MERCI - THANK YOU – GRACIAS

Vous souvenez-vous de cette veille de Rosh Hashana 1990 lorsque le numéro 0 de Los Muestros sortit des presses. Mille noms figuraient alors ; nous en sommes à cinq mille !

Ce fut un (petit) choc dans notre yishouv. Un journal séfarade. Ciblé par dessus le marché. Tentative suicidaire pour les uns, acte de démence pour les autres. Si on nous voyait difficilement sortir un numéro 1, rares étaient ceux qui prenaient des paris pour le numéro 2, et celui qui songeait à un numéro 3 devait d'urgence se faire soigner pour déficience mentale. J'étais un condamné en sursis (ne le suis-je pas encore actuellement ?).

La raison m'intimait l'ordre de ne pas continuer ; j'aurais été, à tous points de vue, plus à l'aise. Cette raison se fait toujours plus pressante !

Dix ans et quarante numéros après, Los Musetros est devenu le journal séfarade dont le rayonnement dépasse largement nos frontières et va même bien au delà de l'Europe. Qui aurait rêvé frôler ce stade !

Dix ans et quarante numéros après je suis encore là, fidèle au poste, avec quelques rides et quelques courbatures en plus, mais avec des illusions et toujours des rêves plein la tête.

Je dois remercier, avant tout, nos auteurs, sans eux nous ne serions rien. Ils enrichissent, par leurs articles, votre journal. Merci à nos lecteurs : sans eux nous n'existerions pas Ils sont la tolérance même et nous pardonnent nos nombreuses erreurs. Merci à nos annonceurs : sans eux ce serait plus difficile. S'ils ne sont pas encore assez nombreux, certains nous soutiennent depuis nos débuts. Merci à tous nos collaborateurs qui ont assumé le secrétariat tant dans le passé qu'actuellement ; amis bénévoles qui encodez, réalisez la mise en page, qui me déchargez de l'administration, qui assurez notre « régie » publicitaire et le suivi de nos abonnements, merci. Sans vous ce ne serait pas possible. Merci aussi à nos détracteurs et à ceux qui nous critiquent pour le seul plaisir : ils nous obligent à nous surpasser : c'est notre réponse.

Je n'aime pas les bilans, mais s'il en est un que je veux tracer c'est, d'avoir, à notre crédit, apporté un tout petit quelque chose à notre culture et d'avoir été l'initiateur de ce renouveau séfarade. Ma plus belle récompense ce sont ces témoignages, venus parfois du bout du monde, qui nous disent : Los Muestros nous est nécessaire ! J'ai la chance, grâce au journal, de compter d'innombrables amis, connus ou non, de par le monde. Cela paye dix ans de labeur et me donne le courage d'entamer, avec vous à mes côtés se kere el D', quelle douce folie ! cette nouvelle décennie.

Alors merci à toutes et à tous. Vidas largas y para munchos anios et, surtout, aniada buena e alegre, pleine de santé, de bonheur, de paix et de prospérité pour tous..

Do you recall 1990 Rosh Hashana eve when the issue N°0 had just been printed ? It was a (little) chock to our « yishouv ». A sefaradic newspaper. On top of all, it was targeted. A suicidal attenpt for some, a mad act for others. If we were seen issuing with difficulty N° 1, those betting on N° 2 were scarse, and he who was dreaming of a N° 3 needed urgent medical treatement for a mental deficiency. We were like having a suspended sentence (is it no so presently ?).

Common sense summoned us not to carry on. We might have been more at ease on all points. This same common sense is becoming increasingly more urgent. Ten years and forty issues later, we have become the sephardic magazine, the radiance of which goes widely beyond our bounders and even further more than Europe. Never did we dare dream to even reach this stage.

Ten years and forty issues later, we are still here, loyal to our paper. Valiant but with a few wrinkles and a litte stiff but still with our illusions and always our head full of dreams !

