaisante.

«Le père français» est traité par un biais peu commun, excellent et surtout plein d’humour, que je vous laisse découvrir.

Elkann apprend, en récitant la prière du  Kaddish, lors de l’enterrement de son père à Paris au cimetière Montparnasse, que la tombe à côté de son père, est celle du fameux artiste cinéaste Roland Topor.

De là, l’auteur va déborder d’imagination en faisant parler ces deux morts que tout oppose. Le seul lien entre eux est le judaïsme, au premier abord.

De ces deux hommes, « …l’un avait choisi l’ordre, l’autre le désordre.. ».

L’auteur va réunir une pléiade de renseignements sur l’artiste Topor afin de permettre un dialogue avec son père.

Avec ce père français qui fut président du Consistoire Israélite de France de 1982 à1992, l’auteur nous dévoile de façon souvent brutale des réflexions sur la mort de son père : «..de son vivant, je n’écoutais que rarement ses suggestions, mais maintenant qu’il n’est plus là….on s’aperçoit que les enfants ne remplacent jamais les parents …. Mon  père a toujours cherché à nous blesser...il me faisait sentir misérable, incapable d’organise ma vie de façon décente …".

«Nonna Carla » nous conte la fin lente et douloureuse de la maman de l’auteur.

Cette mère italienne tant adorée à qui il reprocha son amour excessif de sa maison de Moncalieri qui lui venait de ses arrières grand parents : la villa Ovazza
devenue une véritable obsession, le centre des ses pensées, de son amour, de sa vie de famille.

Cette mère qui fut, sa vie durant,très attachée à la communauté juive de Turin « , profondément croyante au milieu de gens appartenant à d’autres religions, sans pour autant juger ou critiquer ». Nonna Carla repose auprès de son ami Primo Levy dans la partie juive du cimetière de Turin.

..
Ah si Elkann pouvait un jour m’éclairer sur l’origine d’Ovazza !

Elkann n’accepta pas le divorce de sa mère et lui en voulut d’avoir dû quitter Paris pour la suivre en Italie. Depuis lors, il culpabilise face à cette mère qui aussi aurait tant voulu pour son fils, «…une épouse juive de bonne famille et si possible turinoise » .

Je pense beaucoup ainsi à Albert Cohen et sa maman, lui dont l’œuvre est fortement influencée par ses racines juives et qui a dit : «pleurer sa mère, c’est pleurer son enfance».

Dans ses trois livres qui sont une totale réussite, Elkann a toujours un même fil conducteur qui est l’amour inconditionnel pour ses parents ou l’état amoureux.

Il cherche à percer des non-dits familiaux et est déchiré entre le respect de ses traditions juives et la volonté d’assouvir ses passions.

« Chère maman, nous nous sommes tant aimés pendant cinquante ans d’une très grande passion. Cela a été dur, très tourmenté, mais entre nous, il y avait quelque chose de spécial. Je vais essayer de ne pas décevoir tes attentes qui n’étaient pas en petit nombre. Je le sais .Ce ne sera pas facile…. »

Peut- on blâmer tant de petits garçons juifs qui pensent comme lui à propos de leur mère : « Je n’ai jamais réussi à respecter aucune autre femme autant qu’elle …..»

Milantia Bourla Cortes
Juin 2013
 
Ce texte d’ALAIN ELKANN, traduit de l’anglais par Hélène Prouteau, a paru en juin 2010 dans la «  REGLE DU JEU »
Tous les juifs devraient devenir citoyens israéliens .
 
