Au revoir Daniel,
Nous nous joignons à la douleur de la famille Hasson pour la perte
à Genève du cher Daniel. Une profonde amitié liait nos familles depuis des
générations.
Je me souviendrai toujours, avec émotion, de l'aide et du
réconfort que Bertha, ZL, sa maman, prodiguait à mon père atteint du mal qui
devait l'emporter quelques mois plus tard. Voisins de palier à Sea Point (Cape
Town) où mon papa était venu achever sa course pour reposer près de sa mère,
Bertha lui confectionnait les plats qu'il était incapable de manger. D'amie,
de cousine éloignée, elle était
devenue sœur.
Par delà les années, par delà la mort, je lui voue, ainsi qu'à son
mari Abner, une reconnaissance vivace.
La même amitié qui unissait nos parents nous avait rapproché.
Daniel et ses frères, Jacques et David, étaient des compagnons de plus de trente
ans. Bien qu'il fusse mon aîné, j'étais très proche de lui. Nous nous
téléphonions souvent et il ne venait jamais à Bruxelles sans passer nous voir
avec son épouse, Adelina..
De bon conseil, sage, avisé, il avait gravi les échelons de sa
société, Merrill Lynch. De simple courtier il était devenu un de ses
vice-présidents. Il initia sa carrière à Cannes, la continua à Bruxelles puis à
Genève. Seule la maladie qu'il affronta avec courage interrompit sa course. Sa
position dans les sphères de cette multinationale n'altéra en rien sa modestie :
il demeurait l'homme qu'il fut toujours : serviable, modeste, loyal et
affectueux envers les siens et envers ses
amis.
Sa disparition laisse un vide difficile à combler. Son souvenir
demeure en nous et sera source de
bénédictions.
Je transmets à sa femme, à ses enfants Georges et Robert, à ses
petits-enfants, à ses frères toute notre profonde et affectueuse
sympathie.