Judaisme


Aux éditions Messer

La Loi juive à l'aube du

XXIème siècle

Ouvrage collectif sous la direction de Rivon Krygier

Tandis qu'un discours officiel se veut rassurant sur le devenir de la communauté juive de France, de nombreux intellectuels tentent de cerner le malaise de tous ceux qui éprouvent un déchirement : d'un côté, comme une véritable renaissance, éclôt en eux un regain d'intérêt pour tout ce qui touche le patrimoine culturel et religieux de l'identité juive. De l'autre, cet élan se heurte à un langage aux accents obscurantistes, rigides et sectaires de la part de certaines autorités religieuses, apparaissant comme les seuls détenteurs authentiques de la tradition. Se pose alors la question cruciale : quel judaïsme vivre et surtout transmettre à la nouvelle génération pour que le f1ambeau ne s'éteigne pas ?

Rivon Krygier, rabbin de la première communauté massoreti (conservative) à Paris, a écrit et rassemblé divers articles dont l'actualité et l'originalité ne pourront passer inaperçues. Un matériau inattendu y est révélé avec force, ébranlant certaines idées préconçues qui confinaient la loi juive dans une conception figée et mythifiée. Délibérément, les sujets abordés touchent aux points sensibles qui accaparent le débat communautaire : comment et sur quels critères détermine-t-on la judéité d'un enfant issu d'un mariage mixte ? Que dit vraiment la loi juive sur les conditions requises pour une conversion ? Quelle place la femme juive a-t-elle occupé dans l'histoire, la loi et la vie rituelle et qu'en faire aujourd'hui ? Doit-on encore prononcer la bénédiction " < Loué sois-Tu qui ne m'as pas fait femme?" Le lecteur découvrira avec stupeur, mais aussi avec un enthousiasme nourri d'espoir, une vérité trop longtemps occultée. Charles Mopsik l'a formulée ainsi : La fidélité à la tradition est une conquête constante et non l'imitation passive de pratiques ancestrales. L'impératif premier est de conjuguer ce que les anciens nous transmettent avec ce que nous sommes en mesure de recevoir, nous tels que nous sommes aujourd'hui et dans nos conditions d'existence sociales, culturelles et politiques locales.

 



 

Aux éditions Maurice Nadeau

Conversation à Jassy

Pierre Rachet

En 1996, Pierre Pachet se rend dans le nord de la Roumanie, dans la ville de Iasi. Ce n'est pas la première fois qu'il va dans un pays que l'expérience du communisme a écrasé, pour goûter l'atmosphère qu'on y respire, écouter les gens, se situer par rapport à cette histoire.

Cette fois-ci, les choses tournent autrement : peut-être parce que le père de Pierre Pachet était lui-même originaire de cette région de l'Europe. Le voyageur ne se satisfait pas d'essayer de comprendre ce que ses interlocuteurs ont vécu et vivent, leurs aspirations malheureuses au bonheur, à la liberté et à une existence nationale indépendante. Il veut aller plus loin et plus profond, remonter, en dessous même des malheurs engendrés par le communisme, jusqu'à l' antisémitisme, jusqu'à la xénophobie qui a été si longtemps intimement liée au nationalisme roumain. Sous la ville contemporaine de Iasi, il veut revoir la ville de Jassy, jadis riche d'une forte population juive, et le pogrom de juin 1941 tel que Malaparte l'évoque dans d'inoubliables pages de Kaputt. Au-delà de l'actuelle province roumaine de Moldavie, il se fait expliquer ce qu'est la oldavie indépendante, ce que furent la Bucovine, la Bessarabie où vivait son grand-père, la Transnistrie où tant de Juifs furent déportés. Les conversations, les lectures, les réflexions s'organisent en une enquête sur ce qui a eu lieu : en 1941, en 1943, en 1947, en 1989. Le lieu où se tiennent ces conversations, auquel elles veulent se tenir, est marqué par des frontières, des annexions, des expulsions, des violences contre les anciens voisins. La tentation y est forte, pour chacun, de rester accroché à son malheur, à son point de vue.

Pierre Pachet, né en 1937, a publié son premier livre, un essai sur la pensée politique de Baudelaire, dans Les Lettres Nouvelles, en 1976. Son Autobiographie de mon père (Autrement, 1994) a été très remarquée.

