Félicitations à notre ami Shelomo Alfassa qui a lancé l’International Society for Sephardic Progress » et qui inaugure cette association avec le premier volume de l’International Sephardic Journal.
Le sommaire du premier numéro, est très riche : Les origines et les stigmates de l’habit de la honte : le «san benito», par notre ami Shelomo qui, en une quinzaine de pages denses, nous explique ce que cet habit d’infamie, que les suppliciés de l’Inquisition devaient revêtir, représentait.
Un article qui me touche particulièrement, retrace l’historique de la Benevolencija, cette admirable organisation caritative, de l’exsangue communauté juive de Sarajevo. Durant les années noires du siège de cette ville, la Benevolencija aida toute la population de la ville, sans distinction, en lui fournissant nourriture, médicaments et soins. Elle assura la poste et les transmissions radio, des populations bosniaques et serbes : musulmans et chrétiens, trouvèrent refuge et un repas chaud. Je l’ai vu, lors de mon voyage dans la Sarajevo meurtrie, en 1992.
Marcia Haddad Ikonomopoulos, signe une émouvante «Histoire derrière une statistique», où elle met un nom, un visage, un témoignage poignant, sur la Shoah des Juifs de Grèce.
Rufina Bernadetti Silva Mausenbaum, une sud-africaine qui a fondé Saudade, une association, qui regroupe des personnes dont les ancêtres étaient juifs, nous raconte la saga d’Artur Calos de Barro Bastos, surnommé l’apôtre des Marranes, qui a ramené, en plein salazarisme, les Juifs cachés de Belmonte, au judaïsme. Ces hommes, ces femmes, ces vieillards et ces enfants qui, durant cinq siècles, ont maintenu la foi de leurs ancêtres, et que Frédéric Brenner, a immortalisé dans son documentaire, « Les derniers marranes ».
Comment la dhimmitude a affecté l’acculturation et l’assimilation des Juifs syriens, qui ont émigré au vingtième siècle, à New York. Une enquête utile et fouillée, de Sarina Roffe.
Le judéo-espagnol, où sommes-nous, où allons-nous ? Telles sont les questions que posent, a juste titre, Karen Gerson Sarhon en y apportant quelques pistes de réflexion, alors que Hayriye Süleumanoglu Yenisoy, étudie l’influence du turc, sur le djudezmo des Balkans.
Seth Ward, examine les effets de l’Holocauste en Afrique
du Nord, car peu savent, que la Shoah a touché également les
communautés juives de là-bas.
Un ouvrage dense de 134 pages,
ISSN 1547-5808, disponible au
www.isfsp.or (email@isfsp.org)