La partie historique couvre séparément les deux périodes bibliques, d'avant et d'après la naissance du christianisme, selon un plan chronologique. Plus sommairement sont présentés les peuples et les empires dont l'influence s'est exercée sur l'Israël et la Judée anciens et sur le christianisme surgissant. Un chapitre spécial est consacré au développement de Jérusalem. Il vaut la peine de souligner que la présentation de « La Terre sainte aujourd'hui », qui comprend évidemment la description succincte de la reconstruction sioniste et la période postérieure à la création de l'Etat d'Israël, est objective et sans mise en accusation de l'Etat Juif, un travers que l'on rencontre malheureusement dans trop d'ouvrages contemporains. Les cartes géographiques et les schémas explicatifs sont d'une exécution soignée et aisément lisibles, les photos de sites, de documents et de paysages « collent » bien au texte.
Premier trait à souligner : le texte biblique allemand (adapté et révisé) est celui de Moses Mendelssohn, le pionnier des « Lumières », paru en 1783, un classique de la littérature allemande et de la science biblique de son temps. Styliste universellement reconnu, Mendelssohn avait établi une version à la fois moderne et fidèle du Pentateuque qui a servi de modèle aux traductions ultérieures : il a évité les pièges du mot à mot qui rendent parfois le texte inintelligible dans sa traduction, et réussi à donner le sens et la signification exactes du texte en se servant des mots de son temps et de son univers culturel.
L'ouvrage est précédé de trois introductions générales qui situent le Pentateuque en tant que loi fondamentale du judaïsme ; dans le christianisme ; et du point de vue de l'islam.
Chaque livre du Pentateuque est présenté dans le cadre de son environnement socio culturel d'origine, c'est à dire les civilisations et la littérature de l'Orient ancien.
Le texte biblique et sa traduction, qui n'occupent environ qu'un tiers de l'espace, sont élucidés par de nombreux commentaires explicatifs, tirés soit du Talmud, soit d'auteurs situés dans une large gamme de sensibilités et de traditions historiques et exégétiques, notamment : Philon d'Alexandrie, William Shakespeare, Maïmonide, Martin Buber, Samson Raphaël Hirsch, Raschi, Leo Baeck, etc.
L'iconographie se compose de centaines de photographies de sites, de reproductions de documents archéologiques, de représentations anciennes et modernes de personnages bibliques et historiques, de cartes et plans.
On souhaiterait évidemment une édition française.
Karen Primack a réuni une trentaine de ces « rencontres » par divers auteurs qui sont autant « d'explorateurs » modernes, en Inde, Birmanie, Afghanistan, Pakistan, au Cap vert, en Ouganda, au Ghana, etc. , dans Jews in places you never thought of (3).
Certains de ces groupes sont les descendants des tribus perdues lorsque l'Israël biblique a été conquis par les Assyriens. D'autres descendent des Juifs marranes expulsés d'Espagne et du Portugal. Certains, enfin se sont formés beaucoup plus récemment, au Xxe siècle, comme ces indigènes péruviens, des Incas, qui ont découvert le judaïsme en 1966 dans la Bible et s'y sont agrégés ; ou ces Abayudaya d'Ouganda, qui ont décidé en 1919 de suivre les préceptes de Moïse. Nombre de ces anciens Juifs retrouvés ou de ces nouveaux Juifs se sont établis en Israël.
Cet essai historique et anthropologique se lit comme un roman d'aventure. Le peuple Juif peut-il y trouver matière à réflexion et se montrer plus missionnaire ? Pourquoi pas, après tout…
1. Der neue Bibelatlas, R.Brockhaus Verlag, Wuppertal, 1999-128 pp, 215x275, nombreuses illustrations couleur et noir. New Bible
atlas, Universities and College Christian Fellowship, Leicester, England, 1992.
2. Die Tora Jüdischer Auslegung, Vol I, Bereschit (Genèse, Vol II, Schemot (Exode), 472 et 480 pp. Güthersloher Verlagshaus, 1999
et 2000. The Torah, a modern commentary, Union of American Hebrew congregations, New York, 1981.
3. Keren Primack, Jews in places you never thought of, Ktav Publishing House, 900 Jefferson Street, Hoboken, NJ 07030, 1998
Que una empresa como «Ediciones B» (especializada más bien en «best-sellers» y libros de urgencia política) se decidiese a publicar esta obra obedeció, seguramente, a la intención de aprovechar el «tirón» que pudiera tener la figura del autor en medios periodísticos e intelectuales de este país. No olvidemos que Ben-Ami fue, entre 1987 y 1991, el primer embajador israelí en España, y que aparece de vez en cuando en los medios de comunicación españoles, debido a su perfecto conocimiento del castellano y a su equilibrada visión de la compleja realidad de Oriente Medio.
Porque «Israel, entre la guerra y la paz» no es ningún apresurado libro-reportaje de alguien que ha leído un poco aquí y allá. Tampoco es ninguna diatriba política a favor o en contra del sionismo. Es, por el contrario, un extenso y reposado análisis de la cuestión, útil para aquellas personas inquietas que deseen ir más allá de los arquetipos a que tan acostumbrados nos tienen los medios de comunicación. Consciente que la auténtica realidad del Israel contemporáneo es mal conocida en muchos lugares, Ben-Ami comienza la obra con una introducción sobre la identidad nacional israelí; su condición de judío sefardita le lleva a preguntarse por la aportación de los sefarditas a la construcción de la entidad política sionista y si dicha participación ha sido suficientemente reconocida. También hay lugar para interrogarse por los ideales sobre los que se basó la recuperación del «Eretz Israel» y si éstos siguen siendo válidos hoy en día.