 
 


Aux éditions Albin Michel

La Terre Sainte au temps

des Kabbalistes

Gérard Nahon

 Au XVIè siècle, la Terre sainte au pouvoir des Turcs fut revivifiée par un afflux de juifs expulsés d'Espagne ( 1492) et du Portugal (1496). Ses villes et ses campagnes se repeuplèrent et bourdonnèrent d'activités nouvelles.

Deux tentatives de restauration politique et économique virent le jour, l'une à Safed avec Jacob Bérab, l'autre à Tibériade avec la senora et Joseph Nassi. Sous l'impulsion de ses kabbalistes, Safed exerça bientôt une autorité spirituelle sans partage avec la diffusion en Europe des doctrines d'Isaac Luria Ashkenazi, Ari ha-qadosh.

Directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, section des Sciences religieuses (Sorbonne), Prix Jérusalem 1995, Gérard Nahon décrit l'immigration, les métiers et la vie quotidienne, la production du Livre, les écoles et les conflits rabbiniques. Il révèle une renaissance de la terre d'Israël.

 


Aux éditions 10/18

Mendelssohn est sur le toit

Jiri Weil

 " Mendelssohn, est sur le toit, la dernière oeuvre de Jiri Weil, traite aussi des Juifs et des nazis, et la plupart des lecteurs considèrent qu'il s'agit, après Vivre avec une étoile (10118, n° 2764), de son meilleur livre. Un SS a pour ordre d'enlever parmi les statues de musiciens qui ornent le toit de l'Académie de musique de Prague celle de Mendelssohn, compositeur juif. Incapable de la reconnaître, il décide d'ôter celle qui possède le plus gros nez. Il s' avère que c'est celle de Wagner. C'est ainsi que le roman commence. "
Philip Roth
 

" Il faut lire et faire lire le Mendelssohn de Jiri Weil. Ce n'est pas seulement un témoignage poignant porté par une qualité d'écriture rare.

C'est aussi une belle leçon d'humanité au sein d'un monde qui s'en trouve trop souvent dépourvu ".

Edgar Reichmann, Le Monde
 



 

Aux éditions Biblieurope

Cocon

Une âme juive née en Chine

Rachel Chang

 Si l'intention de Rachel Chang, en écrivant «Cocon», était d'interpeller, de décontenancer le lecteur, elle aurait parfaitement réussi. Ce dernier cherche vainement, au long des pages de son ouvrage, à classer, à définir, ce qu'on lui y apprend : est-ce une biographie, un recueil de souvenirs, un message, un cours de pensée juive ? Ne sachant pas où il va, mais captivé pourtant par l'intelligence du propos et l'étrangeté de l'expérience, il avance d'un chapitre à l'autre, un peu plus instruit à chaque fois par un parcours peu commun ; sur des aspects du Judaïsme qu'il ne connaissait pas et qu'une «âme juive née en Chine» est en train de lui enseigner.

Mais l'auteur avait d'autres intentions que celle d'étonner. Elle a voulu expliquer que les déceptions, les douleurs de l'individu, face à la mesquinerie d'un groupe, familial ou social, n'ont plus d'importance quand on connaït et quand on vit le Chabbat, les Fêtes, Israël, le Hassidisme, le Machia'h. C'est pourquoi elle raconte ses problèmes passés, signe qu'elle en est sortie, que tout cela ne l'atteint plus.

Rav Pinhas PACHTER
 

 

Aux éditions Actes Sud

Chronique alicienne

Ilan Duran Cohen

Avec ses rêves de cinéaste - mais aussi pour échapper à ses doutes, à sa crise d'identité, aux pesanteurs de son appartenance à la communauté juive -, le jeune narrateur de ce roman quitte Paris et s'inscrit dans une université new-yorkaise. Quelques mois plus tard, il est rejoint par Alice, sa cadette adorée, depuis toujours sa complice, et pourtant son contraire.

New York, cité symbole de l'intégration ? Alice s'émerveille, mais son frère est sceptique...

Chronique alicienne est le roman de cette année partagée, de ce jeu de miroirs - face à une ville - entre un frère et une soeur dont les trajectoires vont douloureusement s'écarter. Avec humour, avec cynisme, Ilan Duran Cohen épingle l'Amérique, ses chimères, ses prétentions. Lucide, il met en scène les limites et les travers de la communauté juive, déjoue les illusions de l'émigration, et aborde sans pathos les thèmes de la recherche du père, de la quête d'identité et de la symbolique de l'exil - désignant toutes les ambiguïtés qui s'y attachent. Mais ce roman est aussi un hymne à l'amitié et à la tendresse que Brad, personnage emblématique de Chronique alicienne, illustre magistralement.

