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Sépharadim
Gaby E. Benatar
Sans vouloir, en aucune façon, porter des critiques sur un texte d'histoire parfaitement écrit sur les Juifs « Sépharadim » de Chine, je tiens seulement à faire une mise au point et réparer une erreur que tout un chacun commet lorsqu'il parle ou écrit sur les « Sépharadim ».
Les Sefaradim, dont dérive le mot « Sepharade » vient d'ailleurs de l'hébreu et désigne l'Espagne. Ceux-ci sont les descendants directs des Juifs qui furent expulsés de la Péninsule Ibérique par la Sinistre Inquisition, et ceci on ne le dira et répétera jamais assez. Donc logiquement et en aucun cas, ils ne peuvent être assimilés aux Juifs de l'Exil de Babylone. Comme on le sait, les Juifs d'Espagne ont, à l'expulsion, essaimé dans le pourtour du Bassin Méditerranéen (une partie de l'Afrique du Nord, quelques villes d'Italie, comme Livourne par exemple, la Bosnie et principalement Sarajevo, la Bulgarie, la Turquie et les îles de la Mer Egée (Rhodes - Cos) ainsi que l'Ile de Corfou, la Grèce, une partie de la Roumanie et vers l'ancienne Palestine (principalement Jérusalem - Safed et Tibériade). D'autres, en plus petit nombre, ont essaimé vers les Pays occidentaux, comme le Sud de la France, la Hollande, et plus tard l'Angleterre sous le régime de Cromwell. Ceci est, à peu près, la saga des Juifs d'Espagne qu'on appelle « Sefaradim ». Les Juifs « Babyloniens » appelons-les ainsi pour les différencier, (Irakiens, Iraniens, Syriens , Libanais, Indiens et autres de la région) ont au contraire émigré dans le sens inverse et se sont éparpillés dans les territoires du Continent Asiatique (Chine, Afganistan et autres).
Les Sefaradim n'ont jamais participé en bloc à une immigration vers ces pays lointains. Individuellement cela est bien possible mais cela ne veut pas dire, en aucun cas, que ce sont des Sefaradim qui ont pénétré dans ces contrées où rien ne les attiraient (ni la langue, ni la culture, ni les mœurs, ni les us et coutumes). Tout était différent pour eux. Chacune de nos ethnies possèdent leur propre passé, leur propre culture et leur propre us et coutume, bien que tout cela se rejoint par le biais de la même religion et que nous formions un seul et même peuple.
Dans une étude que j'ai développée dans les colonnes du Journal « Los Muestros », il y a déjà quelque temps, je donnais mon opinion sur le sujet et sur ce que j'aurais aimé qu'on dénomme la troisième force du Peuple Juif, à savoir : les Orientaux (en hébreu : Mizrahim).
Il y avait donc les Ashkenazim, les Sépharadim et les Orientaux desquels font partie les Juifs dits; « Babyloniens » et tous ceux qui habitent et vivent dans les Pays de l'ex-U.R.S.S. Les Juifs qui ont donc, émigré en Chine tout au long de l'Histoire et qui s'y sont installés et perdus dans la masse, sont donc des « Babyloniens » pour la plupart et non des « Sefaradim ». Cette mise au point faite, je félicite très chaleureusement Frédéric Viey pour l'excellent article qu'il a publié qui peut très bien être développé, par ailleurs, afin de mieux faire connaître la
« Saga » des Juifs des Indes et autres Irakiens, dans le Continent chinois et asiatique.
Gaby E. Benatar
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