El grueso de la obra (capítulos II a V, más de cien páginas en total) está dedicado a dibujar la historia política de Israel desde 1948 hasta la actualidad. También en este bloque, Ben-Ami hace mucho más que trazar una simple síntesis histórica y va más allá: presenta a los personajes en su contexto y procura que los veamos en su compleja realidad.
Tras este bloque digamos «histórico», el autor realiza la apuesta más arriesgada de la obra. Dedica el capítulo VI a presentar lo que él llama «Bosquejo de una solución permanente»; más que un «bosquejo», Ben-Ami lo que hace es exponer sus ideas con la sólida fundamentación de que quien ha vivido los hechos de cerca y como actor en un discreto segundo plano, pero no por ello más importante. Igual de sólido resulta el siguiente capítulo, dedicado al proceso de paz árabe-israelí, presentado con idéntico conocimiento de causa. El último capítulo de la obra es una recapitulación de aproximadamente cuarenta páginas, en la que Ben-Ami plantea los retos a los que Israel y todo el Oriente Medio se ve sometido si quiere dejar de ser un permanente foco de tensión.
« Israel, entre la guerra y la paz » es, en definitiva, una obra de contenido denso, de realidades bien sedimentadas, pero en absoluto nada aburrido ni dogmático. Particularmente, lo único que he echado a faltar una bibliografía anexa, para aquéllos a quienes la obra de Ben-Ami les haya abierto el apetito de conocimiento. Aunque personalmente, tras haber leído el libro, confieso que me siento como si me hubiese tomado un plato de espesa y rica sopa casera, de esas que llenan y reconfortan.
Ouvrage de fidélité et de mémoire.
Avec ces pages A. Rivka Cohen redonne vie à ces femmes, mères, grands-mères, aïeules qui, de génération en génération, ont déposé avec tout leur coeur, sur nos assiettes, cet hymne d'amour, quotidiennement offert sur l'autel familial, cantique chaque jour renouvelé : la table dressée.
Et Rivka, en bonne fille, épouse et bonne mère, ne faillit pas à sa tache.
Sa cuisine, que j'ai eu le privilège de savourer et d'apprécier, est à son image : chaleureuse, souriante, pleine de soleil et de vie. Cuisine familiale par excellence, cuisine de fête en fait, car la famille n'est-elle pas synonyme de fête ? Cuisine de tous les jours, car, dans notre tradition sépharade, la table est festive. Passer à table, c'est faire la fête, c'est déjà la fête.
Ce livre réveille les souvenirs.
Souvenirs d'un âge d'or, souvenirs d'un âge révolu que l'on tente, chaque jour, de ressusciter.
Vous vous souvenez des madeleines de Proust… Dans le livre de A. Rivka Cohen, chaque page est madeleine ! Un mot éveille un goût enfoui au fond de votre âme, une odeur qui flotte encore dans votre coeur…
Les recettes de A. Rivka Cohen sont puisées chez sa maman qui, elle-même, les a empruntées de la sienne, qui à son tour les tient de sa mère… et nous pouvons remonter loin dans le passé, bien plus loin que 1492, date de l'expulsion d'Espagne.
Si nos aïeux, dans leur exil vers les pays de passage – Balkans, Empire Ottoman – ont emporté leur foi, leur langue et leur Sifrei Thorah, les Rouleaux de la Loi pour lesquels beaucoup ont payé leur fidélité de leur vie, nos mères, elles, ont transporté leurs recettes. L'errance a permis de les améliorer encore, de les enrichir d'une cuisine locale, rajeunissant certains plats, inventant d'autres, créant une saveur et un goût à nuls autres pareils.
La cuisine de A. Rivka Cohen éveille en moi nostalgie, car c'est aussi la cuisine de ma mère.
Je la revois, tout comme j'imagine Rivka, tablier fleuri à la taille (tous les tabliers sont fleuris !), mains dans la farine, souriant toute seule à l'idée de régaler les siens… (et D.ieu sait comme les hommes sont difficiles ; ils n'aiment que ce qui est bon !).
Salés, sucrés, préparations diverses, chacun a ses goûts et il arrive – toujours –qu'un membre de la famille aime davantage tel ou tel plat, restes accommodés de mille manières, car il ne faut rien jeter, es pekado, c'est péché…
Emotion enfin, car cette cuisine c'est le bonheur.
N'appelle-t-elle pas son livre : Les bonheurs de ma cuisine juive ? Et c'est un réel bonheur, car n'est-on pas heureux lorsqu'on fait plaisir ? Qui est le plus heureux : celui qui donne ou celui qui reçoit ? Le Bonheur, ici n'est pas dans le pré : il est dans votre assiette. On lit à chaque ligne, et surtout entre les lignes, que A. Rivka Cohen a autant de bonheur à cuisiner pour les siens que ceux-ci à savourer sa merveilleuse cuisine.
Ce livre enfin est véhicule de transmission, car Rivka n'est que dépositaire. Elle le remettra à ses enfants, qui à leur tour remettront aux leurs, ces recettes, héritées de sa mère. Et c'est ainsi que ce devrait être. Et c'est bien comme ça.
« Tu transmettras » nous ordonnent nos Sages… Rivka obéit et, en bonne mère, ajoute sa petite touche afin que sa cuisine soit, comme l'est la cuisine de chacune de nos mamans, incomparable.
Amies, à vos fourneaux.
Amis, à vos assiettes et que la fête commence…
Les bonheurs de ma cuisine juive - A. Rivka Cohen, chez Edisud