Au point de départ de ce livre, un paradoxe : Dans la France de " Vichy ", 3/4 de la population juive survivra à la guerre . Dans la Belgique " occupée ", près de la moitié de population juive disparaîtra. C'est pour éclaircir le sujet et répondre aux multiples questions, que Maxime Steinberg, historien, chargé de mission " Démocratie et Barbarie " auprès du Ministère de la Communauté Française de Belgique a conçu ce livre qui réunit divers articles qui ont paru, dispersés dans des ouvrages collectifs et des revues.
Cet ouvrage est sorti en même temps que le documentaire de Michel Alexandre. Pour la première fois les bourreaux racontent. Ils disent, montrent, expliquent comment ils ont tué les Juifs. Chez certains aucun remords. Ce documentaire, ce livre (des images jamais vues, telle cette affiche en pleine ville, page 165 - Le sang juif doit gicler de nos couteaux.) est indispensable et devrait clore le débat sur la véracité des chambres à gaz et clouer définitivement le bec aux négateurs de la Shoa. C'est une oeuvre de mémoire et, avec elle, Michel Alexandre comme le lui a écrit quelqu'un a vu ce documentaire, pose une matseva, une pierre tombale pour tous ceux qui n'en eurent pas.
La dimension corporelle prévaut tout au long du récit, les corps diaphanes et volubiles semblent marqués au fer de l'étoile jaune. La mémoire de l'Holocauste est toujours en filigrane et, comme le dit le préfacier : " ils faisaient l'amour comme s'ils étaient libérés de la vie " écrit -elle (Alicia Migdal ndlr) superbement car il s'agira toujours, quel que soit le partenaire, de la l'amour des survivants, de l'amour des torturés
Du rôle de la Suisse pendant le conflit, aux spoliations une étude fouillée sur un sujet d'actualité.
A 50 ans de distance, Aucshwitz comme les autres camps de la mort construits par l'homme, continue à inquiéter nos consciences. Ce devoir de mémoire nous fait rejeter l'oubli.
"Although there have been many books written on Jewish theology after the Holocaust, this is the best at bringing the major works together and positively assessing their weight in the larger landscape of Jewish though. This study is particularly important because it displays the roots of antitheodicy in rabbinical and biblical texts. What this helps to explain is how, after Auschwitz, Jewish thought and Judaism can go on " Stefen Kepnes
Mordekhai Strigler qui vit actuellement à New York où il dirige le journal "Jewish Forward" a publié en yiddish en 1947 un livre "Maidanek" qui relate son expérience dans ce camp de travail et d'extermination ( à l'instar d'Auschiwtz) où il a été détenu pendant plusieurs semaines avant d'être envoyé dans un autre camp.
Maurice Pfeffer, qui a traduit ce texte du yiddish, a estimé que cette expérience devait être portée à la connaissance du public, car l'auteur ne s'est pas contenté d'un simple récit factuel de la vie et des souffrances des déportés, mais il a profondément réfléchi à la psychologie et aux réactions tant des victimes que des bourreaux confrontés à des situations exceptionnelles.
Ils étaient Juifs roumains ou mineurs de Pologne
Ou pauvre paysans et carriers italiens,
Ou combattants républicains de Catalogne,
Réfugiés de Serbie, exilés autrichiens.
Il est bien qu'on leur rende un solennel hommage
La France était pour eux leur Patrie en danger.
Nous devons admirer et louer le courage
Des Immigrés qu'on dénommait Les Etrangers.
... Marc Parrotin . 04.02.98
Mémoire de l'oubli est dédiée aux 61 élèves juives de l'Institut Marius Renard qui ont été déportées ou assassinées dans les camps nazis entre 1942 et 1944. Car comme l'écrit Bernard Dandois " l'oubli ne peut prendre la place d'une mémoire qui s'estompe".
En juillet 1942, une enfant, Rachel Blum, échappe par miracle à la rafle du Vel'd'hiv'. Recueillie alors par des religieuses catholiques, confiée quelques années plus tard à des parents juifs Traditionalistes, elle grandi hantée par la mémoire des siens mais déchirée entre l'esprit des chrétiens,Qui pardonnent tout, et celui des juifs, qui ne pardonnent rien.L'Evangile dit " Aime tes ennemis" mais la Torah dit "Zakhor", "Souviens-toi" Plus tard , son fils Adam ne pourra faire autrement que de poursuivre cette quête dramatique, découvrant son chemin à tâtons. A travers des protagoniste si proches de nous, ce roman semble être celui des "âmes juives" en conflit avec elles-mêmes. Une fois de plus se trouve posée la question à ce jour restée sans réponse: "Etre juif, c'est quoi ?".
