Ces derniers jours, l’intention du gouvernement d’augmenter à nouveau les cotisations des travailleurs indépendants a fait couler beaucoup d’encre. Cependant, ce qui me préoccupe réellement va au-delà de la question économique : il s’agit d’un sabotage silencieux sur le plan éducatif. En tant qu’enseignant et entrepreneur, je suis particulièrement sensible à cette situation où les deux mondes se rencontrent, ici au pire moment possible. Le gouvernement a décidé de supprimer le cours sur l’entreprise et l’initiative entrepreneuriale, le remplaçant par un cours sur l’employabilité.
Ce changement peut sembler anodin, mais il est en réalité significatif. En passant à un enseignement axé sur la recherche d’emploi, nous déshumanisons progressivement l’esprit entrepreneurial. Au lieu de former des leaders capables de créer des projets, nous risquons de former des employés, nous instruisons pour obéir plutôt que pour innover. Certes, l’employabilité est essentielle, mais sans entreprises, il n’y a pas d’emplois. Si nous n’encourageons pas le risque entrepreneurial, quel avenir attend ceux qui sont préparés ? Un pays qui prépare sa jeunesse uniquement à chercher un emploi risque de demeurer à la merci de ceux qui créent des opportunités. Notre rôle est d’inculquer l’initiative, d’inciter à proposer, à prendre des risques et à bâtir. Au lieu d’apprendre à se conformer, il est primordial d’apprendre à transformer le monde.
Je ne souhaite pas que ma fille croie que la voie correcte consiste à se soumettre et à suivre une trajectoire prédéfinie. J’aspire à ce qu’elle sache qu’elle peut tracer son propre chemin. Nous allons continuer à innover, car chaque entreprise qui voit le jour représente un avenir prometteur. Même si le système semble nous inciter à nous plier, nous resterons résolument audacieux. Parce qu’un pays a besoin d’entrepreneurs pour prospérer.
Bon à Savoir
- Le lien entre éducation et entrepreneuriat est essentiel pour l’avenir économique d’un pays.
- Les compétences d’initiative peuvent être cultivées dès le plus jeune âge.
- La diversité des parcours professionnels enrichit le tissu économique.
- Les entreprises sont souvent des moteurs de changement dans la société.
- Encourager un esprit critique est fondamental pour la formation des jeunes.
Dans un monde qui évolue à un rythme effréné, il est crucial de réfléchir à la place que nous accordons à l’entrepreneuriat dans notre système éducatif. La manière dont nous formons les générations futures influencera les structures économiques et sociales. Favoriser un climat d’innovation et de prise de risque pourrait être le levier permettant à nos sociétés de se réinventer et de prospérer face aux défis qui les attendent.