La vie des Juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale a fait l'objet d'une volumineuse littérature (1). L'historien Simon Schwarzfuschs vient d'y ajouter Aux prises avec Vichy, sous-titré: "Histoire politique des Juifs de France (1940-1944) (2). Le sous-titre n'est pas gratuit.
Schwarzfuchs, en effet, n'a pas cherché à peindre une "vie quotidienne" sous l'occupation, mais à montrer le rôle des organisations juives et de leurs dirigeants dans le combat pour la survie. Il a minutieusement exploré et utilisé les archives, principalement celles du Consistoire Central des Israélites de France, mais aussi celles du Centre de Documentation Juive Contemporaine et du Yad Vachem de Jérusalem.
Il apparaît notamment de cette documentation que l'UGIF (l'Union Générale des Israélites de France) créée par Vichy, n'a pas été un simple Judenrat, une courroie de transmission entre les bourreaux et les victimes. Les dirigeants de diverses organisations juives ont réussi à jouer, dans une certaine mesure, un rôle de frein pour saboter l'action du Commissariat aux questions juives.
Schwarzfuchs nous permet aussi d'accéder au c?ur des débats internes des organisations, sur l'action culturelle et religieuse, mais aussi sur la naissance des groupes clandestins (notamment Mouvement de la Jeunesse Sioniste, EIF, Organisation de Secours aux Enfants, Organisation Juive de Combat).
Grâce à leur action: assistance aux Juifs cachés, leur transfert clandestin à l'étranger, la fabrication de faux papiers, la lutte armée, de nombreux Juifs ont été sauvé. Le rôle de certaines personnalités pivot, tels les sionistes Marc Jarblum ou Joseph Fisher, et de certaines organisations juives de l'extérieur, notamment le Joint américain, sont mis en relief.
Schwarzfuchs a fourni une contribution assez originale à la conservation de la mémoire. Il constate avec amertume que beaucoup s'est perdu, les acteurs ayant beaucoup emporté dans la tombe et les survivants n'étant plus nombreux. Il se demande "quels secrets ils auraient pu lui révéler, s'il les avait interrogés vingt ou trente plus tôt?"
Un rappel salutaire pour tous ceux qui survivent encore, pour ceux qui sont en mesure de recueillir des parcelles de mémoire. La vérité historique de demain dépend d'eux. Il ne faut pas laisser le terrain aux négationistes et aux falsificateurs.
Notes:
Notamment: Renée Poznanki, Etre juif en France pendant la Seconde
Guerre mondiale, Hachette, 1994
Hasher Cohen, Persécutions et sauvetages, le Cerf, 1993
Simon Schwazfuchs, Aux prises avec Vichy, Calmann-Lévy, 1998
Du mépris à l'estime: la nouvelle "bible de Jérusalem" et les Juifs
La transformation progressive de 'l'enseignement du mépris" des Juifs en "enseignement de l'estime" a connu une accélération au cours des dernières années. Notamment avec les déclarations de l'épiscopat français de 1973 et 1997, la déclaration vaticane du 16 mars 1998, etc. Par quoi se traduit, pratiquement, le désir des milieux chrétiens éclairés et de la hiérarchie, de porter un nouveau regard sur les Juifs et leur religion ?
L'évolution qui va dans le sens qu'ont voulu les précurseurs de ce mouvement de rénovation (Jules Isaac, Jean XXIII, etc) et qui s'est amorçé dans le schéma sur les Juifs de Vatican II, est visible dans la plus récente édition de la Bible de Jérusalem, la plus vendue en France. Elle avait été révisée pour le texte et les notes en 1973, elle l'est à nouveau en 1998, sous la direction de l'Ecole biblique de Jérusalem.
Les éditions du Cerf, en présentant cette Bible, définissent eux-mêmes les lignes de force de ce travail. Notamment, pour le Nouveau Testament, " une profonde remise en question théologique pour tout ce quoi concerne le rôle d'Israël, non plus considéré simplement comme une étape préparatoire dans l'histoire du salut menant à Jésus-Christ, mais comme une réalité présente. Ainsi les réviseurs ont-ils été très attentifs à éviter tout ce qui pouvait relever d'une "théologie de la substitution" explicitement rejetée par le Concile". Ce travail de révision voulait refléter " les demandes formulées par le Comité épiscopal pour les relations avec le Judaïsme ainsi que les notes romaines de 1985 sur la présentation des Juifs dans la catéchèse. Il faut reconnaître que sur ce point, il avait un certain travail à faire" (1).
