Souvenir d'un enfant juif (fin).

 

 

Mon oncle Asher.

 

Asher était sans doute le plus lettré de la famille. Il dévorait des montagnes de livres. Il pouvait discuter de n'importe quel sujet. Son allure bohème, ses distractions faisaient notre joie. Avant la guerre, au moment de prendre le train pour partir en vacances, dans le hall de la vieille gare Montparnasse qu'envahissait une marée humaine, il fut pris d'un besoin urgent. Traînant une valise trop lourde, il avise dans la foule des voyageurs un monsieur avec une bonne tête :

-Voulez-vous avoir l'obli-geance de ma garder ceci ? Je reviens tout de suite.

Inutile de dire qu'il ne revit jamais sa valise.

 

A un quart d'heure à pied de chez mes parents, à un jet de pierre des Folies-Bergères, son vaste appartement de la rue Trévise, avec sa succession de pièces et de couloirs, ses tapis épais, sa galerie sur la rue, était mon second foyer. J'y étais accueilli comme le fils de la maison. Il y avait là Huguette et Claudine, mes cousines, leur maman Annette et Madame Mayo, maman d'Annette.

 

Avant la guerre, j'étais très lié à Claudine, la plus jeune, adolescente, fluette, blanche de peau, à la voix fraîche. Je l'écoutais déchiffrer au piano la bluette du jour, un succès de Tino Rossi :

 

" J'ai cueilli sur ta lèvre mignonne

Le frisson de l'amour qui se donne

Marie-Lou – Marie-Lou

Souviens-toi du premier rendez-vous"

Un autre jour c'était :

"Prenez mes mandarines

Elles vous plairont beaucoup

Car elles ont la peau fine…"

 

Toute frêle qu'elle était, elle y mettait un acharnement qui m'énervait et m'enchantait à la fois. A l'âge de 17 ans, elle fut emportée par une encéphalite.

 

Huguette, sa sœur aînée, était l'intellectuelle, l'engagée. Elle militait à la WIZO (Women International Zionist Association.) Elle entreprit mon initiation littéraire, m'incitant à rédiger des récits, à composer des poésies qu'elle me commentait. J'ai encore dans l'oreille son timbre de voix légèrement enroué, comme voilé. De ce timbre à la Suzy Solidor, je l'entends chanter en mesure :

" C'est dans la pipe qu'on met le tabac

Oulla … Oulla…"

 

Elle possédait un meuble, à la mode de l'époque, un "cosy-corner", en angle, bourré de livres". Le cosy décapé, repeint, verni, j'en ai hérité. Il m'a suivi dans mes différentes demeures et figure aujourd'hui dans mon logement de Fontenay.

 

Huguette et ma sœur Gisèle avaient 20 ans en 1940. Par défi, elles descendirent dans la rue pour vendre des journaux en criant les titres, ceci au grand dam de leurs parents. Elles s'étaient bien amusées. Comble de bonheur : elles furent abordées par des officiers allemands qui les invitèrent à dîner. Quand elles leur révélèrent qu'elles étaient juives, ils crurent à une blague. Devant leur insistance, ils tournèrent les talons.

 

En pleine occupation, Huguette décida de franchir la ligne de démarcation. Elle paya un passeur qui la dénonça (le bougre touchait des deux côtés.) On la mit en prison. Son père s'adressa à des cabinets d'avocats, tous aryens, la profession étant interdite aux Juifs par Vichy. Il y eut des démarches, des procès, des plaidoiries. Mon oncle y laissa ses économies. Pour rien. Huguette fut dirigée sur Drancy d'où elle partit pour Auschwitz.

 

Nous avons connu par des rescapés les circonstances de sa fin à quelques jours de l'arrivée de l'Armée Rouge. Atteinte du typhus, elle fut transportée au "revier" l'infirmerie où elle rentra en agonie.

 

Sa mère Annette ne croyait pas à cette version. Tous les jours, toutes les nuits, elle attendait sa fille. Je me rendais moins souvent rue de Trévise. Je me souviens de sa phrase, à l'une de mes visites.