Si nous les juifs voulons exister et être forts, nous devons comprendre qu’il y a un État juif dont Jérusalem est la capitale. Nous ne sommes plus un peuple errant venant du désert ou de la diaspora. Nous sommes des juifs avec un pays où il y a des politiciens, des rabbins, des professeurs, des artistes, des médecins, des ouvriers, des commerçants, des marins, des acteurs, des chanteurs, des danseurs, des juristes, des soldats, des paysans, tous juifs et citoyens israéliens.
Israël est un pays menacé par de nombreuses nations hostiles, avec des détracteurs et quelques amis. Souvent, même les juifs de la diaspora désapprouvent la politique des Israéliens, leur armée et leurs activités bellicistes. Cependant, nos enfants dans le monde entier devraient se sentir concernés, et devenir soldats en Israël, à l’âge requis et quand la nécessité s’en fait sentir.
Tous les juifs devraient connaître les mêmes peurs et les mêmes espoirs pour leurs enfants. Cela signifie-t-il que tous les juifs de la diaspora devraient quitter leur foyer et s’établir en Israël ? Oui, peut-être pas pour toujours mais au moins pour un certain temps. Les juifs devraient envisager d’envoyer leurs enfants en Israël pendant leur « parenthèse utile », l’année généralement utilisée à une période de formation déterminante.
Les juifs peuvent ne pas être d’accord avec la politique israélienne à condition qu’ils se considèrent comme Israéliens. Mais est-il dangereux pour tous les juifs d’appartenir à la même nation ou d’avoir le même passeport ? Pendant 2000 ans, la judaïté relevait davantage d’une religion, d’une loi morale, de livres imprimés, d’une synagogue et d’une tradition orale du « peuple d’une nation ». Au cours d’une période récente, les juifs étaient obligés de porter au revers de leur veste une étoile jaune avec écrit « Juden » ou « Juif ». Maintenant, les juifs peuvent être fiers d’être des citoyens israéliens, parlant hébreu, lisant des journaux, regardant la télévision et écoutant la radio dans leur propre langue. C’est un changement radical pour des gens qui ne pouvaient devenir des citoyens influents que dans le pays où ils vivaient et étaient pleinement acceptés. Souvent, ils parlent et écrivent très bien dans leur langue d’adoption. Conrad, un juif polonais, est devenu un écrivain majeur de langue anglaise, Canetti, Musil, Zweig ou Kafka écrivaient en allemand et Bellow, Mailer et Roth en anglais. Svevo, Moravia et Bassani écrivaient en italien, Sabato en espagnol. Proust était un des écrivains majeurs de son temps. Chacun des ces écrivains était inextricablement lié à sa langue et à sa culture. Donc Roth, Appelfeld, Oz, Grossman, Levitt, Wiesel, Glucksmann, Piperno, Levy sont tous des écrivains juifs écrivant dans différentes langues, dont l’hébreu fait maintenant partie. Ils devraient tous être des citoyens israéliens.
Même si les juifs apparaissent comme des citoyens du pays où ils sont allés à l’école et où ils résident, ils n’oublient jamais qu’ils sont une minorité, considérée comme différente parce que juive. Je ne profiterai pas de cette occasion pour m’attarder sur les nombreux préjugés dont les juifs ont de tout temps été les victimes.
Si ma langue maternelle est l’italien, le français, l’anglais, l’espagnol, le russe, l’allemand, le polonais ou le roumain, pourquoi devrais-je devenir un Israélien parlant l’hébreu ? Parce qu’il y a soixante-deux ans, le monde a changé quand Israël est devenu l’État des juifs. Cette idée utopique s’est concrétisée en une réalité parfois dangereuse, parfois enthousiasmante. Comment un juif pourrait-il ignorer le fait que ce pays, le pays de ses ancêtres, celui dont il a été exilé pendant 2000 ans est à nouveau gouverné par des juifs ?
Sans doute la plupart des juifs n’ont-ils pas envie d’abandonner leur position sociale, acquise dans la diaspora, et de renoncer à leur travail, mais ils doivent comprendre qu’ils n’ont plus le choix. Ils ont un pays qui leur appartient en propre et s’ils le désirent, ils peuvent acquérir une double nationalité. Si un juif veut vraiment devenir un juif authentique, il doit devenir israélien. Cela peut perturber la quiétude des juifs qui ont vécu heureux pendant des générations dans leur pays, mais il s’est passé un événement extraordinaire et inattendu (et peut-être pas toujours désiré) : l’existence de l’État juif d’Israël.
Je ne pense pas que cette transformation doive se produire dans l’immédiat, mais c’est un pas nécessaire afin de décourager les détracteurs et les ennemis des juifs. Si les juifs finissaient par tous se sentir israéliens, ils deviendraient plus forts, parce qu’ils accepteraient leur destin. Bien sûr, cela impliquerait de perdre les nombreux avantages qu’ils ont acquis dans leur pays, surtout celui d’être différent, étrange, parfois unique, et donc intéressant. Au lieu de cela, ils deviendraient des juifs parmi d’autres juifs avec un passeport israélien, un numéro de sécurité sociale et un parti politique.
