Investissement de 120 millions de livres pour sauver la dernière usine d'éthylène du Royaume-Uni !
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La société de chimie Ineos, dirigée par Jim Ratcliffe, a reçu un financement gouvernemental de 120 millions de livres pour contribuer à la sauvegarde de la dernière usine d’éthylène du Royaume-Uni, située à Grangemouth. Cet investissement est censé préserver plus de 500 emplois.

Selon le gouvernement britannique, ce soutien à l’usine écossaise est crucial pour maintenir une partie essentielle de l’infrastructure chimique du pays. L’éthylène produit sur ce site est fondamental pour la fabrication de plastiques médicaux, le traitement de l’eau ainsi que pour l’industrie aérospatiale et automobile.

Keir Starmer a indiqué que cet investissement, accompagné d’une injection supplémentaire de 30 millions de livres de la part d’Ineos, témoigne de l’engagement de son gouvernement à « investir dans l’avenir de la Grande-Bretagne ». Il a précisé : « Il s’agit de bons emplois, de communautés solides et d’une économie moderne qui profite à tous. »

Jim Ratcliffe, âgé de 73 ans, possède une participation minoritaire dans Manchester United et dispose d’une fortune de 14,7 milliards de dollars (environ 11 milliards de livres), selon l’indice des milliardaires de Bloomberg. Il a ajouté que le soutien du gouvernement « protège 500 emplois de valeur supérieure, sécurise les chaînes d’approvisionnement et préserve les capacités industrielles nécessaires à la nation ».

Ce partenariat sera dévoilé lors d’une visite à Grangemouth par la ministre des Finances, Rachel Reeves, et le secrétaire d’État au Commerce, Peter Kyle. Cependant, cet accord revêt également des implications politiques significatives.

Les gouvernements écossais et britannique ont été vivement critiqués pour leur lenteur à remplacer les centaines d’emplois perdus plus tôt cette année suite à la fermeture d’un autre grand site d’Ineos à Grangemouth, une raffinerie coentreprise avec PetroChina.

La crise politique liée aux pertes d’encadrement d’emplois causées par la transition énergétique s’est accentuée lorsque ExxonMobil a annoncé la fermeture de son usine d’éthylène vieillissante à Fife, avec à la clé 429 postes menacés. Dans ce cas, le gouvernement britannique a refusé les demandes d’investissement, arguant que le site n’avait pas d’avenir compétitif.

À moins de six mois des élections pour le parlement écossais en mai, les derniers sondages d’opinion montrent que le parti travailliste accuse un retard considérable sur le Parti national écossais, s’affrontant même avec le parti Reform UK, les électeurs quittant le travailliste en raison de la gestion de l’économie par le gouvernement britannique.

Le ministère des Affaires et du Commerce a souligné qu’environ 40 % de la capacité de production d’éthylène en Europe était soit fermée, soit à risque.

Rachel Reeves a réaffirmé la position du premier ministre : « Nous avons promis de soutenir des communautés comme Grangemouth et nous tenons cette promesse. » Elle a ajouté que cet investissement crucial sécurise les emplois des centaines de personnes travaillant sur le site tout en préservant la résilience nationale.

Le financement fait suite à deux autres annonces d’emplois à Grangemouth, co-publiées par les gouvernements écossais et britannique, avec près de 10 millions de livres pour créer de nouvelles usines de produits chimiques verts à faible empreinte carbone, générant potentiellement 310 nouveaux emplois d’ici 2030.

Parallèlement, Ineos envisage de supprimer plusieurs centaines de postes dans ses sites à travers le monde en raison de la pression croissante liée au coût élevé du gaz, utilisé comme matière première dans ses raffineries. Des suppressions d’emplois sont également prévues dans son site chimique à Hull, tout en renforçant les efforts contre les importations de produits chimiques bon marché dans l’UE.

En somme, cette initiative gouvernementale soulève des questions sur l’avenir des industries traditionnelles face aux défis de la transition énergétique et sur la capacité des gouvernements à accompagner ce changement sans engendrer des pertes d’emplois significatives.

Bon à Savoir

  • Ineos a déjà investi dans des projets de chimie verte et vise à s’adapter aux nouvelles normes environnementales.
  • Le soutien gouvernemental à Grangemouth pourrait influencer d’autres décisions d’investissement dans le secteur chimique en Écosse.
  • Les pertes d’emplois dans l’industrie pétrolière et gazière soulignent la nécessité d’une transition juste et réfléchie vers des alternatives durables.
  • Le mouvement vers une économie durable entraîne des changements significatifs dans la création d’emplois, avec un potentiel de génération de nouvelles carrières vertes.

En se penchant sur ces enjeux, il est pertinent de réfléchir aux voies par lesquelles les gouvernements et les entreprises peuvent collaborer pour équilibrer croissance économique et respect de l’environnement. Alors que nous entrons dans un nouveau paradigme industriel, ces choix permettront non seulement de façonner notre économie, mais aussi de redéfinir notre rapport vital aux ressources naturelles. Quelles synergies pouvons-nous établir pour garantir un avenir durable et prospère ?



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