- Tu ne viens plus nous voir. Pourquoi ?

A cause d'Huguette ?

Sous-entendu : depuis qu'elle n'est plus là. Un matin, la pauvre femme comprit que sa fille ne reviendrait pas. Elle ouvrit la fenêtre, passa sur le balcon et se jeta dans le vide, du quatrième étage.

 

Comme des milliers d'autres en Europe occupée, les coups du sort frappaient cette maison : Asher courbant le dos au vent mauvais ne se plaisait pas aux lamentations. La vieille Madame Mayo, hiératique, statue de cire quasi-muette. Seules les mains étaient vivantes : elles filaient au long es heures un interminable spaghetti (la dame moulait à la main des pâtes fraîches) qu'elle coupait au couteau en segments égaux.

 

Seul vestige de son passage sur cette terre, Huguette avait laissé un journal. Comme la petite Anne Frank, elle ne serait pas tout  à fait morte. Le père allait pouvoir retrouver la fille, un style, une intimité, une (re)découverte. Hélas ! Ce cahier contenait un secret. Je ne sais pas comment ma sœur s'était débrouillée, mais le manuscrit était tombé dans ses mains. Asher eut beau supplier, il ne l'obtint jamais.

 

Quel était donc ce secret apte à ternir la mémoire de la disparue ? Ma sœur me l'a confié : Huguette avait un penchant pour les femmes. En foi de quoi, elle détruisit le journal.

 

Dans les locaux de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et L'Antisémitisme), rue de Paradis, il existe une salle Huguette Pessah.

 

Asher vécut une vieillesse solitaire, s'immergeant dans la lecture (il m'a légué une pleine valise de livres.) Nous étions restés sa seule famille. Ma mère – qui ressentait ces deuils successifs comme autant de coups de poignard – l'entourait de soin et d'affection. A titre de réparation, la RFA alloua à mon oncle une rente viagère, de quoi vivre confortablement. Il n'y toucha pas. Il termina ses jours à l'Armé du Salut. A sa mort, le pactole, intérêts et principal, échut à ma sœur.

 

En 1943, ma mère dont la tension était au-dessus de la norme fit un petit accident cérébral. Nous allions la voir dans une clinique de Saint–Mandé où elle se remettait doucement. A ce moment eut lieu la rafle des sujets grecs. Une pêche fructueuse jouant sur l'effet de surprise. Qui l'avait mise au courant ? Je ne l'ai jamais su. Sur son lit d'hôpital, elle apprit l'arrestation de ses amis proches, souvent amis d'enfance.

 

Un soir, elle rentra à la maison, un œuf dans chaque main. Son visage rayonnait :

- Vous ne me croirez pas. J'ai croisé une dame. En voyant mon étoile, elle a crié : "Tenez ! C'est pour vous !". Elle m'a mis les deux œufs dans les mains.

Ma mère colporta la chose d'étage en étage, la conta à ses connaissances, à ses amies. C'était le genre d'événement qui pouvait éclairer toute une semaine.

 

En 1967, un dernier coup lui fut porté avec la mort de son gendre José Papo, qu'elle aimait comme un fils et qui le lui rendait. Mon frère et moi lui avions annoncé la nouvelle dans sa petite chambre à Trouville. Elle perdait son enfant une seconde fois.

 

Comme si cela ne suffisait pas, mes parents traversèrent des nuits d'angoisse quand Claude, leur fils cadet reçut sa feuille de route pour les "opérations de pacifications" en Algérie. Bah ! disait notre concierge, ils ne meurent pas tous. Elle avait raison, il nous revint sain et sauf.