Ce que j’écris ne sera pas très apprécié, parce que la plupart des gens adorent se plaindre et rester tels qu’ils sont. Par nature, ils n’aiment pas le changement. Donc si je suis russe ou français, pourquoi est-ce que je deviendrais israélien ? Si je suis un homme du Nord ou de l’Ouest pourquoi deviendrais-je un citoyen de l’Est ? Si mon père et mon grand-père étaient soldats en Italie ou en France, pourquoi deviendrais-je un soldat israélien ?
Les juifs ont souffert de l’holocauste, de l’étoile jaune, de la solution finale dans cette même Europe où ils étaient si bien acceptés et assimilés. C’est dans cette Europe qu’on a créé les ghettos et qu’on les a abolis, dans cette Europe que les juifs ont été tués par millions et où seule une petite minorité courageuse a réagi. Rappelons-nous qu’il y a encore des gens avec un chiffre tatoué sur le bras, parce qu’ils ont été déshumanisés et marqués pour être tués. Les juifs auraient pu disparaître à tout jamais. Comment pouvons-nous oublier cela ? Donc même si les Israéliens sont critiquables, encore heureux qu’ils existent. C’est leur devoir de lutter pour leur sécurité, pour le droit d’exister et de permettre à tous les juifs de vivre ensemble – et de prendre conscience de leur appartenance à Israël, quel que soit l’endroit où ils vivent.
J’écris cela parce que je suis fatigué d’être différent, de prier seul ou d’écouter les prières des autres. Je vis en Italie, un pays où on appelle les êtres humains des chrétiens. Et les autres ? Personne ici ne connaît les fêtes juives. Il est vrai que jusqu’à la création de l’État d’Israël, nous n’avions pas d’autre choix que d’être une minorité, parfois tolérée, parfois persécutée. Mais maintenant que nous avons un pays juif, pourquoi ne pas profiter des plaisirs d’une identité bien définie ? Je sais qu’il est difficile de changer de destin, d’habitudes et de pays, mais les juifs doivent prendre une décision. Sommes-nous juste une religion monothéiste qui attend le Messie ou sommes-nous le peuple d’une nation ? Serions-nous juifs comme d’autres sont grecs, italiens ou allemands ?
Je crois que les juifs étaient un peuple appartenant à une nation, avec leur religion, leurs lois et leur langue. Puis ils ont été dispersés mais ils gardaient leur religion et leurs traditions, dans la famille et à la synagogue. Avec la création de l’État d’Israël, les choses ont changé et nous sommes devenus un peuple avec un pays et une langue. A l’évidence, ce n’est pas simple d’intégrer l’idée que nous sommes juifs et israéliens puisque depuis 2000 ans nous sommes habitués à n’être que des juifs. Je répète que je ne crois pas que nous devions tous vivre en Israël, mais nous devrions tous être israéliens.
C’est très important d’imaginer son avenir et de se positionner dans le monde. Certains juifs, tout en désirant représenter une religion et une tradition, choisiront de n’être pas israéliens, mais personnellement je pense qu’ils seront une minorité. Nos ennemis et nos détracteurs nous respecteront davantage si nous affirmons l’impossibilité de séparer Israël et judaïté. En tant que plus vieux peuple monothéiste, nous méritons le respect. Nous les juifs devrions être fiers de nos traditions, notre histoire et notre place dans le monde. Le monde d’aujourd’hui est humainement décevant parce que nous avons trop investi dans la technologie, la science, les vacances et l’argent. Les vraies valeurs sont peu représentées, tout est basé sur la rentabilité immédiate, la vitesse, la jeunesse, la santé, la minceur, la facilité et le confort. Seuls les fanatiques ont une vision du monde, basée sur le pouvoir, le meurtre et la peur, tout cela au nom de Dieu.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Amérique a été le seul véritable ami des juifs. Je me rappelle avoir assisté à une dispute de deux vieux juifs, moitié en hongrois moitié en yiddish, dans un laudramat de New York. J’ai demandé à l’un d’eux « D’où venez-vous ? » « Que voulez-vous dire ? Nous sommes tous américains » me répondit-il, surpris. Pourquoi un citoyen américain, prospère, respecté dans son pays et menant une vie heureuse dans sa ville se sentirait-il citoyen israélien juste parce qu’il est juif ? Peut-être a-t-il oublié qu’il n’y a jamais eu de président juif aux États-Unis, tandis que Shimon Peres est le président de l’État d’Israël.
