La production totale dans le secteur de la construction devrait désormais croître de seulement 1,1 % en 2025 et de 2,8 % en 2026, une révision en baisse par rapport aux prévisions précédentes de 1,9 % en 2025 et 3,7 % en 2026.
Les entreprises de la chaîne d’approvisionnement dans la construction signalent un ralentissement de l’activité depuis le printemps, en particulier dans le secteur du logement privé, des infrastructures routières et des nouveaux bureaux commerciaux.
Pour le logement privé, la production devrait augmenter de 2,0 % en 2025 et de 4,0 % en 2026, une révision à la baisse par rapport aux prévisions antérieures de 4,0 % en 2025 et 7,0 % en 2026.
Après une forte baisse de la demande entre 2022 et 2024, les constructeurs de maisons soulignent que la demande et l’accessibilité restent les principaux défis dans les régions où les prix de l’immobilier sont élevés.
D’autre part, dans les zones où les prix sont plus abordables, la viabilité des chantiers pose problème, avec une liste croissante de coûts supplémentaires imposés par le gouvernement.
Concernant les infrastructures, une hausse de 1,9 % est attendue en 2025 et de 4,4 % en 2026, mais les variations au sein du secteur sont significatives.
Les secteurs de l’eau, des égouts, ainsi que de la production et la distribution d’énergie devraient devenir des moteurs clés de croissance l’année prochaine, grâce à des investissements records.
En revanche, les dépenses liées aux routes devraient diminuer au cours des prochaines années, en raison du retard dans la stratégie d’investissement routier (RIS) et de la réduction des financements par rapport à la précédente RIS2.
Dans le secteur ferroviaire, des inquiétudes croissantes subsistent quant au “reset” du projet HS2 par le gouvernement, qui pourrait entraîner des retards, tandis que le démarrage de projets majeurs, comme la station Euston, reste incertain étant donné leur financement privé prévu.
Rebecca Larkin, responsable de la recherche construction à la CPA, a indiqué : “La reprise de l’activité dans la construction attendue au début de l’année ne s’est pas matérialisée, l’incertitude continuant à freiner les achats de logements, les dépenses d’amélioration de l’habitat et les décisions d’investissement du secteur privé.
“Les risques liés à l’augmentation imminente des taxes dans le budget d’automne de novembre se sont accrus, ce qui incitera probablement les ménages et les entreprises à retarder leurs dépenses et leurs investissements, limitant ainsi la demande dans les plus grands secteurs de la construction.
“Les effets de cette incertitude pré-budgétaire se font déjà sentir, mais l’impact des hausses d’impôts budgétaires se fera sentir de manière plus forte à l’approche de 2026.
“Pour l’heure, les prévisions tablent sur une croissance de 2,8 % de la production dans le secteur de la construction l’année prochaine, principalement soutenue par le secteur public, les infrastructures et la construction de logements. Toutefois, l’étendue des hausses d’impôts et des coupes budgétaires du gouvernement, ainsi que leurs répercussions sur les différents acteurs, joueront un rôle décisif dans la détermination du caractère croissant ou déclinant de l’industrie en 2026.”
Bon à Savoir
- La croissance prévue pour 2025 et 2026 a subi des ajustements notables, soulignant une tendance à la prudence dans le secteur.
- La viabilité des projets de construction dépend fortement des coûts imposés par des réglementations gouvernementales.
- Les secteurs liés aux infrastructures montrent de grandes disparités, avec certains domaines promettant des croissances intéressantes.
- Les préoccupations liées au financement des projets publics et privés continuent d’affecter les perspectives de développement.
- Les tendances récentes mettent en avant l’importance d’observer l’impact des décisions fiscales sur l’économie de la construction.
Il est important de garder à l’esprit que l’économie de la construction est un indicateur révélateur de la santé globale du marché. Les défis d’aujourd’hui, qu’ils soient économiques ou réglementaires, émettent une multitude de questions sur l’avenir. Comment le secteur pourra-t-il s’adapter aux fluctuations de la demande et aux changements législatifs ? L’interaction entre le secteur privé et public sera cruciale pour façonner un avenir durable et prospère. Ce courant d’incertitude pourrait-il finalement servir de catalyseur pour l’innovation et la transformation des pratiques dans ce domaine, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités ?