Shoa


Aux éditions du Rocher

Journal du ghetto de Lodz

1939-1943

Dawid Sierakowiak

Deux mois seulement après avoir envahi la Pologne, les Nazis commencèrent à établir un ghetto à Lodz, qui comptait une communauté de trois-cent-vingt mille Juifs. Dix mille ont survécu à l'holocauste.

De 1939 jusqu'à sa mort à l'âge de 19 ans (été 1943), Dawid Sierakowiak a vécu dans le ghetto de Lodz, où, tout comme Anne Frank, il a tenu un journal décrivant la vie quotidienne des Juifs sous l'occupation nazie. Son témoignege apporte un éclairage nouveau sur une des périodes les plus atroces de la guerre. Son journal est courageux, ironique, drôle parfois et certaines pages révèlent une maturité et une conscience politique étonnantes.
 
 


Aux éditions Grasset

La Trêve

Primo Levi

 
La Trêve est le récit picaresque et authentique des tribulations extravagantes d'un groupe de rescapés des camps nazis sur les routes d'Europe centrale. A travers la confrontation de deux peuples, Primo Levi révèle les ressources merveilleuses d'hommes qui se montrèrent à la hauteur de leur destin.

 
Primo Levi est né en 1919 à Turin. Rescapé d'Auschwitz, il s'est rendu mondialement célèbre avec Si c'est un homme, témoignage sur les camps nazis. Il s'est suicidé en 1987.

La Trêve, Prix Campiello 1963, a été porté à l'écran par Francesco Rosi.
 


Aux éditions Métropolis

Les administrateurs du Reich,

La Suisse et la disparition des biens des victimes du nazisme

Beat Balzli

A l'aide d'archives suisse, allemandes et américaines, l'auteur recense les transactions portant sur l'ensemble des avoirs disparus : argent, or, bijoux, actions, assurances, etc., déposés dans les banques, les fiduciaires, les assurances et autres. En remontant aux sources, il dévoile la multiplicité des moyens utilisés pour faire disparaître les avoirs des victimes du Reich ou pour s'enrichir sur leur compte. A la lecture de ces documents, il ressort clairement que la Suisse a adhéré pleinement à ces mécanismes longtemps avant la terreur semée par la machine de mort nazie a continué la guerre finie.

 
Beat Balzli est journaliste, spécialiste des pages économiques du Sontags Zeitung. C'est son article paru le 5 mars 1995 qui déclencha le premier "l'affaire des fonds en déshérence". Cet ouvrage, fruit d'un an de recherches, lui a permis de mieux cerner les mécanismes de la disparition des biens des victimes du nazisme en Suisse.
 


Aux éditions Edisud

"Boches ici, Juifs là-bas"

Correspondance d'exilés du IIIè Reich

(1939-1942)

Marum-Lunau

 
"C'est terrible, en Allemagne on était les Juifs et ici nous sommes les Boches." Voilà ce qu'écrivait, en décembre 1939 à son mari interné près d'Aix-en-Provence, Elisabeth Marum-Lunau, en butte à des manifestations de xénophobie. Depuis 1941 elle vit à New York et présente avec Jacques Gradjonc un choix de la correspondance des siens entre août 1939 et décembre 1942, la majeure partie écrite en français.
La correspondance apporte des informations de première main sur la vie quotidienne en exil, les camps français à partir de l'automne 1939, l'émigration outre-mer, etc. Une géographie de tous les dangers et de tous les espoirs
 


Aux éditions du Cerf

Tu choisiras ta vie

Violoniste à Auschwitz

Jacques Sroumsa

On disait de Jacques Stroumsa, alors qu'il servait dans l'armée grecque: " Petit de stature, mais combatif !" C'est cette qualité, ajoutée à quelques autres - il connaît l'allemand - il est violoniste de talent et ingénieur-électricien-, qui ont permis à l'auteur de "tenir bon" durant les deux années passées dans les camps de l'enfer nazi: Birkenau, Auschwitz, Mauthausen et, enfin, Gusen II.

Jacques Stroumsa nous raconte, avec simplicité et émotion, les épreuves qu'il a endurées, sa participation en qualité de violoniste à l'orchestre du camp et son travail d'ingénieur au bureau technique de l'Union-Werke.

Le 8 mai 1945, il sera libéré par les américains et il se reconstruira une nouvelle vie.

