Rivon Krygier, rabbin de la première communauté massoreti (conservative) à Paris, a écrit et rassemblé divers articles dont l'actualité et l'originalité ne pourront passer inaperçues. Un matériau inattendu y est révélé avec force, ébranlant certaines idées préconçues qui confinaient la loi juive dans une conception figée et mythifiée. Délibérément, les sujets abordés touchent aux points sensibles qui accaparent le débat communautaire : comment et sur quels critères détermine-t-on la judéité d'un enfant issu d'un mariage mixte ? Que dit vraiment la loi juive sur les conditions requises pour une conversion ? Quelle place la femme juive a-t-elle occupé dans l'histoire, la loi et la vie rituelle et qu'en faire aujourd'hui ? Doit-on encore prononcer la bénédiction " < Loué sois-Tu qui ne m'as pas fait femme?" Le lecteur découvrira avec stupeur, mais aussi avec un enthousiasme nourri d'espoir, une vérité trop longtemps occultée. Charles Mopsik l'a formulée ainsi : La fidélité à la tradition est une conquête constante et non l'imitation passive de pratiques ancestrales. L'impératif premier est de conjuguer ce que les anciens nous transmettent avec ce que nous sommes en mesure de recevoir, nous tels que nous sommes aujourd'hui et dans nos conditions d'existence sociales, culturelles et politiques locales.
Cette fois-ci, les choses tournent autrement : peut-être parce que le père de Pierre Pachet était lui-même originaire de cette région de l'Europe. Le voyageur ne se satisfait pas d'essayer de comprendre ce que ses interlocuteurs ont vécu et vivent, leurs aspirations malheureuses au bonheur, à la liberté et à une existence nationale indépendante. Il veut aller plus loin et plus profond, remonter, en dessous même des malheurs engendrés par le communisme, jusqu'à l' antisémitisme, jusqu'à la xénophobie qui a été si longtemps intimement liée au nationalisme roumain. Sous la ville contemporaine de Iasi, il veut revoir la ville de Jassy, jadis riche d'une forte population juive, et le pogrom de juin 1941 tel que Malaparte l'évoque dans d'inoubliables pages de Kaputt. Au-delà de l'actuelle province roumaine de Moldavie, il se fait expliquer ce qu'est la oldavie indépendante, ce que furent la Bucovine, la Bessarabie où vivait son grand-père, la Transnistrie où tant de Juifs furent déportés. Les conversations, les lectures, les réflexions s'organisent en une enquête sur ce qui a eu lieu : en 1941, en 1943, en 1947, en 1989. Le lieu où se tiennent ces conversations, auquel elles veulent se tenir, est marqué par des frontières, des annexions, des expulsions, des violences contre les anciens voisins. La tentation y est forte, pour chacun, de rester accroché à son malheur, à son point de vue.
Pierre Pachet, né en 1937, a publié son premier livre, un essai sur la pensée politique de Baudelaire, dans Les Lettres Nouvelles, en 1976. Son Autobiographie de mon père (Autrement, 1994) a été très remarquée.
Deux tentatives de restauration politique et économique virent le jour, l'une à Safed avec Jacob Bérab, l'autre à Tibériade avec la senora et Joseph Nassi. Sous l'impulsion de ses kabbalistes, Safed exerça bientôt une autorité spirituelle sans partage avec la diffusion en Europe des doctrines d'Isaac Luria Ashkenazi, Ari ha-qadosh.
Directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, section des Sciences religieuses (Sorbonne), Prix Jérusalem 1995, Gérard Nahon décrit l'immigration, les métiers et la vie quotidienne, la production du Livre, les écoles et les conflits rabbiniques. Il révèle une renaissance de la terre d'Israël.
" Il faut lire et faire lire le Mendelssohn de Jiri Weil. Ce n'est pas seulement un témoignage poignant porté par une qualité d'écriture rare.
C'est aussi une belle leçon d'humanité au sein d'un monde qui s'en trouve trop souvent dépourvu ".