Henri Tincq, dans un article du Monde, dit en quoi consiste cette "théorie"
de la substitution: "De l'Ancienne à la Nouvelle Alliance, de l'Ancien
au Nouveau testament, du peuple d'Israël dans le "Nouvel Israël",
que serait l'Eglise. C'est cette théorie, dite encore de la "caducité"
qui, pendant près de deux mille ans, a inspiré toute la catéchèse
et la prédication chrétienne sur le Judaïsme, avec les
conséquences tragiques que l'on sait". Pour Henri Tincq, cette nouvelle
traduction révisée "rompt notamment avec l'archaïque
présentation du Judaïsme" (2).
Seul l'enseignement peut défaire?
Par de nombreuses améliorations des notes explicitant le texte biblique.
La célèbre parole de Matthieu (9-17) sur le vin nouveau qu'on ne met pas dans les outres vieilles, sur " la pièce de drap non foulé" qu'on ne mat pas " à un vieux vêtement", en est un des exemples probants. La note de la révision de 1973 avait expliqué que " le vieux vêtement, les vieilles outres sont le Judaïsme en ce qu'il a de caduc (?) le vin nouveau représente l'esprit nouveau du Royaume de Dieu. La piété de surcroît (?) des Pharisiens ne fait que compromettre l'ancien régime en prétendant le rajeunir (?). Jésus veut faire de l'entièrement neuf" (3). La révision de 1998 n'est plus dérogatoire. Matthieu veut "souligner la continuité entre l'ancienne économie du salut et la nouvelle, entre ce qui, pour lui, est bon mais incomplet et ce qui est complet" (4).
D'autres retouches vont dans le même sens, atténuant la critique du ritualisme, du formalisme juif et du pharisaïsme. L'ancienne note commentant l'hypocrisie des pharisiens (Matthieu, 23-5), mettait en cause "l'exécution matérielle" de la Loi (5). La nouvelle note parle de "l'obéissance aux injonctions de cette même loi" (6).
Les exigences rabbiniques (Matthieu, 23-13) rendaient "impossible" l'observation de la Loi. Impossible est atténué en "difficile".
L'apostrophe de Jésus à l'encontre du Temple, commentée
dans l'ancienne édition par: "Dieu lui-même abandonnera son
Temple" (7), devient simplement, dans la nouvelle édition, une "
allusion à la destruction du Temple en 70" (8). La ruine de Jérusalem,
dans l'ancienne édition, "marque la fin de l'ancienne Alliance"
(9). Dans la nouvelle, c'est "la fin d'une ère" (10). Et cette assertion
est même suivie d'un point d'interrogation.
Des suppressions éloquentes
Des sous-titres introduits par les éditeurs dans les texte biblique,
et qui pouvaient être perçus comme offensants pour les Juifs,
ont été modifiés. Le progrès saute aux yeux.
Texte de 1973
"Les païens et les Juifs sous la colère de Dieu" (p.1627)
Texte de 1998
"Tous les hommes sans exception sous le jugement de Dieu (p.1939)
"Les juifs à leur tour objet de la colère divine" (p.1627) "La colère à venir pour tous"
"Malgré la loi" (p.1627) (Supprimé)
"Malgré la circoncision" (p.1627)(supprimé)
"Indépendant de la circoncision" (p.1630)
(supprimé)
"Indépendamment de la Loi" (p.1630)
(supprimé)
"Le foi d'Abraham et la foi du Chrétien" (p.1630) (supprimé)
"Le Chrétien est affranchi de la Loi" (p.1633) (supprimé)
"Les Juifs ont méconnu la justice de Dieu" (p.1638) (supprimé)
"Ils sont inexcusables" (p.1639) (supprimé)
"Le reste d'Israël" (p.1639) "Dieu n'a pas rejeté son peuple et le sauvera. Le reste d'Israël en est déjà une preuve" (p.1955)
Certains détails de rédaction, comme le simple constat que les rouleaux de la loi "sont lus lors des fêtes juives", dénotent d'un souci de ne pas afficher un désintérêt pour le judaïsme contemporain. Dans l'ancienne édition, ils "étaient lus"?
Le nouvel enseignement de l'estime est donc en marche, du moins dans cette Bible de Jérusalem renouvelée. Jugera-t-on le progrès minime, insignifiant par rapport à la masse d'incitation antisémite charriée par la propagande anti-israélienne qui se donne libre cours à travers le monde ?