We first must thank our contributors, as without them, we would be nothing. They enrichen Los Muestros with their articles. Thank you to our readers : without them we would not exist. They are full of tolerance and forgive our errors. Thank you to our advertisers, without them it would be more difficult. If they are still not enough, a certain number of them have supported us since our beginnings. Thank you to those who took over the secretariat, who carry out the lay out, who relieve me of the administration, of the control of our advertising and of the follow up of the subscriptions. Without you it would no longer be possible.

Thank you to our detractors and to those who criticize us just for fun : they make us overcome ourselves.

I am not found of making evaluations but if there is one that I want to assess, it is to have to our credit, brought a little contribution to our culture and to have been the initiator of the revival of sepharadism. Our best reward are these statements, sometimes from the end of the world, telling us : « you are a necessity to us !» Thanks to Los Muestros I am lucky to count many known and unknown friends throughout the world. Ten years of hard work pay off and give the courage to start, with you on my side se kere el D', but what a sweet madness ! a new decade.

Thank you to all. Vidas largas y para munchos anios y aniada buena a alegre para todos. Vos akodrach de Rochachana de 1990 kuando se kito el numero 0 de Los Muestros de la estampariya ? Mil nombres aperisyan estonses en muestro fitchero en formasyon. Agora estamos kon serka de sinko mil !

Fue un (tchiko) golpe en muestro yichuv. Un jurnal sefaradi : Indemas apuntado ! Tentativa de suisidarse para unos, etcho de un loko para otros. Si mos veyian kon pena kitar el numero 1, ralos eran ke metiyan en bas el numero 2, i el ke sonyava del numero 3, tinia pichin ke ir a azerse kurar por mengua de sehel. Estavamo kondenados a atadrarlo (in no lo estamos atadrando daynda agora ?).

La razon mos mandava de no kontinuar ; uvyeramos sido totalmente a muestras antchas. Esta razon se esta azyendo kada vez mas primoroza. Dyes anyos i kuaranta numeros, i daynda estamos aki, fideles en muestros posto. Valyente malgrado todo, kon algunos desbelos i arrugas, ama kon muestras iluzyones i syempre la kavesa yena d'eshuenyos.

Antes de todo, devemos dar las grasyas a muestros kolavoradores porke sin eyos ya no estariyamos aki. Grasyas tambyen a muestros meldadores : sin eyos ya no egzistyeramos oy. Eyos son el modelo de la toleransya y mos pedronan muestros yerros. Grasyas a muestros pregoneros, sin eyos seriya mas yutch. Si daynda no son muntchos, unos kuantos mos apoyan dezde muestras promeriyas. Grasyas a todos los ke se enkargaron del sekretaryado en tyempos pasados, a todos los ke mos avudan aktuamente : amigos benevolos ke enkodach, odrenach las pajinas, ke me alivyach la administrasyon de muestro rijo publisitaryo i el segimyento de los abonados. Sin vozotros, y no seriya posivle. Grasyas a muestros detraktores i a los ke mos kritikan solamente por sus plazer, eyos mos ovligan a sovrepasarmos para serrarles el biko.

No me agradan los bilansos, ma si ay un punto ke kero sulinyar, es ke tenemos en muestro kredito una kontribusyon muy tchika a muestra kultura, i de aver sido el pionero del renasimyento sefaradi. Muestra rekomen,sa mas ermoza es este kondjunto de testimonyos, yegados a vezes de la fin del mundo i ke mos dizen : «Vos tenemos de menester!».

Tengo el mazal, grasyas a Los Muestros, de kontar kon un lay de amigos, konosidos o no, por el mundo entero. Todo esto me paga 10 anyos de lavoro i me da el koraje de emprender kon vozotros a mis lados, si kere El D', ama ke dulse lokura, un muevo desenyo.

Estonses, grasyas a todas i a todos. Vidas largas i para muntcho anyo y aniada buena a alegre para todos.

Moïse V. Rahmani

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