Histoire et actualité d’Israël
Les deux volumes jumeaux de Michael Krupp l’Histoire du sionisme et
l’Histoire de l’Etat d’Israël (1) sont assez dis-semblables. Le premier,
relatant les origines de l’idée sioniste et sa mise en œuvre, offre un survol
objectif des événements jusque 1948. Le lecteur novice (auquel l’ouvrage
s’adresse) y apprend l’essentiel sur quelques-uns des précurseurs du sionisme,
sur Théodore Herzl, les premiers pionniers, les avatars du mandat britannique,
les problèmes de l’immigration et du dévelop-pement du Pays d’Israël. autant de
données indispensables à la compréhension de l’actualité la plus récente, que la
grande masse de nos contemporains ignorent complètement.
Le second volume s’enchaîne naturellement au premier, mais à mesure que
l’auteur progresse dans le récit, l’analyse historique se mue en chronique
«journalistique ». C’est l’écueil de toute historiographie d’événe-ments
récents, où certains arbres, forcément grossis par les gros titre de
«unes » cachent la forêt. Les détails de changements survenus en politique
intérieure Israélienne, par exemple, apparaîtront d’ici peu d’années dénués de
signification historique, même s’ils paraissent hautement significatifs lors de
leur survenue.
Moyennement cette remarque, le mérite de l’auteur et de n’avoir pas succombé
aux charmes de la réécriture de l’histoire d’Israël, pratiquée par les «nouveaux
historiens » et de n’avoir pas accepté sans discussion ou critique les
mythes meurtriers de la propagande anti-israélienne
Albert Einstein et Israël
La biographie d’Albert Einstein, «le plus grand Juif de sa
géné-ration » par Albrecht Föling, est l'une des plus complètes parues
récemment (2)
Fölsing étudie notamment à fond les rapports de ce pacifiste avec le
développement de la bombe atomique, qu’il avait contribué rendre possible par ses travaux
théoriques.
Sur le plan juif, Einstein joua un rôle actif dans le développement de
l’Université hébraïque de Jérusalem, bien qu’il eut avec elle, et singulièrement
avec le professeur Weizmann, des rapports parfois tendus. Prag-matique, Weizmann
acceptait de se contenter, dans un premier temps, d’une
« semi-université » plutôt que de pas d’université du tout, car l’Etat juif
avait certes besoin de recherche, mais surtout appliquée, et de techniciens.
Einstein voyait dans l’université un institut de recherche
scientifique.
En 1948, lors de la création d’Israël, les autorités sionistes lui
offrirent la présidence de l’Etat. Einstein se déclara très flatté et honoré de
cette offre de ses «frères israé-liens ». « Mes rapports avec le
peuple juif, répondit-il, sont devenus ma plus forte liaison humaine, depuis que
je suis devenu conscient de la précarité de notre situation parmi les
peuples ». Il refusa néanmoins, arguant de son grand âge et de son
incapacité de se couler dans le moule d’un détenteur de hautes fonctions
officielles.
Cet esprit indépendant, profon-dément ancré dans l’universel, ne pouvait
s’identifier entièrement au jeune nationalisme israélien. Comme le dira David
Ben-Gourion : « Que ferons-nous s’il dit oui ? Je devais lui
offrir la présidence, mais s’il accepte, nous aurons des problèmes». Einstein
incarnait, en fait l’ambiguïté du Juif attaché à Israël, mais incapable de sentir,
d’agir entièrement israélien.
Le Journal de la France
Le journal de la France et des Français (3) de Clovis à l’an 2000, constitue un
outil d’usage immédiat pour retrouver sans difficulté ce qui s’est produit, pour
ainsi dire semaine après semaine,
parfois jour par jour, depuis mille cinq cents ans.
Un premier volume, de plus de 2400 pages, relate les événements par ordre
chronologique, sur les plans culturel, religieux et politique. Par
exemple : c’est entre le 16 et 22 juillet 1942 que s’est déroulé
l’opération «Vent printanier », la rafle des Juifs français en direction
d’Auschwitz. Le 23 décembre 1945, René Cassin est nommé au Conseil d’Etat.
Chaque période importante (par exemple «La seconde guerre mondiale »)
chaque épisode sortant de l’ordinaire (par exemple : « Le
terrorisme » qui a frappé la France en 1986) font ‘objet d’une
notice.
Un second volume d’index (1060 pages) des noms propres noms de lieux et
événements, permet de retrouver la page du volume chronologique traitant de la
personne et du lieu où se sont déroulés les faits recherchés. Au nom
« Dreyfus », par exemple, sont mentionnées les principales dates de
l’affaire.
Ouvrage de référence commode pour les amateurs d’Histoire, permettant de
localiser quand, comment, où s’est déroulé un événement, et qui y a été mêlé.