 


Aux éditions Belin

Primo Levi

le parti pris de la clarté

Françoise Carasso

Primo Levi, né à Turin le 31 janvier 1919, mit fin à ses jours le 11 avril 1987 Il avait été déporté à Auschwitz en février 1944. De son expérience des camps témoignent des ouvrages désormais célèbres, Si c'est un homme, La Trêve ou Les Naufragés et les Rescapés. Cependant Primo Levi ne s'en teint pas au témoignage; il écrivit aussi des textes autobiographiques, des nouvelles, des récits de science-fiction et des contes philosophiques, des chroniques, des romans, des poèmes.

Le présent essai, qui envisage l'ensemble de cette oeuvre, montre combien sa diversité même constitue un des traits caractéristiques de l'humanisme de son auteur écrivain et chimiste, Primo Levi récuse la coupure artificielle entre culture scientifique et culture littéraire. Donner forme à l'informe, substituer l'ordre au chaos, la clarté à l'obscurité, telles sont, pour lui, les tâches communes à l'écrivain et au scientifique. Cet homme qui a connu l'"éclipse de la parole", ce témoin chargé de la mission de transmettre, ce chimiste qui privilégie une écriture précise et compacte, érige en règle la transparence du langage, ce que Françoise Carasso appelle si justement le " parti pris de la clarté", exigence à la fois esthétique, éthique et politique.

Confrontée tout au long de cet essai à d'autres pensées - celles d'Emmanuel Levinas, de Karl Jaspers, celle surtout d'Hannah Arendt - la démarche de Primo Levi apparaît comme un modèle de ce que peut être l'expérience de la pensée, la pratique exigeante du dialogue avec soi-même, avec tous les risques qu'elle comporte.

 
Françoise Carasso, née en 1948, est professeur de philosophie à Orléans.
 

 
Aux éditions Calmann-Lévy

Un hiver à voix basse

Dominique Laury

Novembre 1942: un gamin juif d'une douzaine d'années, Marcel Ajzerstein, est placé par sa mère à Norancy, petit village où l'abrite, moyennant finances, une famille d'adoption.

Il y à le père Samin, vieux sage bourru qui écoute en secret Radio Londres; sa femme revêche que Marcel surnommme "la Thénardier"; leurs deux filles, Paulette la délurée et Lucienne la chipie.

Sous le même toit se cache déjà Madame Anna, bonne à tout faire qui se tue à la tâche, son fils David et la petite Léa, souffre-douleur de la maison. La vie de Marcel est transformée par sa rencontre avec l'instituteur du village, maître Couttard, "hussard de la république" et résistant, qui devient son professeur de vie.

Par la jeune Dolores aussi, fière réfugiée espagnole qu'aiment en secret tous les garçons de la classe, et qui lui vaut ses premiers émois amoureux. Ecartelé entre la fidélité à son identité juive et sa soif éperdue d'intégration, il raconte de manière extrêmement émouvante, vive, cocasse et tendre, son "hiver à voix basse".

Un récit aux allures de roman d'initiation, où l'on retrouve un peu de la magie du Grand Meaulnes et de l'imaginaire du Vieil Homme et l'enfant.
 

Journaliste, spécialiste des problèmes d'éducation, Dominique Laury a collaboré au Progrès et au Monde avant d'intégrer l'équipe de Pierre Desgraupes à la télévision. Grand reporter, puis rédacteur en chef adjoint à la rédaction de France 2 jusqu'en 1993, il enseigne actuellement la communication à l'Institut supérieur de gestion de Paris. Il choisit de revenir, un revenir, un demi-siècle plus tard, sur un épisode de son enfance qu'il a marqué à jamais.

 
 

Aux édition du Centre de

Documentation Juive Contemporaine.

Les intermittences de la memoire

Collectif

Dans le fer, dans l'acier, glacé, dur et muet forge un coeur et qu'il soit le tien, homme, et viens! Viens dans la ville du massacre, il te faut voir avec tes yeux, éprouver de tes propres mains sur les grillages, les piquets, les portes et les murs, sur le pavé des rues, sur la pierre et le bois, l'empreinte brune et dessechée du sang, de la cervelle, empreinte de tes frères, de leurs têtes, de leurs gorges. Il te faut t'égarer au milieu des décombres, parmi les murs béants, leurs portes convulsées, parmi les poêles défoncés, les moitiés de chambre, les pierres noires dénudées, les briques à demi brûlées où la hache, le feu, le fersauvagement ont dansé hier en cadence à leurs noces de sang. Et rampe parmi les greniers, parmi les toitures crevées, regarde bien, regarde à travers chaque brèche d'ombre car ce sont l&agr e; des plaies vives, ouvertes, sombres et qui n'attendent plus du monde guérison.

