Léekh bechalom, Haver

Chère Famille, Chers Amis,

C'est avec une vive émotion, que nous nous inclinons devant le Juge Suprême qui a voulu rappeler à lui, notre bien aimé et très cher Albert Mergian, Abraham Ben Itshak.

C'est une amère réalité pour son épouse, ses enfants, ses petits-enfants et les très nombreux amis qui l'entourent avec tant d'amour et d'amitié.

Aujourd'hui la Communauté Sépharade lui rend un ultime témoignage, de respect et d'affection.

Nous tous lui vouons un hommage digne de sa personnalité si attachante et si noble.

Très cher Alberto, tu as été tout, tout pour ton épouse, tes enfants, petits-enfants et famille, mais tu le fus également pour tous ceux qui ont eu le bonheur et la joie de te connaître et d'apprécier grandement tes qualités de générosité de cœur, de droiture et de tendresse.

Toujours la main tendue, le coeur ouvert, tu as comblé de bonheur et d'amour ton épouse, Oretta et ta belle-mère de mémoire bénie. Pour tous, tu étais un phare éclairant.

Aussi, avec quel amour et quel dévouement infini, as-tu été entouré. Ton épouse t'a prodigué les soins les plus affectueux avec une immense attention et une totale abnégation.

Tes enfants et petits-enfants sont exemplaires. Ils étaient là, tous, près de celui qui fait leur fierté et qui représente pour eux la référence de la bonté, de la joie et de la piété.

Dans le bulletin de la Communauté Sépharade, c'est toi qui porte le titre de la rubrique "Explique-moi, grand- père". A ce titre, tu as exposé les enseignements de notre foi avec la douceur et la simplicité qui te caractérise.

Ta présence à la synagogue était toujours remarquée, tant tu y as apporté la sympathie, la chaleur humaine, le dévouement et surtout, le souci de maintenir et donner encore plus de vie aux traditions importées de la maison natale, des tes maîtres que tu vénérais tant.

C'est ainsi qu'à peine remis de ta maladie, tu célébrais la joie de cette rémission pour rendre grâce à l'Eternel et ce entouré de ta famille et de tes nombreux amis.

Mon très cher Alberto, à l'instar des autres rabbins, tel que le Grand Rabbin Moïse Lévy, qui ont bénéficié de ton aide et de ton soutien, j'ai aussi eu le bonheur et le privilège, de compter sur ta sincère et profonde amitié.

Tu as été mon compagnon de route, durant de nombreuses années, par monts et par vaux, c'est avec empressement que tu m'accompagnais, pour accomplir une mitsva.

Combien de fois, tu m'attendais patiemment, sous la pluie et le froid, pour aller rendre visite à des personnes endeuillées, à faire la prière pour une mitsva et pour une autre et sans jamais dire un mot sinon de me répéter: "Toujours à ton service, Rabbi" Tu fus mon co-équipier, mon confident.

Mon très cher Alberto, tu resteras toujours une figure présente dans mon existence, dans ma mémoire et dans la mémoire collective de notre Communauté car ici et là, on retrouve les empreintes de ta gentillesse et de ta bonté.

De Lubumbashi à Bruxelles, tu as été le veilleur, veilleur pour les synagogues, veilleur pour les cimetières.

En ta qualité de Vice-Président/Administrateur en charge du Culte au sein de notre Communauté, tu as apporté les talents de l'homme sensible, l'homme de foi avec un dévouement inlassable au prix de grands efforts, par moment sur une chaise roulante, pour servir ta Communauté. Ton altruisme était à toute épreuve.

Ton expression favorite fut toujours comme un leitmotiv "Yih'yé Tov - Il n'adviendra que le bien". C'est le bien que l'on emporte avec soi, c'est vrai, c'est là ton partage, c'est là ton lot dans ton passage, ici bas.

Tov ché mi ché men tov - un bon renom est préférable à l'huile parfumée.

En cette période de l'année hébraïque, appelée "Ben Hamétsarim" entre le 17 Tamouz et le 9 Av, le peuple juif observe une forme de deuil en souvenir de la désolation de Jérusalem et la destruction du temple et de l'exil du peuple juif. A cela, vient s'ajouter aujourd'hui, ton départ.

Léekh béchalom, haver - Va en paix, ami.

Rabbin Chalom Benizri
Grand Rabbin de la Communauté Sépharade de Bruxelles

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