Faut-il privilégier le particularisme?

Le Festival de la Culture Sépharade apporte à ce sujet une réponse riche d'enseignements ainsi qu'une confirmation.

A savoir que toute démarche, tout éveil, toute mise en valeur des multiples aspects d'une culture bien déterminée, débouche sur l'universalisme et l'enrichit prodigieusement.

C'est ce que les organisateurs d'abord, puis les participants ensuite ont bien compris.- Et c'est pourquoi chacun a pu donner libre cours à l'immense satisfaction recueillie au détour d'une phrase, à l'évocation d'un souvenir, au rappel d'une tradition enfouie dans la mémoire…

Dans ce registre les chants ont fait merveille ainsi que l'exposition de cartes postales, mais c'est aussi l'art culinaire, sans oublier le tournoi de shesh-besh.

Les exposés, les tables rondes animées par de nombreux intervenants ont tenu toutes leurs promesses. Citons, par exemple, celle consacrée à la presse et à la littérature. Les auditeurs ont pu apprécier, concentrés sur le même plateau, des représentants de la presse sépharade de Turquie, d'Israël, de France et de Belgique. Ils ont ainsi eu le privilège, dans un espace de temps et de lieu réduits, de pouvoir réaliser une synthèse des préoccupations, des difficultés rencontrées par chacun. Mais aussi de se rendre compte de cette volonté irrépressible qui les animait tous aux quatre coins du monde, de replonger au source du sépharadisme et d'en faire bénéficier un public de plus en plus large. Dans la plus noble tradition de notre peuple qui demeure incontestablement celui du Livre, celui de l'écriture.

L'ensemble du Festival fut ainsi fait d'une somme de moments privilégiés, de moments de bonheur intense qui conduisit tout naturellement, dès sa clôture, à se promettre que l'on recommencera.

 
Lazard Pérez
 

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