Dominion Dynamics décroche 21M$ de financement et prépare une expansion audacieuse à Ottawa !
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Avec un financement préliminaire de 26 millions de dollars, Dominion Dynamics, une startup canadienne spécialisée dans la défense, projette de faire avancer sa technologie dédiée à la protection de l’Arctique canadien. L’entreprise envisage de recruter des centaines d’ingénieurs et d’ouvrir une usine de 2 300 mètres carrés à Kanata.

Cette semaine, la startup a annoncé avoir levé 21 millions de dollars supplémentaires pour intensifier le déploiement de « Auranet », un réseau de capteurs et de systèmes autonomes, conçu pour surveiller la frontière nord du Canada, ainsi qu’un drone destiné à accompagner les avions de chasse de cinquième génération.

Ce tour de financement a été dirigé par Georgian, accompagné de Bessemer Venture Partners et de la British Columbia Investment Management Corporation (BCI). Il représente l’une des plus importantes levées de fonds en phase initiale dans le secteur de la défense, selon un communiqué de Dominion, qui totalise 26 millions de dollars depuis son lancement l’année dernière.

La société a été fondée par Eliot Pence, un partenaire général de Tofino Capital basé à Washington, D.C., qui a précédemment supervisé l’expansion internationale de la société américaine de défense Anduril Industries entre 2018 et 2022.

Depuis son lancement, Dominion a conçu un réseau de capteurs permettant aux Rangers canadiens de transmettre des données depuis des régions où les infrastructures de communication, comme les antennes de téléphonie mobile, sont absentes. L’entreprise se spécialise dans de petits dispositifs similaires aux AirTags d’Apple, pouvant se fixer à des téléphones et des caméras. Ces capteurs collectent des données telles que des vidéos et des notes vocales, qu’ils envoient aux membres des forces armées présents dans des bases environnantes, permettant ainsi de créer une carte en 3D des mouvements des Rangers en temps réel.

« Nous développons des systèmes capables de croître, de communiquer entre eux et d’être utilisés dans des situations de combat », a déclaré Pence dans le communiqué de lundi. « La future dissuasion dépendra de la rapidité de déploiement, de l’avantage économique et de la capacité à opérer sur différents fronts. »

La société a récemment mené avec succès des essais sur le terrain dans le nord de l’Ontario et est actuellement déployée dans le Yukon, validant ainsi ses systèmes pour une utilisation par le Canada et ses partenaires de l’OTAN.

« La défense ne repose plus seulement sur le matériel ; elle concerne également les logiciels, les données et la rapidité », a affirmé Margaret Wu, principale investisseuse chez Georgian, dans le communiqué de lundi. « À notre avis, Dominion Dynamics représente l’avenir de l’écosystème canadien : technologie avancée, usage dual et essentiel pour les missions. Nous soutenons une équipe qui réinvente fondamentalement la manière dont le Canada et ses alliés protègent leurs intérêts. »

En octobre dernier, Pence avait confié à OBJ que son entreprise avait adopté une « approche différente du marché » en identifiant activement des problèmes et en les résolvant, dans l’espoir que les clients y adhèrent, plutôt que d’attendre que le secteur de la défense les sollicite avec des demandes. « Cela nous évite de nous engager dans de longs processus bureaucratiques et la rédaction de critères. Nous préférons montrer nos innovations et laisser le gouvernement juger. Si nous attendions une demande de proposition, nous risquerions de disparaître », avait-il précisé à l’époque.

Dominion a également recruté des conseillers influents, dont l’ancien chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, l’ex-chef d’état-major de la défense Wayne Eyre et l’ancien PDG du Public Sector Pension Investments Board, Neil Cunningham.

Avec ce financement en place, Dominion annonce qu’elle recrute activement des talents en ingénierie et en opération à Ottawa et Toronto, dans l’objectif de multiplier par cinq le nombre d’ingénieurs à travers le Canada.

La société prévoit d’ouvrir un nouveau bureau de développement à Toronto et une usine de 2 300 mètres carrés à Kanata, tout en élargissant ses programmes XLabs à d’autres universités.

Bon à Savoir

  • La technologie de Dominion Dynamics se concentre sur la protection des espaces nordiques en utilisant des systèmes autonomes.
  • Les capteurs créés par la société permettent aux Rangers de collecter et transmettre des données critiques.
  • Le modèle commercial de Dominion se veut agile, en identifiant des solutions avant même les demandes officielles des institutions.
  • La startup mise sur un réseau de partenaires expérimentés pour orienter sa stratégie de développement.
  • Son approche innovante pourrait redéfinir la manière dont les États-Unis et l’OTAN collaborent sur des questions de défense.

En somme, la transformation d’un secteur aussi traditionnel que celui de la défense nécessite une adaptation continue et proactive. Dominion Dynamics semble embrasser cette nécessité, naviguant habilement entre innovation technologique et attentes du marché. Cela soulève des questions sur l’avenir des entreprises de défense : jusqu’où cette évolution pourra-t-elle aller, et quel impact aura-t-elle sur le tissu sécuritaire mondial ? La réponse sera sans doute déterminante pour la manière dont les nations assureront leur protection à l’ère des nouvelles technologies.



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