Après deux décennies d’engagement envers les jeunes entreprises et la formation des futurs entrepreneurs, l’office de SECOT Salamanca, ou Seniors Espagnols pour la Coopération Technique, aspire à se faire davantage connaître, comme l’indique son président pour la délégation de Valladolid, Gerardo Rico. Dans cette province, quatorze retraités de divers secteurs offrent bénévolement leur expertise pour accompagner et conseiller les entrepreneurs et les PME. Majoritairement, leur activité consiste en des conférences et des ateliers destinés aux étudiants, atteignant près de 300 jeunes chaque année.
Lors de la célébration du vingtième anniversaire de SECOT à la Cámara de Comercio, Rico a partagé son constat : « Un certain désenchantement se fait sentir concernant l’entrepreneuriat. Il est d’ailleurs surprenant de constater que ce sont souvent des étrangers qui viennent demander des conseils, plus que les Espagnols. » Il a également souligné qu’en interrogeant des collégiens sur leur désir de devenir entrepreneurs, seulement deux ou trois lèvent la main, alors que la majorité aspire à devenir influenceur ou YouTuber. Selon lui, ce phénomène est le reflet d’un problème éducatif, aggravé par des obstacles réglementaires pour les entrepreneurs et les travailleurs autonomes.
SECOT est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique. Elle regroupe des professionnels et des dirigeants, retraités ou en activité, qui mettent volontairement leur savoir-faire à disposition pour orienter les entrepreneurs, les entreprises et les organisations sociales. Depuis sa création en 2005, la délégation de SECOT Salamanca a accompagné de nombreux projets, promouvant un modèle de développement reposant sur le partage des talents, la confiance et la coopération intergénérationnelle.
Lors de l’inauguration de cet événement marquant, étaient présents le conseiller de l’économie et des finances, Carlos Fernández Carriedo; le maire de Salamanca, Carlos García Carbayo; le vice-président de la Chambre de Commerce de Salamanca et président de la Confédération des Entrepreneurs de Salamanca (CES), Antonio Rollán; ainsi que le président de la Délégation de Valladolid, Gerardo Rico González.
Le maire García Carbayo a mis en avant que « Salamanca est une ville jeune, riche de talents, qui mise sur l’innovation et a besoin de personnes pour guider les jeunes entrepreneurs désireux d’avancer dans leurs projets. » Il a salué le travail de SECOT, qu’il a qualifié de véritable « boussole » pour ceux qui souhaitent entreprendre, consolider un projet ou réorienter leur parcours professionnel.
De son côté, le président de CES, Antonio Rollán, a souligné l’importance de cette structure pour soutenir tous les entrepreneurs, ainsi que la qualité de l’accompagnement qu’elle propose.
Enfin, le conseiller de l’économie a rappelé, selon un rapport de la Fondation SECOT, que la Castille-et-León est la troisième communauté autonome d’Espagne en matière de rétention des talents. « Nous devons exploiter le potentiel des seniors qui, bien qu’éloignés de la première ligne de l’activité professionnelle, possèdent toujours un savoir-faire, un talent et du temps à offrir. Ils jouent un rôle crucial en soutenant les jeunes qui ont des idées d’entreprise et en leur apportant des conseils basés sur l’expérience. Nous tenons à remercier SECOT pour ces 20 ans de dévouement à cette mission entièrement bénévole », a-t-il conclu.
Bon à Savoir
- Les membres de SECOT sont principalement des retraités qui se consacrent à la formation des futurs entrepreneurs.
- Les ateliers organisés touchent spécifiquement les jeunes, avec un accent sur l’entrepreneuriat.
- Le désenchantement face à l’entrepreneuriat chez les jeunes pourrait être lié aux influences médiatiques modernes.
- SECOT promeut une coopération intergénérationnelle, essentielle pour le partage de connaissances.
- Cela souligne l’importance d’un système éducatif qui encourage l’esprit d’entreprise.
Cette initiative mérite une réflexion sur la manière dont les valeurs entrepreneuriales peuvent être cultivées dès le plus jeune âge. Dans un monde où la tendance semble s’orienter davantage vers le divertissement numérique, il est primordiale de repenser la manière dont nous inspirons la prochaine génération. L’entrepreneuriat ne devrait-il pas être valorisé autant que des carrières moins conventionnelles, afin de forger un avenir équilibré et innovant ?