Pourquoi une personne menant une existence agréable en Californie ou à Boston se sentirait-elle Israélienne ? Elle le devrait, parce qu’elle est juive et en Israël, il y a un État juif basé sur des principes juifs. Être juif en Israël ce n’est pas appartenir à une minorité dans un pays sûr, mais appartenir à une majorité affrontant des responsabilités et des dangers. Les intellectuels dans la diaspora considèrent qu’ils ont le droit, en tant que juifs, de critiquer la politique du Premier ministre israélien. Si ces intellectuels étaient des citoyens israéliens, ils pourraient voter contre le Premier ministre et son parti, se battre pour leurs opinions, et finalement faire évoluer la politique d’Israël de l’intérieur.
Il m’a été difficile d’écrire ce texte puisque je suis moi-même une contradiction ambulante. Je vis entre l’Italie et la France, et je passe beaucoup de temps aux USA et dans d’autres pays. J’ai un passeport français et un passeport italien, je conseille des hommes politiques italiens importants. En tant que journaliste, je fais des interviews pour une télévision italienne, et en tant que romancier, j’écris des livres en italien. Est-ce que j’ai le droit moral d’inciter les juifs à devenir israéliens si moi-même je ne renonce pas à mes occupations et à mes avantages dans la diaspora ? Peut-être qu’en écrivant ce « pamphlet », j’entame un processus d’engagement envers Israël qui me fera changer ma vie, et accepter une vie juive. Peut-être qu’en me rapprochant de mes amis Appelfeld, Oz et Grossman je me sentirai chez moi, et pourrai discuter avec eux à armes égales d’Israël, la politique, la littérature, la vie, la famille, l’amour, la beauté, les hôtels, les rêves, les désirs, notre passé, notre avenir, Dieu, et les nombreux soucis de l’existence humaine. Peut-être que vivre à Jérusalem m’amènerait à assumer une vie juive normale et à accepter celui que je suis. Je ne pense pas qu’Israël doive représenter l’endroit où je veux être enterré. C’est l’endroit où je devrais aimer, penser et écrire.
Bien sûr je demeurerais le fils, né à New York, d’un père juif français et d’une mère juive italienne du Nord, ainsi qu’un écrivain italien se vouant à la langue italienne. Cela explique ces pages écrites dans mon anglais négligé, parce que je voulais exprimer mes sentiments sur ma condition de juif aujourd’hui dans un genre d’ « esperanto », différent de mon italien littéraire ou de mon hébreu.
En d’autres termes, je voulais exprimer des sentiments profondément personnels sur le fait qu’un juif ne peut plus exister sans sentir, penser et savoir qu’Israël est à nouveau le pays des juifs. Un juif qui vit en Italie avec un passeport italien n’est pas un exilé, il est ici par choix. Il peut n’importe quand devenir un juif israélien, ce qui peut contribuer à changer la destinée du peuple juif après 2000 ans d’exil forcé.
Je ne sais pas pourquoi mais je sens que les Israéliens survivront et prospéreront. Ils finiront pas devenir un pays du Moyen-Orient gouverné par des juifs, tout comme d’autres pays avoisinants sont gouvernés par des Arabes. Pour finir ils trouveront un moyen de vivre ensemble, dans la paix. Il ne faut pas oublier que les juifs sont un peuple du désert, qu’Abraham a quitté son foyer pour partir dans le désert. Alors pourquoi ne retournerions-nous pas à nos racines et à nos origines ? Les Arabes, les juifs et les chrétiens trouveront un « modus vivendi ». Cela prendra du temps, le sang coulera encore et il y aura même des guerres, mais nous survivrons.
Nous devrions être très fiers, en tant que juifs, d’avoir un pays à nous, et donc nous devrions le soutenir et rester unis. C’est toujours une erreur de souligner les différences. Nous devons respecter les différentes traditions accumulées dans les pays de la diaspora, les considérer comme un héritage et une diversité culturels. Nous ne devons pas rejeter ces différences mais les célébrer.
Écoute oh Israël, ceci est la voie ! Mais comment nous y engager quand nous sommes chargés de lourdes responsabilités et de différents projets dans d’autres pays. On dit que les juifs sont intelligents, qu’ils ont produit de grands érudits, des philosophes, des écrivains, des poètes, des juristes, des politiciens et des rabbins. Je sais que c’est difficile, mais il faut travailler ensemble à trouver un moyen d’être unis en tant que juifs, dans la fierté et le courage. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’antisémitisme soit totalement éradiqué. Nous avons une formidable opportunité de devenir comme les autres, avec notre religion et nos propres traditions. Et n’oublions pas de le faire en tant qu’Israéliens, parce qu’Israël est à nouveau le pays des juifs. Dieu merci.
 

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