"Un soir de 1993, au Châtelet, mon coeur, trop lourd de tant d'émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et durant l'interminable espace de quelques secondes où personne, j'en suis sûre, ne s'est aperçu de rien, mon corps a refusé d'obéir à un cerveau qui d'ailleurs, ne commandait plus rien... ... J'ai dû interrompre le spectacle pendant quelque temps, puis définitivement ... Ecrire, aujourd'hui , est un moyen de continuer le dialogue. " Barbara , 27/04/97
La matière de ce livre est faite de longues conversations enregistrées qu'eut l'auteur avec Daniel Mayer, particulièrement de 1979 à 1981. Avec son plein accord, elles sont ici restituées à l'identique. Le lecteur est ainsi invité, au fil d'une mémoire qui revient sur elle même à l'accompagner au soir de sa vie.
Universitaire et écrivain, Albert Bensoussan inscrit la totalité de son oeuvre dans l'Algérie de son enfance. La cassure de l'Indépendance provoque chez lui une prise de conscience douloureuse : l'exil, l'amène, pierre à pierre, livre à livre, à reconstruire une patrie mythique. Fidèle à la mémoire des siens, attentif à retrouver les voix anciennes, les accents, les légendes, il reconstitue un passé Judéo-maghrébin ou s'exalte, sans idéalisation, une coexistence à la fois ombrageuse et fraternelle. La présente étude entend éclairer son oeuvre à la lumière de la culture séfarade et dans la tonalité rageuse ou élégiaque de l'exil.
Un roman qui implique une bande de Bongolais, la DST, le mossad, un clodo... Et D.ieu aussi.. Pauvre Abraham Abadie, le bon gros psy bien tranquille...
"L'histoire de Marcel Goldstein appartient à l'Histoire, celle des Juifs de France comme celle de notre pays"(Annette Wieviorka qui signe aux Editions Plon
Au coeur même du génocide, nombreux furent ceux qui portèrent témoignage. "Racontez, écrivez". Ultime impératif de Simon Doubnov à ses compagnos du Ghetto de Riga avant d'être assassiné en décembre 1941.