Mais l'auteur avait d'autres intentions que celle d'étonner. Elle a voulu expliquer que les déceptions, les douleurs de l'individu, face à la mesquinerie d'un groupe, familial ou social, n'ont plus d'importance quand on connaït et quand on vit le Chabbat, les Fêtes, Israël, le Hassidisme, le Machia'h. C'est pourquoi elle raconte ses problèmes passés, signe qu'elle en est sortie, que tout cela ne l'atteint plus.
New York, cité symbole de l'intégration ? Alice s'émerveille, mais son frère est sceptique...
Chronique alicienne est le roman de cette année partagée, de ce jeu de miroirs - face à une ville - entre un frère et une soeur dont les trajectoires vont douloureusement s'écarter. Avec humour, avec cynisme, Ilan Duran Cohen épingle l'Amérique, ses chimères, ses prétentions. Lucide, il met en scène les limites et les travers de la communauté juive, déjoue les illusions de l'émigration, et aborde sans pathos les thèmes de la recherche du père, de la quête d'identité et de la symbolique de l'exil - désignant toutes les ambiguïtés qui s'y attachent. Mais ce roman est aussi un hymne à l'amitié et à la tendresse que Brad, personnage emblématique de Chronique alicienne, illustre magistralement.
Ilan Duran Cohen est né en 1963 en Israël. Après une enfance à Paris, il part étudier le cinéma à New York University. Il est aujourd'hui scénariste. Chronique alicienne est son premier roman.
Das österreichische Judentum im Mittelalter, von seinen Anfägen bis zu Begin des 16.Jahrhunderst, ist das Thema dieses Buches. Nach einer Einfürhung in Geschichte und Wirtschaft wird das innere Leben der Judengemeinden - und besonders das religiöse Leben - Ausfürlich behandelt.
Shlomo Spitzer, Dr. Univ. Doz. An der Universität Bar-Ilan in Israël. Lehrtägikeit für mittelalterliche Geschichte ; Forschungsscherpunkte : Geschichte der Juden in österreich, rabbinische Literatur, jüdische Riten und Bräuche im Mittelalter.
- Ce livre est essentiellement fondé sur les commentaires et les exégèses bibliques de la Tradition Juive.
- Dans les trois premiers chapitres, l'auteur s'attache à répondre à des questions liées à l'esprit prophétique et aux anges : Qu'est-ce qu'un prophète? Qu'est-ce qui différencie un prophète d'un voyant, un prophète d'un ange? Qu'est ce qu'un faux prophète? Qu'est-ce qu'un ange? Que signifie le monde intermédiaire?? Qu'est-ce qu'un rêve et qu'est-ce qu'une vision?
Ouvrage de référence pour les spécialistes comme pour le grand public, il permet d'approfondir notre réflexion sur la compréhension des rêves grâce à des repères historiques, des sources documentaires et bibliographiques.
- De la Torpeur d'Adam au Rêve furtif d'Eliphaz de Téman en passant par Les rêves de Salomon, l'auteur analyse soixante rêves et visions bibliques.
"Assurer sa descendance et une continuité, la sauver d'elle-même et des autres et lui donner un projet, tels semblent être les objectifs des premiers rêves et visions. " Leur interprétation résulte des méthodes classiques telles que l'étymologie (origine des mots), la sémiologie (étude des signes, notamment les lettres hébraïques) et l'analogie ( rapprochements entre deux concepts).
- L'ouvrage s'adresse aux milieux juif et catholique; aux psychanalistes,
aux mystiques comme aux curieux...
Passionné par la recherche dans la symbolique et dans les inter-relations entre le secret et le sacré, Albert SOUED poursuit ses "investigations" bibliques notamment à travers la Qabbalah (doctrine juive ésotérique sur Dieu et l'Univers, selon laquelle le texte de la Bible contient un sens caché, en dehors du sens direct). Cet ouvrage constitue la suite nécessaire à son premier livre "Les Symboles dans la Bible".