 

Haïm-Naham Bialik
(La ville du massacre, 1903)

 

Aux éditions Calmann-Lévy

Aux prises avec Vichy

Histoire politique des Juifs de France (1940-1944)

Simon Schwarzfuchs

Les institutions communautaires et notamment l'UGIF (Union générale des Israélites de France) ont-elles facilité le travail de l'administration dans la déportation des Juifs ? On l'a beaucoup dit depuis que Hannah Arendt a dénoncé le rôle pervers des Judenräte (Conseils juifs), créés par Heydrich dans l'Europe occupée pour "administrer" les populations juives.

L'examen des archives consistoriales, inexploitables jusqu'à il y a peu et utilisées ici pour la première fois dans toute leur ampleur, montre qu'il faut réviser complètement les idées reçues en la matière : l'UGIF, créée le 29 novembre 1941, n'est jamais devenue un Judenrat, et c'est à l'action des autres instances communautaires le Consistoire et le Grand rabbinat qu'on le doit. En menant jusqu'au bout, contre toute attente, des négociations avec Vichy, les dirigeants de ces institutions ont singulièrement compliqué la tâche du Commissariat aux affaires juives, frein, l'application des mesures discriminatoires, aidé à susciter les prises de position courageuses de certains membres de l'Eglise, et, en empêchant la dérive de l'UGIF, contribué à permettre que les trois quarts de la population juive de France soient sauvés.

Si leur marge de manoeuvre a été étroite, leur rôle n'en a pas moins été important. Dans ce livre qui retrace au jour le jour des pourparlers dont on n'avait pas idée, Simon Schwarzfuchs restitue une face de l'histoire contemporaine restée dans l'ombre.

 
Professeur émérite à l'université Bar Ilan (Israël), Simon Schwarzfuchs est l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire des Juifs de France. Il a publié notamment : Les Juifs de France (Albin Michel, 1975), Napoléon, the Jews and the Sanhedrin (Routledge and Kegan, 1979), Du Juif à l'Israélite (Fayard, 1989), Rachi de Troyes (Albin Michel, 1991).

 
 


Aux éditions Desclée de Brouwer

Etty Hillesum

Une voix boulversante

Pascal Dreyer

Dans la Hollande de 1940 envahie par les armées nazies, une très jeune femme s'interroge: d'un monde qui se détruit dans le silence de la guerre, que restera-t-il un jour? En quelques mois, au prix d'un effort surhumain sur elle-même, Etty Hillesum oppose à la barbarie sans nom le visage de l'amour. Se convertir à l'amour universel est la dernière chance non seulement des Juifs mais de tous les hommes de se sauver eux-mêmes, de sauver leur prochain et de sauver Dieu. Jeune intellectuelle juive, Etty Hillesum n'a laissé qu'un journal, tenu entre 1941 et 1943, et des lettres, témoignages littéraires boulversants d'une personnalité hors du commun.
 

Pascal Dreyer, directeur délégué de la publication du magazine Déclic, dirige, chez Desclée de Brouwer, la collection "Handicaps".


Aux éditions Velimir Curgus Kazimir

A tale of the neighbours

that are no more

Collectif

Aux éditions l'Harmattan

Une enfance interdite

ou la petite marrane

Evelyne Krieg

De famille d'accueil en institutions publiques, la petite Marrane suit un parcours périlleux pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec l'apprentissage de la vie clandestine, elle porte un regard aigu sur les adultes: beaucoup lui paraissent étranges, difficiles à comprendre, pleins de contradictions. Mais elle sait que son salut dépend de sa mère. Apeurée, mais obstinée, elle lutte pour rester ce qu'elle est. Derrière la néccessaire dissimulation et le mensonge obligé, elle se bat pour conserver intacte son identité.

Un moment dramatique d'une vie simple écrit dans une langue claire, accessible à tous.
 

Evelyne Krieg est née à Paris. Agrégée d'anglais, passionnée d'art et de littérature, elle écrit des nouvelles et fait de la sculpture. Ce récit est celui de son enfance.
 
 

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