50 « experts » et marques à surveiller de près par les éditeurs !
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Le média britannique Press Gazette vient de publier une liste alarmante de plus de 50 prétendus experts qui ont commenté différents sujets dans la presse depuis plusieurs années, apparaissant plus de 1 000 fois dans des journaux, magazines et publications en ligne.

Ce “Hall de la Honte” des relations publiques est un document vivant qui met en lumière des marques et des porte-parole que les journalistes devraient aborder avec une prudence extrême.

Il est important de noter que cette liste se concentre spécifiquement sur des cas où l’« expert » semble ne pas exister, plutôt que sur ceux qui, bien que réels, n’ont pas le savoir qu’ils prétendent avoir.

Afin de contrer la prolifération de ces faux experts, nous faisons appel aux journalistes et aux professionnels des relations publiques pour qu’ils nous informent dès qu’ils rencontrent des marques recourant à de tels individus. Cela permettra d’alerter d’autres acteurs du milieu et de réduire la menace posée par des « experts » artificiellement améliorés par l’IA, qui mettent en péril la crédibilité de la presse et la confiance entre journalistes et PR.

Les journalistes inondés de contenus PR générés par l’IA

De nombreux journalistes rapportent recevoir un nombre alarmant de communiqués de presse douteux chaque semaine, souvent sans réponse des organisations émettrices, qui changent d’adresse email pour éviter d’être bloquées. Des responsables de services de réponse aux médias se plaignent d’être ciblés par des profils générés par IA et des « personnes fictives » qui tentent d’induire en erreur les journalistes britanniques.

Cette stratégie est souvent mise en œuvre au nom de l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO), car les liens provenant de sites réputés, comme les journaux, sont très précieux pour améliorer le classement de divers sites commerciaux.

Des entreprises britanniques, telles que Plumbworld et Ski Vertigo, semblent avoir recours à des agences SEO peu scrupuleuses qui utilisent ces méthodes à des fins de gains à court terme.

Bon nombre de ces prétendus experts ont des images et des contenus générés par IA, ce qui contribue à la pollution de l’information avec des contenus de faible qualité et trompeurs.

Dans les jours à venir, Press Gazette dévoilera d’autres études de cas douteuses ainsi que des cas « limites » où des non-experts se présentent comme des spécialistes, grâce à des recherches approfondies menées sur des experts mentionnés dans les médias britanniques ces dernières années.

Bon à Savoir

  • La multiplication des faux experts met en jeu la crédibilité de la presse.
  • Les journalistes peuvent bénéficier de vérifications d’authenticité des profils suspects.
  • Les agences de relations publiques doivent être vigilantes dans la sélection des experts à recommander.
  • La lutte contre la désinformation passe par une collaboration entre les journalistes et les professionnels des relations publiques.
  • Une sensibilisation accrue sur les dangers des contenus générés par IA est essentielle dans le secteur.

La situation actuelle soulève une question cruciale : comment pouvons-nous préserver l’intégrité de l’information face aux avancées technologiques qui facilitent la tromperie ? La relation entre le journaliste et la source doit évoluer pour renforcer la confiance. Une approche collaborative, s’appuyant sur la vérification mutuelle, pourrait bien être la clé d’une presse plus transparente et responsable.



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