Crispin Odey a tenté de manipuler sa victime d'agression sexuelle, révèle la FCA au tribunal !
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Le régulateur financier a accusé l’ancien gestionnaire de hedge fund, Crispin Odey, d’avoir tenté de « manipuler » une victime d’agression sexuelle pour la faire rester silencieuse.

En 2022, Odey a adressé un message à son ancienne employée, qu’il avait agressée, l’avertissant que la Financial Conduct Authority (FCA) pourrait l’interroger à son sujet.

Il a affirmé que le régulateur l’utilisait pour alimenter sa « vendetta » contre lui et son fonds, Odey Asset Management (OAM).

Ce quinquagénaire a reconnu avoir agi sans le consentement de cette femme en 2005, soutenant qu’il était sous l’influence de sédatifs après un traitement de canal.

Odey, qui fait face à plusieurs accusations de harcèlement sexuel, a envoyé à la femme un message en janvier 2022, affirmant que le régulateur l’utiliserait « pour prouver qu’il n’y avait pas de contrôles et que vous aviez peur de ma position dans l’entreprise, ce qui vous a empêchée de parler », selon des éléments présentés par la FCA lors d’une audience judiciaire.

« Je suis vraiment désolé de vous avoir gênée il y a si longtemps, mais je ne pense pas que cela justifie la fermeture d’OAM et que l’on me considère inapte et impropre », écrivait-il dans son message, signant par « Cx ».

Clare Sibson, avocate de la FCA, a indiqué que l’ancienne employée avait quitté l’entreprise en 2015 et qu’elle n’était peut-être pas au courant de l’intérêt du régulateur jusqu’à la réception du message d’Odey.

Elle a interrogé Odey : « Pouvez-vous imaginer ce que cela peut être pour une victime d’agression sexuelle historique d’apprendre par son agresseur qu’une autorité statutaire enquête sur l’homme qui l’a victimisée ? »

Elle a ajouté qu’Odey avait « tenté de manipuler cette victime pour la faire taire » et qu’il avait « de très bonnes raisons de décourager » son témoignage auprès de la FCA.

Odey a prétendu qu’il voulait s’assurer que la femme « dise la vérité ». Il comparait dans le cadre d’un procès de trois semaines, espérant renverser la décision du régulateur londonien de l’interdire d’exercer dans le secteur financier britannique.

« Cet incident était très sérieux, mais il a été examiné et jugé, et il était clair pour elle, et elle est restée pendant encore huit ans, et elle était amie avec l’entreprise », a-t-il expliqué.

« Je lui disais simplement … que je vous avertis que vous pourriez être contactée, car je ne sais pas à quel point l’enquête est étendue. »

Odey a déclaré dans son témoignage qu’il croyait être devenu « le symbole de l’agenda » de l’autorité et qu’il était victime d’« une campagne visant à obtenir mon éviction ».

La FCA a soutenu qu’il avait montré un « manque d’intégrité » en tentant délibérément d’entraver l’enquête interne de son fonds sur des allégations de harcèlement sexuel, ce qu’il réfute.

Odey a également lancé une action en diffamation de 79 millions de livres contre le Financial Times, affirmant avoir subi une « perte financière très significative » à cause d’articles alléguant qu’il avait agressé ou harcelé plusieurs femmes. Ces allégations, révélées dans la presse à l’été 2023, ont finalement conduit à son éviction d’OAM, qui a annoncé des plans de fermeture en octobre de la même année.

Odey fait également face à des poursuites civiles pour préjudice personnel de la part de cinq femmes, dont une qui l’accuse de viol, ce qu’il nier. Ces affaires doivent être examinées ensemble lors d’une audience prévue en juin.

L’audience se poursuit.

Bon à Savoir

  • Crispin Odey a été reconnu coupable d’agression sans consentement en 2005.
  • Il a quitté la direction d’OAM après que des allégations ont émergé dans la presse.
  • La FCA est responsable de la régulation des marchés financiers au Royaume-Uni.
  • Des témoignages de victimes sont souvent cruciaux dans ce type d’affaires.
  • Les actions en diffamation peuvent être utilisées pour répondre à des allégations dans la presse.

À travers cette affaire, se pose la question essentielle de la responsabilité individuelle face aux normes éthiques et à la justice sociale. Dans un monde où le pouvoir peut influencer la vérité, il est fondamental de réfléchir à la manière dont chacun peut contribuer à une culture de respect et de transparence, tant au sein des institutions que dans la vie quotidienne. Comment établir un équilibre entre protection des victimes et droit à une défense juste ? Il est indéniable que de telles réflexions nourrissent notre compréhension collective des enjeux sociétaux contemporains.



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