En Espagne et en Italie, l’adoption du biométhane a été plus lente comparé à d’autres pays européens, mais son potentiel de développement reste considérable. “L’Espagne et le Portugal figurent parmi les plus grands producteurs de déchets en Europe,” souligne Ceño, “ce qui en fait des marchés clés pour le développement de cette technologie. De plus, la réglementation européenne actuelle favorise son déploiement.”
Au-delà de l’Europe, la branche de banque d’investissement de BBVA perçoit un fort potentiel en Amérique Latine, en particulier dans des pays comme le Brésil et l’Argentine, dotés d’une solide base agricole et d’élevage. Les expériences européennes seront un modèle pour l’expansion mondiale du biométhane, facilitant une transition énergétique plus inclusive et durable.
L’expertise en financement et conseils
BBVA a adopté une approche proactive dans le financement de projets de biométhane, en mettant particulièrement en avant le modèle de Project Finance, une méthode efficace pour mobiliser un investissement durable. Ce format permet à la finance de reposer sur les flux de trésorerie générés par l’infrastructure elle-même, alignant ainsi les intérêts de toutes les parties, répartissant les risques et facilitant l’évolutivité des opérations.
“Nous avons été des pionniers dans le financement de projets de biométhane sous des structures de Project Finance,” explique Ceño. “Grâce à cette solution financière, nous avons participé à des opérations clés, notamment celle d’Ence à La Galera (Espagne), le financement de Verdalia ou encore les trois installations que nous avons finalisées avec Total à la fin de l’année dernière. Un des exemples les plus marquants en Europe cette année a été la structuration de notre premier financement de biométhane en Italie en collaboration avec Suma Capital, qui a impliqué la transformation de sept usines de biogaz et a ouvert la voie au financement d’autres portefeuilles en Italie.”
Ces opérations illustrent la capacité de BBVA à structurer des solutions financières avancées, adaptées aux besoins spécifiques de chaque client. Son expertise sectorielle, associée à une vision globale, lui permet d’intégrer différentes technologies propres dans des stratégies à long terme, accompagnant ainsi les entreprises dans la transformation de leurs modèles de production.
Le soutien au biométhane fait partie intégrante de cette stratégie d’accompagnement à la transition énergétique. Cette technologie s’inscrit dans la diversité des “molécules vertes”, qui constitue l’une des quatre lignes stratégiques de ‘cleantech’, avec le stockage d’énergie, la mobilité électrique et la chaîne de valeur du CO₂, que BBVA promeut pour accélérer la décarbonisation du tissu entrepreneurial.
Avec sa capacité à mobiliser des investissements globaux, à structurer des financements durables et à offrir des conseils experts, BBVA affirme son engagement envers l’innovation et la durabilité. Son objectif est d’assister les entreprises dans la transformation de leurs modèles de production pour les rendre plus compétitifs, efficaces et respectueux de l’environnement. Le biométhane n’est pas seulement un choix pour une technologie éprouvée, c’est aussi une illustration concrète du rôle de BBVA comme partenaire stratégique dans la transition vers une économie décarbonée et circulaire.
Bon à Savoir
- Le biométhane peut être produit à partir de déchets organiques variés, tels que les déchets alimentaires et agricoles.
- Cette technologie contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
- Le développement du biométhane peut stimuler l’économie locale en créant des emplois dans les secteurs agricoles et industriels.
- La réglementation de l’Union européenne encourage les investissements dans les énergies renouvelables, notamment le biométhane.
En effet, le biométhane représente un tournant significatif dans la transition énergétique. En nous interrogeant sur l’adoption de technologies vertes, nous pouvons envisager comment l’innovation peut transformer non seulement nos économies, mais également nos comportements envers l’environnement. Ainsi, l’avenir pourrait bien se dessiner via une responsabilité collective en matière énergétique, appelant à une réflexion plus large sur le développement durable et nos choix de consommation.