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(Suite de la page 32)
Il est certain que l'amour fraternel est profond et véritable en toutes circonstances, mais quand l'épouse est malade, son mari désorienté, inquiet et peut-être inexpérimenté, s'affole d'avoir à faire face à une situation nouvelle. En ce qui concerne le couple, le rôle de chacun était bien défini dans les sociétés anciennes. Aujourd'hui les jeunes ont évolué et on entend souvent la formule : « Pas de problème ! »
El ermano para el dia malo
Tr : Le frère pour le jour mauvais.
Qui mieux qu'un frère ou une soeur pour secourir rapidement et inconditionnellement par tous les moyens, le frère ou la soeur se trouvant un jour dans le malheur ou les soucis ? L'enfant unique ressent profondément le manque d'un frère ou d'une soeur.
El marido kerele komo el mehor amigo
i wardate de el komo d'el peor enemigo.
Tr : Aime le mari comme le meilleur ami
et méfie-toi de lui comme du pire ennemi.
Les rapports conjugaux arrivent parfois à se détériorer pour maintes raisons. Lorsque dans un couple règne l'entente et la confiance, tout va bien car il y a amour réciproque. Quand des problèmes provoquent la mésentente, la jalousie et la rancune amènent le couple à se détester, à se haïr, même à divorcer ! Un femme, qui autrefois ne travaillait pas et dépendait de son mari, devait s'en méfier quand leur entente se détériorait.
El ke tyene kutcharon, no se le kema la oya.
Tr : Celui qui a une louche n'a pas sa marmite qui brûle.
S'emploie au sens figuré : des situations les plus difficiles finissent par s'arranger quand on a quelqu'un sur qui on peut compter pour nous tirer d'embarras.
El ke se pone entre la unya i la karne sale fidyondo
Tr : Celui qui se place entre l'ongle et la chair se trouve sali.
C'est une image pour exprimer qu'il ne faut pas se mêler des différends entre des êtres très proches par le sang ou les alliances. Celui qui se mêlerait de leurs problèmes resterait en mauvais termes avec tous ceux que les liens familiaux rapprocheraient tôt ou tard.
El ke se kasa kyere kasa.
Tr : Celui qui se marie veut une maison.
Ce court proverbe reflète le profond souhait des jeunes de vivre indépendants. Autrefois la cohabitation prolongée des parents qui hébergeaient (pour toutes sortes de raisons) leurs enfants après leur mariage, a toujours été une source de conflits.
El ke no le gusta la miel, ke se baya lamber !
Tr : Que celui qui n'aime pas le miel, s'en aille lécher ! (n'importe quoi)
S'emploie au sens figuré pour exprimer le mécontentement de ceux qui, jouissant d'une situation privilégiée, enviable même, se plaignent constamment, n'appréciant pas le bien qu'ils ont.
El ke mutcho eskohe, lo podrido kome.
Tr : Celui qui choisit beaucoup, mange ce qui est pourri.
Encore une image qu'une vielle parente a employé pour me dire qu'étant jeune, elle était difficile quant au choix d'un époux. Ayant longtemps hésité dans ses choix, elle a fini par épouser un homme veuf avec trois enfants et déplorait cela.
El nobyo yeba la nobia i la hente la notche mala.
Tr : Le marié emmène la mariée, et les gens passent mauvaise nuit.
Il est vrai que les nouveaux époux ne pensant qu'au moment où ils se retrouveront seuls, quittent discrètement la salle où se passe la fête. Autrefois il arrivait souvent que les familles soulevaient des problèmes, des intérêts étaient évoqués. Les susceptibilités exacerbées faisaient monter le ton et des gens finissaient par se disputer.
El ke aspera, se desespera.
Tr : Celui qui attend, se désespère.
Les gens sont impatients quand ils subissent une attente prolongée. Ils pensent plutôt au mal qu'au bien, leur inquiétude s'accroît et ils se désespèrent craignant le pire.
El ke no tyene pie, le pone de palo.
Tr : Celui qui n'a pas de pied, en porte un en bois.
(Suite page 34)
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