Crise industrielle : les révélations percutantes de l'économiste étoile Natalia Zubarevich sur l'argent et la restauration !
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La Russie s’achemine rapidement vers une nouvelle crise, comme l’a souligné l’économiste réputée, Natalia Zubarievitch, lors de la conférence internationale “Conseil des Fonderies”. Elle rassure en affirmant que cette crise n’est pas sans précédent et invite à réfléchir aux actions à entreprendre dans ce contexte difficile.

Sur le rythme de croissance

— Tous les indicateurs révèlent un ralentissement de la croissance. La production minière est en baisse depuis plus de deux ans. Le secteur de transformation affiche une stagnation, tandis que la construction de logements est en très mauvaise posture. Le transport de marchandises montre également des indicateurs négatifs. La consommation de détail stagne, même si la restauration, les salaires, et les revenus réels des ménages affichent de bons résultats, a-t-elle illustré avec des graphiques issus de Rosstat.

Si l’on investit davantage dans le secteur de la défense, le quatrième trimestre pourrait s’améliorer légèrement. Cependant, le trend général reste clair.

— Natalia Zubarievitch, économiste, experte en développement régional

Sur l’industrie

— En examinant les volumes physiques de la production, les dernières données de Rosstat pour janvier à octobre indiquent que toutes les production, sauf l’or, sont en déclin. La métallurgie stagne presque à zéro, grâce à des exportations d’aluminium vers la Chine. La métallurgie noire et la métallurgie non ferreux affichent également des baisses, les données sur le cuivre ne sont pas publiées.

La transformation du bois est presque à l’arrêt depuis l’automne 2022 lorsque les sanctions ont bloqué les ventes vers l’Europe. Les résultats des produits chimiques sont globalement décevants, à l’exception des engrais. L’ensemble du secteur du BTP, notamment le béton et les matériaux de construction, est en forte baisse, reflétant une chute de la demande dans le logement. L’industrie mécanique civile souffre également, avec des baisses significatives dans certains produits.

Oh, ai-je effrayé quelqu’un avec mes chiffres ? Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas encore la fin.

— Natalia Zubarievitch, économiste, experte en développement régional

— Les seules améliorations proviennent du complexe de défense. Les secteurs de la région Volga et du Centre, où se concentrent les industries défensives, sont les plus performants. D’autres régions, où la défense est moins présente, sont dans une situation plus délicate.

Sur le climat économique

— En 2025, plus de la moitié des régions du pays seront en déclin. Mes pensées vont aux habitants de Tcheliabinsk, qui subissent un déclin majeur en raison de leur forte dépendance à la métallurgie noire.

Sur les contrastes économiques

— La statistique indique un déséquilibre flagrant. Par exemple, vous serez surpris d’apprendre que Moscou compte pour plus de 14 % de l’industrie de transformation de la Russie. Ce chiffre soulève des questions sur la répartition géographique des industries.

La région de Tcheliabinsk affiche plus de 3 % de la production de transformation en raison de son industrialisation. L’année 2023 a été marquée par une récession qui devrait s’aggraver à partir de la fin de 2024.

Sur l’investissement

— Les investissements en Russie sont principalement concentrés à Moscou, qui attire environ 20 % des investissements du pays. Au second rang, la région de Tioumen, grâce à ses ressources gazières et pétrolières.

La dynamique est claire : les régions disposant de grands projets industriels se démarquent. Cependant, beaucoup d’entre elles manquent d’une croissance d’investissement significative.

En 2024, 62 % des investissements proviendront des propres ressources des entreprises, un chiffre qui devrait diminuer.

Sur la consommation

— Activité de consommation semble susciter des inquiétudes. Cependant, le secteur de la restauration prospère, affichant une croissance de 8,4 % cette année, avec un impressionnant 22 % à Moscou.

Les habitants de l’Oural semblent bien se porter : la région d’Iekaterinbourg a enregistré une augmentation de 16 % pendant la période de janvier à septembre, montrant une dynamique positive.

Bon à savoir

  • Les tendances dans l’industrie au niveau régional varient considérablement.
  • La dépendance à la métallurgie noire laisse certaines régions vulnérables.
  • Le secteur de la défense ressort fortement, tandis que d’autres secteurs peinent à se rétablir.
  • Moscou continue d’attirer la majorité des investissements, soulignant un déséquilibre régional.

En dernier lieu, ces observations interrogent la manière dont les régions se préparent à cette inévitable crise. Quelles stratégies doivent-elles développer pour renforcer leur résilience face aux défis économiques ? L’unité des efforts collectifs pourrait-elle orienter le pays vers une nouvelle dynamique de croissance ? La quête de solutions durables pourrait offrir un espoir précieux à un avenir incertain.



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