Ilan Duran Cohen est né en 1963 en Israël. Après une enfance à Paris, il part étudier le cinéma à New York University. Il est aujourd'hui scénariste. Chronique alicienne est son premier roman.

 

 


Aux éditions Bolhau

Bne Chet

Die österreichischen Juden

in Mittelalter

Shlomo Spitzer

 

Das österreichische Judentum im Mittelalter, von seinen Anfägen bis zu Begin des 16.Jahrhunderst, ist das Thema dieses Buches. Nach einer Einfürhung in Geschichte und Wirtschaft wird das innere Leben der Judengemeinden - und besonders das religiöse Leben - Ausfürlich behandelt.

Shlomo Spitzer, Dr. Univ. Doz. An der Universität Bar-Ilan in Israël. Lehrtägikeit für mittelalterliche Geschichte ; Forschungsscherpunkte : Geschichte der Juden in österreich, rabbinische Literatur, jüdische Riten und Bräuche im Mittelalter.

 



 

Aux éditions Jacques Grancher

Les Symboles des Rêves

dans la Bible

par Albert Soued

Les symboles de la Bible se déploient au-delà d'objets concrets, de situations tangibles ou d'êtres vivants. Ils viennent en effet se nicher dans les rêves et les visions de personnages divers et étonnants: rois, juges, prophètes, voyants appointés ou simples citoyens...

- Ce livre est essentiellement fondé sur les commentaires et les exégèses bibliques de la Tradition Juive.

- Dans les trois premiers chapitres, l'auteur s'attache à répondre à des questions liées à l'esprit prophétique et aux anges : Qu'est-ce qu'un prophète? Qu'est-ce qui différencie un prophète d'un voyant, un prophète d'un ange? Qu'est ce qu'un faux prophète? Qu'est-ce qu'un ange? Que signifie le monde intermédiaire?? Qu'est-ce qu'un rêve et qu'est-ce qu'une vision?

Ouvrage de référence pour les spécialistes comme pour le grand public, il permet d'approfondir notre réflexion sur la compréhension des rêves grâce à des repères historiques, des sources documentaires et bibliographiques.

- De la Torpeur d'Adam au Rêve furtif d'Eliphaz de Téman en passant par Les rêves de Salomon, l'auteur analyse soixante rêves et visions bibliques.

 "Assurer sa descendance et une continuité, la sauver d'elle-même et des autres et lui donner un projet, tels semblent être les objectifs des premiers rêves et visions. " Leur interprétation résulte des méthodes classiques telles que l'étymologie (origine des mots), la sémiologie (étude des signes, notamment les lettres hébraïques) et l'analogie ( rapprochements entre deux concepts).

- L'ouvrage s'adresse aux milieux juif et catholique; aux psychanalistes, aux mystiques comme aux curieux...
 

Passionné par la recherche dans la symbolique et dans les inter-relations entre le secret et le sacré, Albert SOUED poursuit ses "investigations" bibliques notamment à travers la Qabbalah (doctrine juive ésotérique sur Dieu et l'Univers, selon laquelle le texte de la Bible contient un sens caché, en dehors du sens direct). Cet ouvrage constitue la suite nécessaire à son premier livre "Les Symboles dans la Bible".

 


Les voix de la mémoire

Dirigé par Elie Carasso

Disponible chez Elie Carasso

Enclos Vert, avenue Guynemer

13150 Trascon / France

Voici la mi-avril. Je n'ai pas vu passer le temps depuis la mort de ma mère Daisy Nahmias, épouse Jacques Carasso, le 9 décembre 1996 Elle était âgée de 82 ans.

J'ai écrit à cent cinquante de mes lecteurs qui m' avaient fait le plaisir et l'honneur de me faire part de leurs impressions par courrier à propos de "L'Echelle de Jacob". Je leur ai propos, une "Echelle de Jacob II, Les Voix de la Mémoire" avec leurs lettres à moi adressées, leurs témoignages, leurs souvenirs, leurs études historiques, poèmes en judéo-espagnol et en français, articles, pour rendre hommage à ma mère et aux Saloniciens disparus et ainsi, donner à entendre, les choeurs des voix de Salonique et des Juifs ottomans qui peut s'exprimer vivant dans la sauvegarde de la mémoire et de l'identité, pour peu que des esprits passionnés se placent délibérément hors des circuits de grande distribution qui jugent de tels sujets peu rentables.

