Los Muestros N°50


octobre dernier, au cours d'un très court séjour en Israël, papa et moi avons eu le plaisir de voir Mr Isahar et Mme Julidè Avzaradel, dans le lobby de l'hôtel.  Ensemble, nous avons passé un moment  très agréable, « avlando di una koza i otra ».  Pour répondre au souhait de papa,  Julidè a accepté de chanter.  Il se souvenait de sa belle voix « de rossignol ». Elle nous a interprété de très beaux  chants hébreux, français, espagnols et turcs.  Elle possède un très grand répertoire.  Sa belle voix s'est élevée claire, quand elle a chanté « Jeruchalayim chel Zahav ».  Tous deux sont fiers de nous parler de leurs talents. Isahar est bien connu par ses beaux poèmes.  Ils aimeraient un jour pouvoir les  publier et enregistrer les chants de Julidè et d'en faire un CD. Ils regrettent vivement de voir que de nombreuses personnes s'intéressent à eux,  à leur savoir, alors qu'ils souhaiteraient plutôt qu'on les aide à réaliser ce rêve.

Avant de vous livrer les anecdotes de M. Isahar, je vous en relate une que j'ai vécue,  il y a de longues années, alors que je me trouvais à l'Oulpan en Israël. J'étais avec deux amis, l'un Américain et l'autre, Français.  Chacun d'eux ne parlait que sa langue et n'avait que des connaissances limitées de l'hébreu.  J'étais à côté d'eux quand j'ai entendu le Français dire à l'Américain : « Iechli roch chel etz » (j'ai une tête de bois ou d'arbre).  L'Américain ne comprenait rien.  Que devait-il imaginer : un bloc de bois ou la cime d'un arbre à la place de sa tête ?  Il restait perplexe, bouche bée, ne sachant que dire.  Le Français avait trop bu la veille et s'était levé avec la « gueule de bois ». Le fait de traduire mot à mot des expressions idiomatiques d'une langue vers une autre, crée ainsi de drôles de quiproquos.  Les expressions du genre en français ne manquent pas.  Rivca, ma soeur me dit : « imagine qu'on traduise en espagnol « un œil au beurre noir ». A mes  amis, je dis « avec un bon au revoir les figures » (koun buenou ver las karas) et à Gaby , la fille de Moïse et Manuela « avec un bon échappement » (souhait à une femme enceinte : koun eskapamientou buenou), comme nous avions coutume de nous le dire, quand nous étions à Elisabethville/Lubumbashi.

Voici le style de situations que Mr Isahar a voulu  décrire, plus de 60 ans plus tard.  Il en connaissait bien les protagonistes.  Il en rit certainement encore tant d'années plus tard.  Il vit et revit ces scènes avec plaisir et nostalgie. « C'était le temps des Copains », ils avaient le sens de l'humour et savaient rire d'eux-mêmes.

Avant de nous quitter, Mr Isahar m'a confié ce texte afin que je le tape et le remette à Los Muestros.   - « Voilà, cher Mr Isahar, c'est chose faite et avec beaucoup de plaisir.  Bisikous à vous deux », Malca.

A mi kerida Julidè, ringrasiamento.

Nunka vo poder agradeserte bastante
Por kuanto me sustenites a kada instante.
Atorgo ke uvo momentos de flakesa
Ke para eskrevir, no me sentava mas a la meza
Ma, grasias a tu obstinasion.
Isites de mi, kaji un eskrevano de profession.
Tu siempre estavas a mi lado
Kuando yo estava diskorajado
La kaji sertitud ke mis poesias
No serian publikadas un dia
Esta situasion apokava mi alegria
Ma tu, siempre me disias
Isahar, no te diskorajes, no deshes de eskrevir poesias
No piedras nunka la esperansa, viendra tu dia.
Grasias muntshas grasias kerida Julide
Yo de esto nunka me olvidare.

Isahar Avzaradel konta.

Keridos lektoris, lo ke vos vo kontar no es imaginacion miya, sinon kosas ke akontessieron en el Congo Belge. Me vash permitir non mensionar nombres de las personas de lo ke vo kontar.

Es bien savido ke los Rodeslis ke imigraron  al Congo Belge, ken mas i ken menos, yevavan kon si una baza de la lingua Franceza no todos los Rodeslis bivieron en grandes sivdades komo Elisabethville, Jadotville, Leopoldville,

(Suite page 36)

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