Jules Isaac et Jacques Maritain ont dit, chacun à sa manière, que "seul l'enseignement peut défaire ce que l'enseignement à fait".
Notes:
"Dossier de presse", Les éditions du Cerf, pp.3 et 5 (sans date)
Henri Tincq: "Sept ans de réflexion pour la nouvelle Bible de Jérusalem", Le Monde, 17 avril 1998, p.X
La Bible de Jérusalem, Le Cerf, 1996, note (d), p.1427
La Bible de Jérusalem, Le Cerf, 1998, note (a) , p.1692
Ibid., 1996, note (a), p.1447
Ibid., 1998, note (b), p.1717
Ibid., 1996, note (d), p.1448
Ibid., 1998, note (g), p.1718
Ibid., 1996, note (f), p.1448
Ibid., 1998, note (i), p.1718
Parmi les grands textes historiques de l'épopée sioniste, l'Altneuland de Theodor Herzl, paru en 1902, occupe une place de choix. Dans son Judenstaat, Thedor Herzl avait expliqué la nécessité d'un Etat Juif pour soustraire les Juifs à la persécution, et y avait esquissé en détail les déparches politiques qui y aboutiraient. Dans Le pays ancien-nouveau (1), un roman de politique fiction, il imagine cet Etat, après une vingtaine années d'existence, parvenu à la maturité. Les Juifs ont fait de la Palestine ottomane, quasi désertique, arriérée et sous développée, un pays ultra moderne, riche et progressiste. Pour y parvenir, ils ont utilisé les méthodes et les réussites de la science et des techniques d'avant-garde, en puisant aux meilleures réalisations de l'Europe et des Etats-Unis. Ainsi, le peuple juif a accompli son destin bi-millénaire être un phare pour l'humanité.
L'intéressant, et qui donne au livre son actualité, dans l'année du cinquantenaire d'Israël, un siècle après sa rédaction (Herzl l'avait commencé en 1899 !), c'est que le "prophète" sioniste avait pour ainsi dire tout prévu: une société dont l'économie, mais la vie culturelle aussi, serait fortement basée sur le coopératisme, une prévision que l'Etat d'Israël a effectivement réalisée à travers le kibboutz, le moshav, la Histadrouth; l'exploitation des gisements de sels de la mer Morte; le développement de Haifa et de Jérusalem, etc. Même certains détails sont fascinants d'exactitude: le shekel, l'actuelle monnaie d'Israël, est celle que Herzl avait prévue.
Il est vrai qu'il s'était aussi trompé sur un point important: il avail imaginé un Etat juif en parfaite harmonie avec ses voisins arabes. Mais peut-être cette prophétie là sera-t-elle aussi réalisée à échéance?
La présente édition de Pays ancien-nouveau est une traduction de Paul Giniewski y explique la signification et l'insertion du livre dans la vie de Herzl. En pleine lutte pour la réalisation de son rêve sioniste (Herzl avait réuni le premier Congrès sioniste en 1897), il s'est "dédommagé" des déboires de son difficile combat politique, en imaginant la réussite parfaite de son projet, sur le papier. Dans la réalité, il n'avait, en effet, pas réussi à acquérir du sultan turc une charte de colonisation de la Palestine, et ni de l'empereur d'Allemagne, ni le tsar, n'avaient accepté de favoriser le projet sioniste. Le préfacier montre aussi quelles motivations psychologiques profondes, au-delà de "l'amour de Sion", avait poussé Herzl. Cet aristocrate croyait à la noblesse de l'homme, il pensait que la misère humaine pouvait amener ceux qui souffrent à se surp ser. Par conséquent, la Judennot, le malheur d'être juif, devait conduire les Juifs à rejeter le joug de la persécution et de l'humiliation avec force et cete force devait faire "tourner" le moteur de la machine sioniste et servir à la construction d'une vie nouvelle et digne dans leur pays ancien-nouveau.
Herzl ne s'était pas trompé.
Paul Giniewski
(1) Theodor Herzl, le pays ancien-nouveau, Stock, 1998, 368 pages. Traduit de l'Allemand par Paul Giniewski. (Paul Giniewski a reçu récemment le prix WIZO pour son essai Préhistoire de l'Etat d'Israël, France-Empire).