Roberto Benigni écrit : ... Le rire nous sauve, voir l'autre côté des choses, le côté surréel, amusant, ou parvenir à l'imaginer, nous empêche de nous briser, d'être emportés comme des fétus, nous aide à résister pour réussir à passer la nuit, même lorsqu'elle paraît longue....
Le film La vie est belle a reçu le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 1998
Carol Iancu, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paul Valery - Montpellier III, y est aussi responsable du Dept. d'hébreu et le codirecteur de l'équipe de recherche "Juifs et Chrétiens d'Orient".
La publication de ce livre est une nécessité scientifique dans la mesure où la tragédie des juifs roumains pendant la seconde guerre mondiale reste largement méconnue non seulement en Occident, mais en Roumanie même. En insistant sur les mutations géographiques du pays, sur la puissance du phénomène antisémite dans l'entre-deux-guerres,L'auteur dresse l'inventaire de la politique antijuive et de "purification ethnique" du régime du dictateur Antonescu (14 sept. 1940 -23 août 1944).
Cette brochure, chaudement recommandé aux éducateurs, contribue à préserver dans l'actualité une mémoire dont l'enfant, demain adulte, sera dépositaire. A Beit Lohamei Hagetaot, cette mémoire, objet de connaissance, est aussi objet de réflexion.
Le centre de séminaires, l'Institut d'Etudes Humanistes et Démocratiques et le Centre pédagogiques s'attachent à en approfondir l'étude et à en dégager la portée dans un esprit d'humanisme universel, a enseigner le respect de l'autre et son droit à la différence.
Existe-t-il une relation entre la judéité d'un écrivain et sa pratique littéraire ? Pour répondre à cette question, ce livre se fonde sur l'analyse d'un corpus de près de 300 ouvrages publiés entre 1945 et le début des années 80 par une soixantaine d'écrivains juifs contemporains de langue française.
50 ans après la Seconde Guerre Mondiale, des historiens, des chercheurs et des archivistes de 25 pays d'Europe, se sont réunis pour esquisser un bilan de la recherche sur la Shoa.
L'ouverture des archives, la découverte de nouveaux fonds dans les pays de l'Europe de l'Est, ont bouleversé le champs de la recherche historique.
Cet ouvrage, le premier du genre, comprend des informations inédites et l'état des découvertes des recherches dans chaque pays par les meilleurs spécialistes de la Shoa.
Pour sauver leur vie, ils avaient besoin d'une simple signature sur leur passeport. Or, le seul homme qui pouvait la leur donner n'avait pas le droit de le faire. Parce qu'ils étaient juifs, oui polonais, au apatrides. Ou de nationalité " indéfinie ". Ou tout simplement "indésirables. Combien s'en seraient lavé les mains et auraient obéi aux ordres de leurs supérieurs ? " Pas mon affaire !" Lui, non. Il s'appelait Aristides de Sousa Mendes, Consul du Portugal à Bordeaux.
La plus grande action de sauvetage menée par une seule personne pendant l'Holocauste. Yehuda Bauer
Avec une sobriété exemplaire, l'auteur retrace son terrible parcours... Récit d'une force et d'une justesse extraordinaire, l'auteur signe là une contribution essentielle au devoir de mémoire et de transmission. Le livre d'Anita Lasker-Wallfisch continuera de nous hanter longtemps après l'avoir refermé...
Lors du Procès Papon, Arno Klarsfeld osait dire la vérité. Devenu le deuxième accusé du procès de Bordeaux, Il a été attaqué par les magistrats, la presse, les avocats. Poursuivi au Conseil de l'Ordre. seuls les jurés l'ont suivi...
Mêlant l'investigation et la réminiscence, collectionnant les témoignages et les documents, l'auteur (enseignant de littérature à l'Université de Norwich/East Anglia), effleure les souvenirs de d'un monde disparu de quatre personnages. Un livre au lyrisme mélancolique.