 

Cependant, ma mère se remettait difficilement de tous ces stress ponctués de "Ouaï de mi" (littéralement "Aïe de moi") Elle ne changeait rien à son activité, s'occupait de sa maison, confectionnait des plats gréco-turcs que je n'ai pas eu l'occasion de déguster depuis : filas ou feuilletés au fromage, esfongatos ( plat au four) aux épinards, keftés (boulettes) de veau et poireaux, mulets (le poisson) en gelée, friandises aux graines de sésame, charope (confiture de lait). Des jarres de trouchi (choux et légumes fermentés dans la saumure) emplissait la maison de leurs effluves. Elle gravissait les escaliers, un filet pesant à chaque bras. "Elle est comme le navire du marchand. Elle apporte la nourriture de loin" (livres des proverbes). Pour son mari, elle était tout dévouement, dosant ses médicaments, allant jusqu'à lui éplucher ses fruits.

 

Elle avait des hémorragies nasales (parfois en pleine nuit) qui nous inquiétaient, mais étaient une soupape de sécurité pour ses coups de tension. De temps à autre, elle était secouée de fous rires interminables, d'origine nerveuse, qui nous causaient une certaine gêne.

 

Les trois sœurs, complices depuis l'enfance étaient fières de ce nom de Pessah, et considéraient sans doute cette jolie fête, comme un signe du destin à elles réservé.

 

Elise tenait un magasin de mode que fréquentaient des notabilités, des actrices de cinéma, des signatures du théâtre et du journalisme. Il lui arrivait de recevoir tout ce monde dans le petit appartement de la rue de Ponthieu. Elle faisait don à ses sœurs de toilettes presque neuves, de robes de grands couturiers. La malheureuse mit quatre ans à mourir d'une leucémie. "Mal Suerte". Depuis, ma mère ne s'occupait plus de sa mise vestimentaire. Elle en avait oublié le goût.

 

Au fil des mois, elle perdit son embonpoint. Vers la fin, elle se rapetissa, devint une petite vielle sèche, comme consumée, vidée de l'intérieur, Son cercueil nous parut léger.

 

Au cours des années noires, j'ai vécu avec insouciance ma vie d'adolescent, d'écolier à la fois chahuteur et studieux. A creuser le passé, il me vient un goût d'encre : cette soirée du printemps 1942, où ma mère et ma sœur cousaient les étoiles jaunes sur les vestes et les manteaux. Combien de familles, au même moment, ont connu ces remugles du Moyen-Age. "La France socia-liste" (quotidien collabo) du lendemain publiait en première page une caricature : un monsieur rondouillard, fortement profilé, abordait un agent de la circulation:

-La place de l'Etoile, s'il vous plaît ?

-Sur la poche gauche et bien cousue !

 

Je ne me voyais pas me rendre à l'école avec cette décoration en forme de crachat. J'ai failli rebrousser chemin. Accompagné de mon petit frère, jambes flageolantes, je franchis le seuil de l'école primaire, rue des Petits-Hôtels (Xème arrondissement).

Nous étions l'attraction du jour. Une version raffinée du pilori ! (titre d'une feuille antisémite). Il y eut des commentaires, des clins d'œil. Le troisième jour tout redevint banal.

 

Je ne recherchais pas les camarades "étoilés". Je les évitais. Pourquoi ? Je n'appartenais pas à cette tribu. Plus tard, je me suis posé la question : le marquage à l'étoile jaune plus le tir de barrage de la propagande nazie, relayée par la presse collabo et ses gourous (Doriot, Déat, Maurras, Céline, Philippe Henriot…) avaient dû ébranler bien des esprits. Un fonds de vérité ? Ah ! "l'échelle des valeurs" qui fonde la morale et l'action et que renverse la fortune des armes ! Si j'avais été un vieux gaulois à tête ronde, ne serait-ce qu'une heure ! Une heure seulement… A l'instar de l'honnête homme européen de l'après-guerre, à l'œcuménisme moyen, je me serais proclamé "tolérant" pour le plaisir. Ou aurais-je fait comme ce juif converti qui renia sa mère et plongea dans l'antisémitisme militant ? Vous aurez reconnu Karl Marx.

