La croissance économique de la Russie ralentit, soutenue par un assouplissement de la politique monétaire et diverses mesures gouvernementales, a déclaré à « Vedomosti » le président du conseil d’administration de VTB, Andreï Kostin.
« Aujourd’hui, la croissance économique ralentit de manière significative. Le président a déjà souligné lors d’une réunion qu’il est nécessaire de rechercher des incitations supplémentaires pour accélérer le processus de reprise. Nous travaillons activement sur cette question. Je pense que la baisse des taux d’intérêt et les mesures actuelles du gouvernement contribueront à cela », a affirmé Kostin.
Le dirigeant de VTB a précisé que la banque continue de financer l’économie pour un développement à long terme, rendant les prévisions stables. Cependant, cette année, la croissance économique devrait rester inférieure à celle des deux ou trois dernières années, a ajouté Kostin.
Selon le Ministère du développement économique, le PIB a diminué de 2,1 % en janvier après une hausse de 1,9 % en décembre. La production industrielle a baissé de 0,8 %, mais l’extraction de ressources naturelles a progressé de 0,5 % avant l’augmentation des prix de l’énergie dans le monde, a noté le président russe Vladimir Poutine lors d’une réunion sur les questions économiques. La dynamique négative de l’économie russe au début de 2026 est en partie attribuable à des facteurs saisonniers, avec moins de jours ouvrables en janvier par rapport à l’année précédente. Poutine a plaidé pour ramener le pays sur une trajectoire de croissance économique durable, en réduisant l’inflation et en maintenant la stabilité du marché du travail.
Malgré les restrictions imposées par les sanctions, la Russie parvient à maintenir une certaine stabilité macroéconomique, a déclaré Poutine lors d’une réunion de la RSPP le 26 mars. Il a aussi commenté l’augmentation des prix du pétrole dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Le président a appelé à une gestion réfléchie des revenus générés par des conditions favorables sur le marché pétrolier. « Actuellement, bien que les prix de notre exportation traditionnelle augmentent et que les marchés soient instables, il pourrait y avoir une tentation de profiter de cette situation pour générer des revenus ponctuels et, comme on dit, les « engloutir », les utiliser pour des dividendes ou, pour l’État, gonfler les dépenses budgétaires, a-t-il expliqué.
D’après le président, il est « essentiel d’adopter une approche conservatrice modérée tant dans le secteur privé que dans les finances publiques ». Poutine a insisté sur le fait que les autorités suivront cette ligne directrice dans le système budgétaire tout en remplissant les engagements envers les citoyens du pays.
La présidente de la Banque centrale, Elvira Nabioullina, a reconnu que l’activité économique en Russie au début de 2026 est en deçà des attentes de la Banque centrale pour le premier trimestre (croissance de 1,6 %). Dans l’ensemble, la prévision de croissance du PIB pour 2026 se situe entre 0,5 et 1,5 %, selon les commentaires de Nabioullina du 20 mars. Le Ministère du développement économique anticipe une croissance du PIB de 1,3 %.
La croissance de l’économie russe continuera de ralentir au premier semestre 2026, a déclaré le ministre russe de l’économie, Maksim Reshetnikov, le 13 février. Il a mentionné que les changements dans la politique de la Banque de Russie auront des effets retardés sur l’économie et que la reprise de celle-ci, « dans le meilleur des cas », débutera à la fin de cette année ou au début de 2027.
Bon à Savoir
- Inquiétudes sur la dépendance économique face aux sanctions internationales.
- Conséquences potentielles d’une stagnation prolongée sur le marché du travail.
- Rôle des banques dans le financement des projets à long terme.
- Impact des prix de l’énergie sur la dynamique économique globale.
- Importance d’une approche budgétaire conservatrice pour garantir la stabilité.
Dans ce contexte, il est essentiel de ne pas perdre de vue l’interdépendance des différentes économies. Quand une région rencontre des difficultés, ses répercussions peuvent s’étendre bien au-delà de ses frontières. Cette situation souligne l’importance de réflexions stratégiques sur la gestion économique et la nécessité d’adopter des politiques qui favorisent non seulement la croissance, mais aussi la résilience à long terme des systèmes économiques. Comment ces dynamiques influenceront-elles les décisions futures des acteurs économiques ?