Les Sidrot de juillet et d'août

C habbat Houkat : 4 juillet 1998

La Sidra de ce Chabbat s'ouvre par les prescriptions relatives au rituel de la « vache rousse », destinées, par l'aspersion des cendres de cet animal, à la purification symbolique du peuple. Le peuple se trouvant à présent à Kadesh, nous apprenons alors le décès de Myriam, puis d'A'aron. L'eau manque dans le désert, et c'est à présent à Moïse de faire jaillir l'eau du rocher. Pourtant, alors qu'il aurait du 'parler' au rocher pour que les sources jaillissent, Moïse 'frappe' le roc à deux reprises. Si l'eau sort en effet, Moïse sera tout de même puni pour son inattention, et ne sera pas autorisé à traverser le Jourdain pour se rendre en Terre Promise.

Questions à méditer… En quoi frapper le rocher peut-il être considéré comme une faute ? Quelle en est la symbolique ? Le peuple peut-il être pardonné collectivement par le rituel de la vache rousse ?


C habbat Balak : 11 juillet 1998

Alors qu'Israël campe face aux plaines de Moab, le roi de Moab, dénommé Balak, prend peur de la présence de ce peuple. Il fait donc appel à Bala'am le prophète, pour que celui-ci maudisse Moïse et les siens. Cependant, alors que Bala'am s'apprête à déverser ses paroles de malédiction, ce sont de mots de bénédictions qui sortent de sa bouche. L'Eternel transforme la malédiction en bénédiction. Pendant de longs mois, Israël campe à proximité de Moab, jusqu'au jour où les filles de Moab viennent inciter les Hébreux à la débauche et à l'idolâtrie. Le scandale atteint son comble lorsqu'un certain Zimri fait venir une Moabite sous sa tente. Pinhas, le petit fils d'A'aron, prenant la justice entre ses mains, tue les deux coupables.

Questions à méditer… Pinhas venge le crime de Zimri. Son action est-elle justifiée par la loi juive ? Quelle sont les conséquences d'actions de ce genre, où chacun prend la justice dans ses propres mains ?


C habbat Pinhas : 18 juillet 1998

Suite à l'action vengeresse de Pinhas, Dieu ordonne un nouveau recensement du peuple d'Israël. Sont exclus de ce « calcul » tous ceux qui se sont révoltés dans le désert, car eux, nous dit le texte, n'auront pas le droit de « voir le pays ». Sur la base de ce recensement, Josué, qui devient officiellement le successeur de Moïse, se devra de répartir les terre de Cana'an entre les différentes tribus et familles. Enfin, la Sidra se termine par l'ordonnance relative aux sacrifices du Chabbat et des fêtes.

Questions à méditer… Pourquoi ceux qui se sont révoltés dans le désert n'ont-ils pas le droit de voir la terre promise ? Quel mérite a Josué pour devenir le successeur de Moïse ?


C habbat Mattot-Massé : 25 juillet 1998

Ces derniers chapitres du livre des Nombres débutent par les ordonnances relatives aux voeux qu'un individu peut prononcer. Le texte continue alors en décrivant l'épisode sanglant de la guerre des Israélites contre les Madianites, dont les femmes avaient malheureusement réussi à entraîner de nombreux jeunes dans la perversion. Une fois cette lutte terminée, et alors que le peuple se trouve face au Jourdain, les tribus de Gad et de Ruben demandent à Moïse le droit de s'installer sur la rive est du fleuve, renonçant ainsi à la Terre Promise.

Questions à méditer… Pourquoi les tribus de Gad et Ruben refusent-elles de prendre possession de la terre promise ? Quelle est la symbolique de ces deux tribus qui restent en dehors de la Terre d'Israël ?


C habbat Devarim ; Chabbat Hazon : 1 août 1998

La Sidra 'Devarim' introduit le cinquième et dernier livre de la Tora. Alors que les enfants d'Israël se trouvent face au Jourdain, prêts à prendre possession de la terre promise, Moïse s'adresse au peuple une ddernière fois. Sachant que le privilège de pénétrer dans la terre de Cana'an ne lui a pas été accordé, Moïse reprend, pas à pas, toutes les étapes de la longue traversée du désert, mettant en garde le peuple contre les tentations idolâtres et l'abandon des lois de la Tora, qui risqueraient d'amener sur eux la colère de Dieu.

