Le coin de Malka

Fin 1997, c'est l'heure du bilan. Une fin d'année heureusement agréable: elle nous donne l'occasion de fêter différents couples amis qui ont pu célébrer, les uns, leurs noces d'or - 50 ans de mariage:

M. et Mme Rahamin Palombo, de Jodotville.

M. et Mme Jacques et Sarah Alhadeff, connus à Kamina, avant qu'ils ne viennent s'installer à Elisabethville.

Les autres, leurs noces de diamant - 60 ans de mariage:

M. et Mme Léon Hazan, grand commerçant d'Elisabethville. On ne peut oublier le grand magazin Soco.

Nous avons le plaisir d'adresser nos plus sincères félicitations et meilleurs v?ux: "Para mountchous i buenous" à ses charmants couples que nous connaissons de longue date, je dirai, peut-être pour certains, depuis leur mariage.

Après avoir été opéré, M. Albert Mergian nous a invités en août à la synagogue pour un service d'actions de grâce à l'Eternel, pour sa prompte et complète guérison. Comme Moïse Capelluto avait aussi été hospitalisé, le Grand Rabbin Chalom Benizri a eu la bonne idée de les bénir ensemble. Nous étions émus de les voir tous les deux sous le même talet. Ce jour-là, Mme Esther Mizrahi a annoncé l'anniversaire des 50 ans de mariage de Jacques et Sarah Alhadeff. De fil en aiguille, nous avons appris qu'également M. et Mme R. Palombo le célébraient ainsi que M. et Mme A. Mergian. Nos meilleurs v?ux de " Refoua Chelema" i "Saloud koumplida" vont à M. Albert Mergian.

Nous voici en 1998, comme cet article n'a pu être inséré dans le numéro précédent, j'ai eu le plaisir d'ajouter que mes parents, le Grand Rabbin Moïse Lévy et Felicia Piha ont également fêté leur 60ème anniversaire de mariage.

Comme ils se remémoraient leur mariage, nos parents nous ont parlé de Mme Amélie Capelluto (l'épouse d'Elie, il doulger). Nous nous sommes informés à son sujet au Cap et avons été saisis d'apprendre qu'elle était décédée l'année passée. Toutes nos excuses et nos pensées les plus émues vont à Moïse, Rapha et leur jeune s?ur. Nous espérons qu'ils comprendront notre silence. Nous le regrettons bien vivement.

Kippour est à peine célébré: "Gmar Hatima Tova!" - Inskritous in livrou de vida! Nous nous préparions à la fête de Souccot, quand on nous a annonçé les décès de Moïse Capelluto et Mme Judith Codron. Les débuts de 5758 étaient bien affligeants: nous avions encore à déplorer deux décès dans notre communauté, deux personnes bien connues à Rhodes, au Congo, en Afrique du Sud, à Bruxelles,? M.A. Mergian a prononcé aux funérailles un discours qui dit bien la personnalité de M.Moïse Capelluto. Nous n'entendrons plus cette voix dire, le jour anniversaire de la déportation, la liste des noms de toutes les familles décimées, voire disparues.

Comme nous étions avec Moussani, un des trois fils Codron, nous avons immédiatement appris le décès de Mme Judith qui nous a fort touchés. Nous savions que sa santé déclinaient doucement. Sa flamme de vie s'éteignaient lentement. Comme elle a toujours été discrète, elle est partie a petit pas, sin dar atagantou et surtout sans bruit. Elle a conservé tous ses esprits jusqu'à son dernier sommeil. En partant le surlendemain de Kippour, il est évident qu'elle partait comme une sainte, mais en partant une veille de fête, elle laissait sous -entendre: "ki nou mi yourech!" Pas de mildadou, pas de sieti, pas de mez, rien qu'un Kadich. Elle est partie comblée! De ses sept enfants, elle a eu 24 petits enfants, 32 et bientôt 34 arrière-petits enfants. Elle n'avait que de bonnes paroles pour tout le monde, jamais un mot d'impatience, jamais un "ah", un soupir, une plainte. Elle eacute;tait satisfaite de tout. Elle avait une mémoire étonnante pour envoyer à chacun des v?ux d'anniversaire et de nouvel an.

Bien chère Madame Judith, bien chère Koushuegra!

La dernière fois que vous êtes venues venue à Bruxelles, vous crochetiez des bolsikas pour des têtes d'ail. J'ai tenu à en avoir une aussi. Je la garde précieusement. Je la vois tous les jours et j'ai une pensée pour vous. Ma il ilou si sta dizaziendosi! Il est vrai que vous êtes partie comblée, arta di todou! Vous aviez une famille qui vous a toujours fort entourée, qui avait le souci de vous satisfaire. Becky, votre bouhora, vous a gardée chez vous et veillée jusqu'à votre dernier soupir.

Dès le décès de M. Salvator (Z.L.), Sadoc, l'ijou bouhor, et Viviane vous ont prise chez eux, avec Mme Stella Abuisak à Salisbury. La situation les a poussés à vous installer dans deux appartements contigus, à Cape Town. Ainsi, nous pouvions vous voir ensemble en toutes circonstances. Après tant d'années de vie, je dirais, presque commune, vous vous attachiez l'une à l'autre, comme un couple qui vieillit ensemble. Nous étions loin de nous douter qu'une fois l'une partie, l'autre la suivrait aussi vite dans la tombe. En partant, vous laissez toutes deux un très grand vide dans la famille et la communauté de Cape Town. Vos enfants vous ont donné tout ce qu'ils ont pu vous donner comme trésor d'affection et pourtant ils restent avec un petit goût amer: le regret de n'avoir pu, à deux mois près, fêter vos nonante ans, komou buena madre!.

Il y a à Lubumbashi, à Cape Town, à Bruxelles, de plus en plus de lieux où nous posons nos regards avec une pensée pour ceux qui ont vécu là et qui ne sont plus?

Ki riposin in pas. Aux familles endeuillées, Capelutto et Codron vont nos plus sincères condoléances.

En toute dernière minute, nous apprenons le décès de M. Marco Malki, le jeune frère de Judith et Sarah, nos amies d'enfance. C'était un bon élève, qui promettait et qui avait tout pour réussir. Il a fait la fierté de son père, il chastri, quand il a obtenu le diplôme d'architecte. Mais un jour, il mazal si aboulto? Pourquoi? Je crois pouvoir tout simplement dire ki ya diskanso! Nous prions Sarah, Judith et leur famille de trouver ici l'expression de notre plus vive sympathie et de nos condoléances les plus émues.

 
 

Malka Levy

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