L'olive : plus que tout autre fruit, l'olive est le symbole de cette continuité. L'écorce noueuse des anciens oliviers des collines en terrasse d'Israël semble imprégnée d'une sagesse accumulée par le spectacle de plusieurs siècles d'histoire. Dans l'antiquité, l'huile d'olive était utilisée pour la cuisine, l'éclairage, ainsi que comme savon et comme lotion pour la peau. Aujourd'hui, l'olive demeure une nourriture populaire et son huile dorée est une denrée appréciée.
En outre, l'huile d'olive est devenue plus populaire depuis qu'on a découvert qu'elle abaissait le taux de cholestérol. Le bois d'olivier, avec ses grains noirs lumineux, est utilisé pour la fabrication de petits objets décoratifs, tandis que la branche d'olivier demeure le symbole de la paix.
La vigne : Pendant la chaleur brûlante de la fin de l'été,
les vignobles chargés de grappes confèrent au pays une note
bienvenue d'un vert intense. Le vin a toujours fait partie intégrante
des rites du judaïsme, par exemple dans le
"kiddoush", la bénédiction prononcée le Chabat et les jours de fête.
Dans l'antiquité, le raisin était aussi utilisé comme un assaisonnement et dans les vinaigres. Aujourd'hui, le vin est une industrie importante et, au cours de la dernière décennie, les vins cacher de qualité sont devenus fort répandus avec près d'une centaine de caves qui ont été créées. En outre, comme le raisin, particulièrement le noir, est riche en fer, il est recommandé pour prévenir les maladies cardiaques. Farcies avec de la viande et du riz, les feuilles de vigne constituent un plat populaire.
Le blé : Avec un hiver frais et humide suivi d'un printemps
sec, le climat d'Israël est idéal pour la culture du blé.
Aujourd'hui, le nord du Néguev est le grenier à blé
d'Israël. En hiver, les champs autour de Kiryat Gat prennent une teinte
d'un vert profond, virant à l'or à la fin du printemps avant
que la récolte ne commence pendant la fête de Chavouot. A
l'époque biblique, comme aujourd'hui, le pain constituait la base
du régime alimentaire.
Le supermarché israélien moderne regorge d'un choix de pains de tradition locale comme la halla et la pita, ainsi que de produits importés comme la baguette et la banale miche en tranches.
L'orge : A l'époque biblique, l'orge - consommée
en bouillies et en gâteaux - était la nourriture de base du
pauvre. Le bétail était également nourri d'orge. Aujourd'hui,
cette céréale est devenue un ingrédient culinaire
marginal utilisé dans les soupes et les ragoûts. C'est dans
la fabrication de la bière, vendue localement en bouteilles et en
canettes et servies au tonneau dans les pubs, que l'orge est aujourd'hui
le plus fréquemment utilisée en Israël.
La figue : Le figuier - dont les feuilles si caractéristiques
servirent de vêtements à Adam et Eve - est omniprésent
dans le paysage israélien. A l'époque biblique, outre son
utilisation pour fabriquer du miel et de l'alcool, la figue était
consommée fraîche ou comme un condiment. La figue elle-même,
mûre au milieu de l'été, est aujourd'hui un mets de
prix. Elle est, en fait, plus savoureuse, consommée directement
de l'arbre, en fin d'après-midi, après avoir été
naturellement dorée par le soleil. Les figues sèches recouvertes
de sucre sont également une denrée populaire.
La datte : Les palmiers-dattiers ne se trouvent que dans la vallée intérieure la plus chaude. A l'époque biblique, ils poussaient dans la vallée du Jourdain, mais avec les techniques d'irrigation modernes, ils ont également pris racine près de la mer Morte et plus au sud, dans la Arava. Aux temps bibliques, les dattes étaient transformées en miel, et nombreux sont ceux qui estiment que le "pays ruisselant de lait et de miel" fait, en réalité, allusion au miel de datte.
Aujourd'hui, les dattes sont une friandise populaire consommée
avant ou après les repas et elles atteignent de bons prix à
l'exportation en Europe.
La grenade : Les grenadiers règnent dans les jardins israéliens. Avec ses feuilles d'un vert profond et ses fleurs rouges, l'arbre est chargé de fruits pour Rosh Hashannah (le nouvel an). Les fruits rouges rebondis sont souvent cueillis pour décorer la soucca pendant la fête de Souccot (Cabanes).
A l'époque biblique, le grenadier était employé
pour fabriquer du vin, servait d'assaisonnement et de teinture. Il était
alors également apprécié pour ses qualités
esthétiques, notamment la couronne près de la tige. Selon
la tradition, la grenade compterait 613 grains représentant les
613 commandements de la Torah (les cinq livres de Moïse). Aujourd'hui,
peu utilisée au cours de l'année, la grenade est traditionnellement
consommée le jour du nouvel an et, occasionnellement, pour parfumer
un plat.