J'ai écrit à cent cinquante de mes lecteurs qui m' avaient fait le plaisir et l'honneur de me faire part de leurs impressions par courrier à propos de "L'Echelle de Jacob". Je leur ai propos, une "Echelle de Jacob II, Les Voix de la Mémoire" avec leurs lettres à moi adressées, leurs témoignages, leurs souvenirs, leurs études historiques, poèmes en judéo-espagnol et en français, articles, pour rendre hommage à ma mère et aux Saloniciens disparus et ainsi, donner à entendre, les choeurs des voix de Salonique et des Juifs ottomans qui peut s'exprimer vivant dans la sauvegarde de la mémoire et de l'identité, pour peu que des esprits passionnés se placent délibérément hors des circuits de grande distribution qui jugent de tels sujets peu rentables.
J'ai travaillé durant ces quatre mois pour recueillir traduire, structurer et parfois écrire tous ces textes. Je suis très touché des réponses si nombreuses, rapides et enrichissantes, reçues parfois de personnes que je viens de connaître. La tradition juive de l'écrit et du dialogue instaurée par les rabbins durant des siècles, avec des correspondants situés à l 'autre bout du monde, se maintient ici, sous d'autres formes, culturelles.
Cette année, l'Union Européenne, a fait de Salonique la capitale culturelle de l'Europe. Force est de constater que bien peu de manifestations rappellent qu'elle fut si longtemps, de 1492 à 1919, la Jérusalem des Balkans, la "ville mère" d'Israël Face à l'amnésie continue et volontaire des autorités grecques, il nous revient de nous souvenir, de nous exprimer de faire entendre nos voix.
The Standart, Authoritave record of events and trends in American and worls Lewish life. Communal workers, clergy, librarians, journalits, teachers, and students will welcome the Year Book as an invaluable reference tool. The general reader interested in Jewish life will find the special features and reviews stimulating, informative, and lucid.
Special summaries, analyses, report, directories, lists, tables, calendars, statistics, index. Attractively designed, the American jewish Year Book will be a welcome additionto every reference shelf and home library
Smyrne (aujourd'hui Izmir) fut la ville la plus représentative de la structure pluri-communautaire de l'ancien Empire ottoman. Alors que Damas et Le Caire étaient en majorité arabes, que Salonique comptait une majorité de Juifs, Smyrne accueillait des populations turque, grecque, arménienne et franque (c' est à dire, des Latins occidentaux souvent installés depuis longtemps).
L'influence économique et culturelle de l'Europe s'y fit très tôt remarquer: dès les premières années du XVIIè siècle, la ville et le port se développèrent et Smyrne devint un entrepôt international actif et prospère. A cette époque, des colonies non-musulmanes s'y établissent . Grecs, Arméniens mais aussi Vénitiens, Français, Anglais, Hollandais. En 1700, Smyrne a déjà l'allure d'une ville semi-coloniale qui sera la sienne jusqu'au XXe siècle.
La communauté juive, quant à elle, se forma dès le XVIe siècle, à partir notamment d'une immigration venue de la péninsule ibérique.
L'étude de cette communauté présente un intérêt particulier : soumise jusqu'à la Première Guerre mondiale à diverses influences, souvent opposées, elle devait rester, à partir des années 20 - et malgré l'émigration - la seule des communautés non-musulmanes d'Izmir.
Henri Nahum montre comment les Juifs de Smyrne, après une période de stagnation, furent stimulés par les apports européens, en particulier par l'Alliance Israélite Universelle qui, au moyen d'un système scolaire et culturel complexe, fit entrer la communauté dans le monde moderne. D'autres tentations, peu après, se faisaient jour : le sionisme et l'émigration. De son côté, la jeune République turque ambitionnait d'intégrer complètement les Juifs, dans un Etat laïque et nationaliste. Les difficultés et finalement l'échec de cette intégration conduisent à une réflexion sur la place d'une communauté minoritaire dans un Etat-nation homogène.
Henri Nahum, professeur émérite à
la faculté de médecine de Paris, retrace ici, de façon
vivante et détaillée, les tribulations et les luttes d'une
communauté qui, longtemps repliée sur elle-même, s'ouvrit
au monde.