La Ribera del Duero rend hommage à Roque de las Heras, figure emblématique de l'éducation et de l'entrepreneuriat !
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Aranda de Duero

La région de la Ribera del Duero pleure la perte de Roque de las Heras Miguel, fondateur du Centro de Estudios Financieros (CEF) et de l’Université à Distance de Madrid (UDIMA), décédé à l’âge de 80 ans. Originaire de La Horra (Burgos), il est devenu un symbole de réussite qui transcende le succès personnel pour laisser un héritage collectif. Son parcours illustre comment le talent, le dévouement et la volonté de servir peuvent transformer des vies sur plusieurs générations.

Économiste, entrepreneur, éditeur et, avant tout, enseignant, Roque de las Heras a consacré près de cinquante ans à l’éducation comme levier de progrès et de mobilité sociale. Depuis ses débuts modestes dans son village natal, il a toujours porté le nom de la Ribera del Duero partout où il enseignait, lançait des projets et créait des opportunités. Son engagement lui a valu de nombreuses distinctions, notamment le Prix d’Honneur Hermano Celestino pour l’Initiative Entrepreneuriale, remis dans le cadre du cours d’été « Presse et Pouvoir » de San Gabriel, ainsi que le Prix de la Trajectoire Professionnelle du Conseil Général des Économistes d’Espagne en 2019.

Roque de las Heras a fondé le CEF en 1977, initialement dans un cadre presque artisanal, soutenant ses collègues dans la préparation de concours. Ce désir de partage et de générosité s’est transformé au fil des ans en un groupe éducatif international qui compte aujourd’hui plus de 1 500 employés, 30 000 étudiants inscrits cette année, et près de 700 000 personnes formées depuis sa création. L’approbation de l’UDIMA en 2006 a été un tournant majeur d’un projet qui a toujours été animé par l’objectif d’allier formation et employabilité, études et réalité professionnelle.

Roque, recevant les félicitations d'Enrique García

Roque, recevant les félicitations d’Enrique García / Gabrielistas

Diplômé en Philosophie et Lettres, et licencié en Sciences Économiques et Empresariales de l’Université Complutense de Madrid, Roque de las Heras a connu en profondeur les exigences du service public, après avoir réussi les concours pour le Corps des Comptables de l’État. Cette expérience a marqué sa vision de l’éducation : rigoureuse, pratique et fortement engagée envers l’avenir de ses élèves. Il a également mené une importante activité éditoriale et de vulgarisation, avec des manuels et des revues de référence dans les domaines fiscal, juridique et comptable, telle que la célèbre « Revista de Contabilidad y Tributación ».

En 2018, il a transféré la présidence du groupe à ses enfants, Aránzazu et Arturo de las Heras, aujourd’hui co-présidents, garantissant ainsi la continuité d’un projet qui est devenu un patrimoine du système éducatif espagnol.

Le décès de Roque de las Heras laisse un vide difficile à combler, mais également un héritage immense : celui d’un homme convaincu que l’éducation est une transformation, et que du village de La Horra au monde entier, il a prouvé que le savoir, lorsqu’il est partagé, multiplie sa valeur. Qu’il repose en paix.

Bon à Savoir

  • Le CEF a été fondé pour aider les candidats à se préparer à des concours publics, illustrant l’esprit de solidarité au sein de la communauté éducative.
  • UDIMA a été créée avec l’objectif de lier l’enseignement à la réalité du marché du travail, s’adaptant aux besoins des étudiants.
  • Roque de las Heras a également publié de nombreux ouvrages qui sont devenus des références dans le domaine fiscal et comptable.
  • Ses deux enfants continuent son héritage en dirigeant le CEF, ce qui assure la pérennité de ses valeurs éducatives.
  • La transformation par l’éducation est un principe fondamental qui reste d’actualité dans les débats contemporains sur la société.

En somme, la vie et l’œuvre de Roque de las Heras nous rappellent que l’éducation est bien plus qu’un simple transfert de connaissances ; c’est un véritable moteur de transformation sociale. Comment pouvons-nous, à notre échelle, contribuer à cette dynamique de partage et d’apprentissage pour enrichir nos communautés ? Cette question mérite d’être explorée, car chaque action, aussi petite soit-elle, peut avoir un impact significatif sur l’avenir de notre société.



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