La WIZO de France a ajouté à sa commémoration du 50ème anniversaire d'Israël un supplément "littéraire", en décernant son prix annuel à l'Israélien Aharon Megged pour son roman Foiglman (Editions Metropolis, Genève) et à Paul Giniewski pour son essai Préhistoire de l'Etat d'Israël (Editions France-Empire). L'édition allemande du livre a également paru chez un éditeur suisse: Das Land der Juden, Vorgeschichte des Staates Israel (Cardun Verlag, Winterthur), traduction: Franz Dübi.La remise des prix a eu lieu le 12 mai au cours d'un déjeuner chez l'ambassadeur d'Israël en France et Mme Pazner qui ont accueilli les deux lauréats en présence de Mme Michèle Bernfus, présidente de la WIZO, de membres du comité de lecture et des éditeurs: Mme Michèle Strum (Métropolis, MM. Jean-Luc Giral et Christophe Pichon et Mme Myriam Ray France-Empire).
M. Avi Pazner a évoqué l'insertion des deux livres primés dans le courant de "défense et illustration" de l'Etat juif, qui en a besoin plus que jamais, soumis aux pressions d'ennemis intransigeants et d'amis exigeants. Mme Ruth Croiteru a situé Foiglman dans la littérature israélienne qui décrit les hommes en mutation, aux prises avec un passé de souffrance et un présent d'espérance. Interrogé, Aharon Megged a montré que ce conflit, symbolisé dans son roman par l'opposition du yiddiche et de l'hébreu, et par ses deux héros principaux qui incarnent l'un la Shoa, l'autre la résurrection, conduit à une réalité israélienne chargée d'intensité. Mme Croitoru a donné le contenu de Préhistoire de l'Etat d'Israël à travers une phrase de Benjamin Disraeli: "Un peuple qui s'obstine à célébrer des vendanges qua il n'a plus de vignobles à vendanger, les retrouvera ". Paul Giniewski a évoqué ses plus anciens souvenirs de la WIZO, qui remontent à 1948: un foyer pour soldats tenu par les Wizéennes de Tel-Aviv, pendant la guerre d'indépendance.
Le Prix WIZO marque bien son insertion dans l'action pour Israël. Rappelons qu'il est decerné depuis 1978, et l'a été notamment à Léon Poliakov, Batya Gour, Jacques Derogy, Jean-Denis Bredin, Myriam Anissimov, Claude Vigée, etc?
Claire Zonensein
By Dr. M. Mitchell Serels, 123 pages
Sepher-Hermon Press, Inc
Brooklyn, NY 1997
Scholars writing on the Jewish experience have virtually mapped out the movement of the Jewish people throughout the world and within various civilizations. Scholars such as George Brooks and Richard Lobban, among others, have written extensively about the Jewish experience in Africa. Rabbi M. Mitchell Serels recently added to the literature by publishing a slim volume on a heretofore under-document chapter of Jewish-African history. In the Jews of Cape Verde: a Brief History, Serels sheds some light on the Jews who lived in the former Portuguese colony of Cape Verde, an archipelago of ten islands about 300 miles of the coast of Senegal.
The 123 page monograph published in 1997 by Sepher-Hermon Press of Brooklyn, New York, contains seven short chapters which attempt to summarize the history of the Jewish presence in Cape Verde from the mid-fifteenth to the twentieth century. In his first chapter, Serels points out that "the populating of the apparently barren islands began under King Alfonso V in 1462. 34 years before the edict of expulsion for Portuguese Jews (1496). Although he asserts that: "The king purposely included Jews in the settlement", Serels claims that so little is known about them that " they are now lost in history". Another group of settlers who had been forcibly converted to Christianity accompanied the Portuguese who wen to the colony after 1496. Some of these new Christians, many of whom secretly practiced their Jewish faith, sought new lands to escape thestifling atmosphere of religious intolerance in Portugal. To them, Serels notes "the new Portuguese possessions, in Africa particulary, offered comfort, adven re, fortun and anonymity".
However, the more original segment of the book deals with the rationale behind the "second wave" of Jewish emigration to cape Verde: the arrival of several dozens of Sephardic Jews from Morocco (primarily from Tangier and Tetuan) during the mid- and late-1800's. Serels claims that these Moroccans ventured to Cape Verde via Gibraltar, a British possession, or Portugal, in search of greater economic stability. The cordial diplomatic and commercial relationship between Britain and Portugal during the 19th century facilitated the movement of Jews from Tangier to neighboring Gibraltar, from whence they proceeded to Portugal and Cape Verde.