 

Ce n'est pas un mince dilemme. Et si mon étoile m'avait immunisé. Fort à propos Chaplin (je cite à dessein ce "gentil" qui nous a réintégrés dans la cité), B.H.L. Menuhin, Rabin et les autres… nous ont refait une virginité. La grimace d'Albert Einstein tirant la langue nous a enseigné la relativité de toute chose.

 

Je l'ai dit, nous étions insouciants, mauvais sujets, fauteurs de chahut. "On était jeunes, on était fous". Autre point commun avec la rengaine d'Aznavour, l'obsession de la faim.

Un matin M. Pécaud, le directeur de l'école, vêtu de sa veste à la manche flottante (il avait perdu un bras) déboula en plein cours de géographie :

- Je suis désolé, mon pauvre Nisembaum. Tes parents ont été arrêtés.

 

Effondrement de notre camarade. Un vent glacial courba les têtes. Cela ressemblait à une punition collective. Mes deux meilleurs amis étaient Gaston Etienne (frère des duettistes "les Sœurs Etienne) et Claude Gousset (qui devint trombone dans la formation de Claude Bolling). Ils n'avaient pas de mots assez cinglants pour dire leur tristesse et leur colère, au diapason d'ailleurs du reste de la classe. Vienne, Simonnet, Sigon-neau, Grobot, Rodas, Toussaint, Loubinoux et tous les autres… Où êtes-vous aujourd'hui ?

 

Et vous, Coifman, Cohen (qui changea son nom en Carrel), Zilbéras dit Zilbé, issu de parents lituaniens, devenu champion international de danse acrobatique… Zlotnik, à la verve de titi et au rire communicatif, jeté comme une graine à des milliers de kilomètres du "Shetl" berceau de sa famille. Ecoliers obligés à l'école buissonnière pour glisser entre les tentacules. Salut les copains !

 

Dans cette école rue des Petits-Hôtels, M. Robert Jospin (père de Lionel) fut instituteur jusqu'en 1935. En 1953, directeur d'un internat pour enfants inadaptés, où je fis mes premiers pas d'enseignant, il me forma au métier.

 

Un matin de 1943, juste avant de boucler mon cartable pour l'école, mon père m'emmena dans la salle de bains :

- Regarde… ma valise est prête. S'ils viennent me cherche pour Drancy.

 

Qu'est-ce qui peut m'arriver ? Tant que le vieux est là, nous sommes tranquilles (Pétain était le père qui distribuait aux écoliers biscuits et comprimés de vitamines C.)

 

Je suis resté muet. Je n'ai manifesté aucune émotion malgré un goût de sable dans la bouche. Drancy, c'était quoi ? Un centre de regroupement ? Un camp ? Avec la présence rassurante des gendarmes français ? Peut-être une résidence avec des chambres et des dortoirs… (1)

 

Il m'est arrivé, en ce temps-là de prendre un train de banlieue. Il y eut un arrêt. Je lus le nom de la gare DRANCY. Un flot de sang monta à ma gorge, alluma mes joues. J'aurais voulu disparaître. J'étais persuadé que tous les regards étaient fixés sur moi.

 

Après la libération, je contemplais sur la cheminée une grande photo de Pépé Pessah.

- Eh oui ! Soupira ma sœur, ils l'ont brûlé. De ma part, aucune réaction. Idem quand j'appris la crémation de Huguette, de Dario, de Marius. Aucun signe extérieur. Je passai à autre chose.

 

Aujourd'hui, nous découvrons les enfants victimes d'agressions sexuelles. Ils baissent la tête, ne parlent pas, ne dénoncent pas. IL s enfouissent leurs blessures, une façon de les nier, car de victimes ils deviennent coupables. En parlant, ils transgressent un tabou. C'était cela le génocide : un viol, une saga libidineuse. Dans le silence feutré des consciences, le mot "juif" conservait, même après la libération, sa charge émotionnelle. Dans les milieux non concernés, il jetait un froid, interrompait les conversations. Manque de tact ou de pudeur ? Nous sommes dans l'inavoué. Rien à voir avec l'antisémitisme qui, lui, s'exprime. Comme s'il existait deux sphères distinctes, non communicantes, avec leurs clins d'œil et leurs codes à usage interne. Comme si, après l'ouverture des fosses à viande et le retour des somnambules en pyjamas rayés, cette société avait le juif honteux ; ça sent le gaz ! Comme on dit.