Questions à méditer… Quelle est la faute que Moïse a commise et qui justifie son interdiction de rentrer sur la terre d'Israël ? Si le livre du Deutéronome est une « répétition » de la Tora, quel en est son sens ?


C habbat Vaethanan ; Chabbat Nahamou : 8 août 1998

Poursuivant le rappel des événements du désert, Moïse, une nouvelle fois, exhorte le peuple à rester fidèle à l'Eternel et à Sa loi. A cette occasion, Moïse, fait revivre aux enfants d'Israël les moments magnifiques du don de la Torah sur le mont Sinaï. Dans ce contexte, nous trouvons dans cette Sidra, la seconde version des dix commandements. Enfin, la Paracha se termine par l'ordre qui est donné au peuple de ne tolérer aucune trace d'idolâtrie dans le pays d'Israël, qu'ils s'apprêtent à présent à conquérir.

Questions à méditer… Quelles sont les différences entre les deux versions des dix commandements ? (voir le texte de cette Sidra ainsi que le chapitre 20 du livre de l'Exode) Pourquoi l'idolâtrie est-elle considérée comme le crime le plus absolu que l'on puisse commettre ?


C habbat Ekev : 15 août 1998

Moïse, faisant à plusieurs reprises référence aux événements passés de la vie des enfants d'Israël dans le désert, explique à présent au peuple, que leur bonheur et leur bien-être futurs ne dépendent que de leur observance aux lois de la Torah. Ainsi, c'est dans cette Paracha que nous trouvons le texte du second chapitre du 'Chema', mettant l'accent sur les bénédictions multiples dont jouiront ceux qui restent fidèles à Dieu.

Questions à méditer… Comment comprendre cette Sidra qui met clairement l'accent sur les récompenses et les punitions liées au respect ou, au contraire, au rejet des lois de la Tora, alors que nos expériences personnelles et l'histoire du peuple juif nous prouvent souvent que le malheur frappe aussi ceux qui s'inscrivent dans ce respect de la Tora ?


C habbat Reéh : 22 août 1998

Le texte de cette Sidra s'ouvre par le célèbre verset, « Voyez, je vous propose en ce jour, d'une part, la bénédiction, la malédiction de l'autre ». Un verset, qui met très clairement l'accent sur la notion de libre arbitre et de choix. C'est à nous de décider de nos actions, de notre obéissance ou de notre désobéissance à la loi, de la bénédiction ou de la malédiction. Vient ensuite le rappel des premières prescriptions relatives à l'installation des enfants d'Israël sur la Terre Promise. Enfin, après l'énoncé de quelques lois sur les animaux purs et impurs, sur la dîme, l'année Chabbatique et les esclaves, la Paracha se termine par l'ordre qui nous est donné d'observer les trois fêtes de pèlerinage.

Questions à méditer… Pourquoi la notion de liberté est-elle fondamentale dans la tradition juive ? Avons-nous toujours la liberté de choisir entre le bien et le mal, la vie et la mort comme l'affirme le texte ?


C habbat Choftim : 29 août 1998

La Sidra de ce Chabbat traite des problèmes administratifs liés à l'organisation de la vie communautaire. L'administration du peuple sera basée sur une justice strictement établie, munie de pouvoirs législatifs et exécutifs. Puis, le texte de la Tora s'intéresse à la constitution des autorités du pays, notamment aux rôles du roi, du tribunal et du grand prêtre. Enfin, nous trouvons quelques prescriptions relatives au fonctionnement du service militaire et aux exemptions dont certains peuvent bénéficier.

Questions à méditer… Comment se conçoit le rôle du roi dans la société juive ? Comment le roi, le prophète et le grand prêtre se partagent-ils les pouvoirs ?

Retour au sommaire


- Copyright © 1998: Moïse Rahmani <mrahmani.ise@skynet.be>