Serels suggest that the exodus to Cape Verde may have been prompted, in part, by the Spanish-Moroccan war of 1859-60 witch caused many Jews from Tangier and Tetuan to seek safe haven in Gibraltar and the Portuguese territories. Another possible impetus cited for Jewish emigration to Cape Verde was the depression of 1873. Hence, Serels asserts that economic pressures in northern Morocco spurred many young Jewish men to seek opportunities in the Cape Verde islands and elsewhere, namely Brazil and Argentina. In those days, to facilitate the voyage, the "Junta", a democratically elected body representing the Jewish community in Tangier, established a special emigration fund for eligible applicants which covered the cost of passage to these distant islands.
In subsequent chapters, the authors describes the several small Jewish cemeteries that dot the islands of Santo Antao, Sao Tiago and Boa Vista, the only tangible vestiges of the former Jewish community in Cape Verde. In addition, a village in Santo Antao calles "Sinagoga", remains a symbol of the past Jewish presence in that island. The author provides a useful inventory of the graves as well as English translations of the Portuguese and Hebrew inscriptions etched on the dozens of marble headstones which reflect typical Sephardic names such as Seruya, Benros, Benoliel, Benathar, Cohen, Maman, Pinto, etc? The marble tombstones are typical of those founds in Jewish cemeteries throughout Marocco.
Serels concludes the monograph by describing the formation of the Cape Verde-Israel Friendship Society, an association of descendants of the Moroccan Jewish settlers created in 1995. Today, most of the descendants are not practicing Jews due to the high degree of intermarriage between their Jewish roots, they wish to honor their ancestor'memory by restoring their dilapited cemeteries and creating an archive to highlight the significant contributions made by the Jewish settlers to Cape Verdean Society . For example, the current prime minister of Cape Verde, Carlos Wahnon de Carvalho Veiga, is a descendant of Moroccan Jews, as are many other distinguished citizens spanning a range of professions in the public and private sectors.
Nonetheless, despite the obvious contribution to the literature that this monograph constitutes, these are substantial shortcomings. The works contains many basic historical, copyediting and analytical errors which undermine the authors credibility and detract from the book's validity. For example, from an historical perspective, the author mistakenly asserts that the joint kingdom of Portugal and Spain was established in 1601. The correct date is 1580. In explaining the context for the expulsion order for Portuguese Jews, the authors erroneously states that the daughter of King Ferdinand and Queen Isabel. Her name was Isabel. In the chapters on "arrival of Moroccan Jews", the authors paints a biased portrayal of Moslem maltreatment of Jews in Tangier. While Jews were not given equal treatment, the author exaggerate to the point of distortion the negative aspects of Moslem rule while ignoring the largely benevolent side. These are but a few of the factual, historical flaws which warrant correctio
In addition; there are numerous misspellings of names of African ethnic groups such as Wolog for Wolof or Balonta for Balante. Portuguese place and family names are also consistently misspelled throughout the text. For example, the author substitutes Viega for veig, and Ribiera for Ribeira. Unfortunately, these errors could have been avoited if the author had consulted colleagues in African studies familiar with the ethnic and place names of the region.
Finally, the next to the last chapter entitled "Families of Cape Verde Jews" is full of serious errors, particularly regarding the Benoliel and Whanon families. For instance, the author confuses the relationship between individuals in the above genealogical trees. This leads one to believe that similar mistakes may also have been committed with respect the other family names listed.
Despite its shortcomings, The Jews of Cape Verde: A Brief history is nonetheless a welcome first step to illuminate this important period in Jewish/African history. In the coming years those interested in this field of research will be spurred to refine and built upon this important research on the legacy of Jews of Cape Verde.
Israel Benoliel
Israel Benoliel was born in Boa Vista, Cape Verde. He is the grandson of Esther Benatar Benoliel and Abraham Benoliel of Rabat, Morocco. An American citizen since 1964, I. Benoliel is an electronic engineer specializing in telecommunications and satellites. He is currently working on a book about the history of Portuguese Jews and New Christians. He is also actively collaboring on the "Jews of Cape Verde Project" wich aims to permanently restore and preserve the precious Jewish cemeteries in Cape verde.
Les éditions du Cerf, en présentant cette Bible, définissent
eux-mêmes les lignes de force de ce travail. Notamment, pour le Nouveau
Testament, " une profonde remise en question théologique pour tout
ce quoi concerne le rôle d'Israël, non plus considéré
simplement comme une étape préparatoire dans l'histoire du
salut menant à Jésus-Christ, mais comme une réalité
présente ".