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Parachat Toldot. Chabbat 4 Kislev 5770 - samedi 21 novembre 2009

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TOLEDOTH

Le ‘’Tsibour’’  La communauté

 

Le Talmud enseigne : « Ce qui ne peut être réalisé par la personne elle-même, peut être effectué par l’entremise de son messager » (Makoth 10b).

Cet enseignement énoncé par nos Sages du Talmud est corroboré dans nombre de récits rapportés dans la Thora. Ainsi, l’histoire du patriarche Avraham nous fournit deux exemples.

Avraham désireux d’acquérir une sépulture pour son épouse Sarah, dans le caveau de Makhpela, s’adresse au propriétaire de celui-ci, en faisant appel aux enfants de Heth. Avraham est convaincu de la sorte, d’amadouer le vendeur et de pouvoir prendre possession de ces lieux.

De même, soucieux de trouver pour son fils Isaac une épouse issue de sa propre famille, Avraham mande son serviteur fidèle Eliézer, lui fait prêter serment et lui confie de se mettre en quête de la future épouse, en allant à Haran.

On retrouve une conduite analogue chez Yossef Ha Tsadik. Celui-ci confie à son intendant, la mission de solliciter du pharaon, l’autorisation d’emporter la sépulture de son père Yaacov, d’Egypte, pour l’inhumer en terre de Canaan dans le caveau de Makhpela.

Ce qui justifie cette démarche, c’est la nature inhérente à l’être humain.

En effet, lorsqu’une personne charge un messager d’être son porte-parole, il lui signifie par là qu’il a toute confiance en lui et qu’il est son représentant personnel.

La confiance et l’importance accordées au messager le portent au même niveau que celui qui l’a mandaté. Aussi, il sera plus difficile à la personne sollicitée par son entremise d’opposer un refus à la fois à lui-même et à la personne qu’il représente.

C’est pourquoi, on peut davantage espérer voir sa demande aboutir et être agréée par l’entremise d’une tierce personne, que par soi-même.

Cette réflexion nous permet de comprendre ce récit rapporté dans le Talmud (Berakhoth 34b) : « Rav Hanina est allé étudier la Thora auprès de Rav Yohanan ben Zaccaï. Il advint que le fils de ce dernier tomba malade. Il manda son disciple Rav Hanina de prier l’Eternel d’accorder la guérison à son fils. Rav Hanina adressa une fervente prière à l’Eternel au nom de Rav Yohanan ben Zaccaï, et fut agréé. Suite à cela, Rav Yohanan ben Zaccaï fit la réflexion suivante: Si c’était moi-même qui avait sollicité l’Eternel, ma prière n’aurait pas eu autant d’impact et un si prompt effet pour la guérison de mon fils.

Comme dit l’Ecclésiaste (IV – 9)

« Il vaut mieux être à deux que seul… »

C’est dans cet ordre de pensée que nos Sages accordent une plus grande valeur à la prière en communauté, car comme l’enseigne le Talmud : »D… agrée la prière de la communauté quand bien même il se trouve en leur sein des personnes qui n’ont nul mérite » (Berakhoth 8a)

Il est à remarquer que le mot hébra¨que qui désigne l’Assemblée « Tsibour » contient dans les lettres qui le composent l’abréviation de « Tsadikim », les Justes,

« Binouniyim » les moyens, et les « rechaïm » les impies.

Ainsi, l’union de tous favorise la sollicitude à l’Eternel qui agrée la prière du « Tsibour ».

 

La Haftara de Toldot est Malachie 1.1 - 2.7 -

 

C'est aussi le 4ème jour de Roch Hodech

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