La communauté vénézuélienne établit sa propre association d'entrepreneurs à Ourense !
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Hier, un événement s’est tenu à la Fédération Vénézuélienne de Galice dans les galeries Proyflem, réunissant des entrepreneurs pour établir l’ Association des Entrepreneurs Vénézuéliens à Ourense. Ce projet, né à la fin de l’année 2019, avait été mis sur pause à cause de la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, durant cette période, plusieurs futurs membres ont changé de résidence, ce qui a retardé la formation de cette entité jusqu’à maintenant.

Ce projet renait en 2026 suite à une augmentation du nombre d’indépendants dans la province. Plus de 40 % des nouvelles inscriptions concernent des immigrants, notamment en provenance du Venezuela. Les principaux objectifs de l’association sont de fournir un accompagnement complet pour éviter l’échec entrepreneurial. Elle envisage également d’orienter les nouveaux arrivants sur la gestion fiscale, y compris le paiement des cotisations d’indépendant, de la TVA et de l’impôt sur le revenu, qui diffèrent du système économique vénézuélien. De plus, l’association vise à établir des synergies et des espaces de collaboration pour renforcer leurs activités.

Lorenzo González, président de l’Association Ourensano-Venezolane Alma Llanera, avec dix années d’expérience dans le secteur de l’hôtellerie, fait partie des initiateurs du projet. Il a souligné l’importance de cet accompagnement pour les Vénézuéliens qui souhaitent se lancer dans les affaires, affirmant qu’« un nouvel arrivant doit comprendre les démarches à suivre, et nous voulons leur expliquer comment procéder pour éviter des obstacles et gagner du temps ». González souhaite également négocier des soutiens auprès des institutions bancaires et proposer des formations avec des stages rémunérés.

« Des gens disaient qu’il valait mieux ne pas devenir indépendant. »

De son côté, Cristofer Queipo, bijoutier, a relaté comment la création de cette association pourrait lui fournir des informations essentielles. Avant de lancer son entreprise, il a réfléchi pendant « un an et demi » en raison de ces réticences. Malgré ses doutes, Queipo a indiqué que l’orientation professionnelle a été déterminante pour franchir le pas, et grâce à cette association, ceux qui envisagent de se déclarer travailleurs indépendants auront de meilleures ressources pour établir leurs activités.

Cette nouvelle association ourensano-vénézuélienne aspire à devenir un groupe diversifié, réunissant des secteurs tels que l’artisanat, l’hôtellerie et la logistique, afin de favoriser une entraide mutuelle.

Milaynis Torres, 38 ans, hôtelière
Milaynis Torres, Hôtelière, 38 ans.

« Avoir ce soutien est une chance. »

Cristofer Queipo, 32 ans, designer de bijoux
Cristofer Queipo, Designer de bijoux, 32 ans.

« Il est essentiel d’avoir des conseils pour mener à bien toute entreprise. »

Luisa Chourio, 39 ans, pâtissière
Luisa Chourio, Pâtissière, 39 ans.

« Pour entreprendre, il suffit d’avoir beaucoup de volonté pour atteindre son objectif. »

Bon à Savoir

  • La création de cette association est une réponse directe à la nécessité d’accompagnement des nouveaux entrepreneurs.
  • Plus de 40% des indépendants en Ourense proviennent des nouvelles vagues migratoires.
  • L’association souhaite établir des partenariats pour offrir des formations professionnelles adaptées.
  • Le soutien entre membres sera un axe fondamental pour stimuler la réussite des entreprises.

En conclusion, la dynamique entrepreneuriale de cette nouvelle génération de Vénézuéliens en Galice souligne l’importance d’un réseau de soutien. La collaboration et la connaissance partagée sont des atouts essentiels pour assurer une intégration réussie dans un environnement économique différent. La question se pose alors : comment les structures d’accompagnement peuvent-elles évoluer pour continuer à répondre aux défis des entrepreneurs d’origine étrangère ?



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