J'ai travaillé durant ces quatre mois pour recueillir traduire, structurer et parfois écrire tous ces textes. Je suis très touché des réponses si nombreuses, rapides et enrichissantes, reçues parfois de personnes que je viens de connaître. La tradition juive de l'écrit et du dialogue instaurée par les rabbins durant des siècles, avec des correspondants situés à l 'autre bout du monde, se maintient ici, sous d'autres formes, culturelles.

Cette année, l'Union Européenne, a fait de Salonique la capitale culturelle de l'Europe. Force est de constater que bien peu de manifestations rappellent qu'elle fut si longtemps, de 1492 à 1919, la Jérusalem des Balkans, la "ville mère" d'Israël Face à l'amnésie continue et volontaire des autorités grecques, il nous revient de nous souvenir, de nous exprimer de faire entendre nos voix.

 


Aux éditions American

American Jewish Book 1997

Jewish Committee

The Standart, Authoritave record of events and trends in American and worls Lewish life. Communal workers, clergy, librarians, journalits, teachers, and students will welcome the Year Book as an invaluable reference tool. The general reader interested in Jewish life will find the special features and reviews stimulating, informative, and lucid.

Special summaries, analyses, report, directories, lists, tables, calendars, statistics, index. Attractively designed, the American jewish Year Book will be a welcome additionto every reference shelf and home library

 

 
Aux éditions Aubier

Juifs de Smyrne

XIXè-XXè siècle

Henri Nahum

Smyrne (aujourd'hui Izmir) fut la ville la plus représentative de la structure pluri-communautaire de l'ancien Empire ottoman. Alors que Damas et Le Caire étaient en majorité arabes, que Salonique comptait une majorité de Juifs, Smyrne accueillait des populations turque, grecque, arménienne et franque (c' est à dire, des Latins occidentaux souvent installés depuis longtemps).

L'influence économique et culturelle de l'Europe s'y fit très tôt remarquer: dès les premières années du XVIIè siècle, la ville et le port se développèrent et Smyrne devint un entrepôt international actif et prospère. A cette époque, des colonies non-musulmanes s'y établissent . Grecs, Arméniens mais aussi Vénitiens, Français, Anglais, Hollandais. En 1700, Smyrne a déjà l'allure d'une ville semi-coloniale qui sera la sienne jusqu'au XXe siècle.

La communauté juive, quant à elle, se forma dès le XVIe siècle, à partir notamment d'une immigration venue de la péninsule ibérique.

L'étude de cette communauté présente un intérêt particulier : soumise jusqu'à la Première Guerre mondiale à diverses influences, souvent opposées, elle devait rester, à partir des années 20 - et malgré l'émigration - la seule des communautés non-musulmanes d'Izmir.

Henri Nahum montre comment les Juifs de Smyrne, après une période de stagnation, furent stimulés par les apports européens, en particulier par l'Alliance Israélite Universelle qui, au moyen d'un système scolaire et culturel complexe, fit entrer la communauté dans le monde moderne. D'autres tentations, peu après, se faisaient jour : le sionisme et l'émigration. De son côté, la jeune République turque ambitionnait d'intégrer complètement les Juifs, dans un Etat laïque et nationaliste. Les difficultés et finalement l'échec de cette intégration conduisent à une réflexion sur la place d'une communauté minoritaire dans un Etat-nation homogène.

 
Henri Nahum, professeur émérite à la faculté de médecine de Paris, retrace ici, de façon vivante et détaillée, les tribulations et les luttes d'une communauté qui, longtemps repliée sur elle-même, s'ouvrit au monde.

 
Aux éditions PUF

Histoire des Juifs en Pologne

du XVIè siècle à nos jours

Daniel Tollet

De la fin du XVIè siècle au début de la seconde guerre mondiale, les Juifs ont représenté environ 10% de la population polonaise. A l'époque moderne, ils ont bénéficié en Pologne d'un climat de tolérance exceptionnel en Europe. Cependant, dans la Pologne partagée du XIXe siècle, la montée du nationalisme et les nouvelles données économiques ont compromis ce climat. La situation des Juifs s'est dégradée de manière irrémédiable dans la Pologne reconstituée après 1918. Outre les aspects politiques, économiques et sociaux des relations polono-juives, l'ouvrage s'efforce de mesurer l'apport culturel et artistique des Juifs à la vie de la Pologne.
 
 
 
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