 

Aux deux procès Pétain et Laval la "chose" n'est pas évoquée. L'art, le journalisme restent dans le ton. Le cinéma, le théâtre ne comportent pas de personnages aux noms sulfureux, mis à part "Maître après Dieu" du Hollandais Jan de Hartog et "Le Vicaire" de l'Allemand Ralf Hocchuth. Dans ses mémoires, Charles de Gaulle s'autorise une allusion furtive.

 

Ce n'est pas une consigne, c'est un consensus. Le traumatisme avait traversé tous les tissus sociaux, jusqu'aux formations politiques. Cela est flagrant pour le Parti Communiste : dans les cellules, aux différentes tribunes, on ne désigne pas, on n'identifie pas. La mythologie de la Résistance décline les noms de héros issus du terroir. Au point qu'il a fallu créer comble de paradoxe ! à côté des jeunes communistes de l'U.J.R.F. l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide, avec sa section jeunesse, les "Cadets" moitié militants, moitié scouts.

 

Cela dit, ce remuement de souvenirs, provisoirement ache-vé, comme Jérémie, comme Job harcelant Yahvé de questions, je mourrai sans avoir mes réponses. En communauté de martyre avec la nation tzigane, nous étions les nuisibles, les coupables.

 

Coupables de quoi ? mein Führer.

Coupables de quoi ? Monsieur le Maréchal, vous qui avez promulgué les deux textes de loi "portant statut des Juifs".

 Coupables de quoi ? Sa Sainteté, vous qui avez lu ces textes, avant promulgation et les avez renvoyés avec votre imprimatur. Et pourtant on imagine le successeur de Saint-Pierre son rôle de chef des catholiques, au micro de Londres, galvanisant ses cardinaux, ses évêques, ses curés, ses fidèles dans tous les pays occupés.

 

Nombreux dans la hiérarchie : Mgr Salièges à Toulouse, Mgr Théas à Montauban, le cardinal Gerlier à Lyon, etc… ne demandaient qu'à assurer les relais. Une stratégie de solidarité d'entraide, un éveil de la conscience publique. Pas d'action révolutionnaire ou porteuse de risques. A chaque office, une lecture d'une page de l'Ancien Testament, à la source des  valeurs judéo-chrétiennes. Donner son nom à Mathieu l'Evangéliste : Lévy. Ce passage de l'Evangile selon St-Jean (4,21) avec dans la bouche de Jésus s'adressant à la Samaritaine :… "Parce que le salut vient des juifs". Et Saint-Paul (Galates 28-29) "Il n'y a pas de juif ni de grec, il n'y a pas d'esclave ni d'homme libre… car vous êtes tous dans le Christ".

 

Emmenez aussi les enfants".  Au moins cette directive de Pierre Laval, à  l'occasion des grandes rafles, avait-elle une logique. Qu'allait-on faire de ces orphelins tombés désormais à la charge du pays ? Le secours National avait d'autres bouches à nourrir. Qui allait s'occuper de leur toit, de leur éducation ? D'autant que ces fils et filles de suppliciés allaient vouer à l'Etat une haine mortelle. Autant réchauffer une multitude de serpents. Ils furent 11 000 de moins de 16 ans partis de Drancy pour ne plus revenir. Au revoir les enfants !

 

Juin 2001 – Madame Catherine Tasca, ministre du gouvernement Jospin, décrète le classement du site de Drancy – occupé par une cité H.L.M. – au rang de monument historique inscrit au patrimoine.

Michel Yaèche


Retour au sommaire


- Copyright © 2003: Moïse Rahmani -