Le 2e Rassemblement oecuménique européen à Graz en Autriche a choisi le thème : "La réconciliation, don de Dieu et source de vie nouvelle". Celle-ci se pose tant au niveau des individus qu'à l'échelle des peuples.
Nous pensons que la réconciliation des peuples palestinien et israélien, en conflit depuis cinquante ans, passe par le respect réciproque de la dignité de l'autre et le respect du droit international par chacun d'entre eux, dans un esprit de justice et d'équité.
Dans ce conflit, "Jérusalem occupe" une place centrale" - comme l'exprimait à la Pentecôte 1990, le patriarche latin, Mgr Michel Sabbah - "en vertu de sa signification et de son importance symbolique pour les trois religions monothéistes, musulmane, juive et chrétienne".
Le Conseil de sécurité des Nations Unies, pour sa part, a, le 20 août 1980, adopté une résolution - toujours reprise depuis lors - dans laquelle il condamnait dans les termes les plus énergiques l'adoption par Israèl, le 30 juillet précédent, de la "Loi fondamentale" déclarant que "Jérusalem unifiée était pour toujours la capitale d'Israël".
Jérusalem est la clé d'une paix durable en Terre sainte : elle doit devenir le symbole de la coexistence des deux peuples, le lieu par excellence de leur coopération et de leur vivre ensemble.
Avec des centaines de personnalités israéliennes et palestiniennes, nous affirmons qu'elle "doit être la capitale des deux États qui doivent vivre côte à côte dans ce pays : Jérusalem-Ouest, la capitale de l'État d'Israël, et Jérusalem-Est, la capitale de l'État de Palestine".
Nous pensons par ailleurs que, comme le recommande le Saint-Siège, il faut permettre un libre accès aux Lieux saints des trois religions, internationalement garanti, de telle sorte qu'aucune des parties ne puisse le remettre en cause.
Se taire plus longtemps en ces moments de très grave crise au
Proche-Orient, menaçant la paix, nous paraîtrait une démission
collective."