Accordez à chaque foyer britannique un montant fixe d'énergie subventionnée, selon un groupe de réflexion
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Pour répondre à la montée des factures d’énergie, un groupe de réflexion britannique propose que tous les foyers reçoivent un minimum de ressources, dont les coûts seraient subventionnés par le gouvernement via les taxes sur la mer du Nord.

Cette initiative viserait à garantir à chaque foyer suffisamment d’énergie pour chauffer deux pièces, avoir de l’eau chaude et faire fonctionner des appareils essentiels tels qu’un réfrigérateur et une machine à laver, le tout à des tarifs gelés au niveau actuel. Selon la New Economics Foundation (NEF), cela nécessiterait environ 4,5 milliards de livres sterling.

Ce montant serait similaire aux recettes fiscales attendues de la mer du Nord, issues des bénéfices réalisés par les entreprises pétrolières et gazières dans un contexte de prix élevés. Bien que les prix du pétrole aient été affectés par le conflit en Iran, ils demeurent encore supérieurs à ceux d’avant, et leur fluctuation pourrait persister tant que les approvisionnements via le détroit d’Ormuz ne seront pas rétablis.

L’utilisation accrue de ces recettes fiscales pour alléger les factures des ménages permettrait de protéger les plus démunis, tout en laissant les plus riches exposés au marché, selon la NEF. Cette mesure, qui garantirait le gel des prix pour la première tranche d’énergie consommée, pourrait faire économiser plus de 160 livres à chaque foyer, avec des économies de l’ordre de 17 % pour les ménages à faibles revenus, contre 11 % pour les ménages plus aisés.

Cela inciterait également ceux qui en ont les moyens à réduire leur consommation d’énergie, tout en investissant dans des solutions comme l’isolation ou des pompes à chaleur électriques à haute efficacité.

La hausse des recettes fiscales liées à la mer du Nord pourrait bénéficier avant tout aux ménages les plus modestes, selon la New Economics Foundation.

Alex Chapman, économiste chez NEF et rédacteur du rapport, souligne que des mesures similaires ont été mises en place avec succès dans d’autres pays comme le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde. Plusieurs pays européens, dont les Pays-Bas, l’Autriche, la Grèce et la Pologne, ont également adopté de telles politiques en 2022, à la suite de l’augmentation des prix de l’énergie causée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Il déclare : « Nous venons à peine de sortir d’une crise inflationniste que nous nous trouvons déjà plongés dans une nouvelle. Malgré le cessez-le-feu annoncé, les séquelles de cette guerre illégale vont nous toucher durement. Les géants des combustibles fossiles vont à nouveau réaliser d’énormes profits pendant que nos factures d’énergie flambent. »

Chapman exhorte le gouvernement à agir pour taxer les bénéfices excessifs des entreprises énergétiques afin d’atténuer les difficultés des ménages les plus vulnérables.

La prochaine hausse du plafond des prix de l’énergie pourrait atteindre environ 388 livres en juillet, portant les factures annuelles pour les foyers utilisant le double carburant à près de 2 000 livres.

Le plafond des prix de l’énergie a été introduit au Royaume-Uni en 2019 par Ofgem, pour éviter que les entreprises énergétiques ne tirent profit de manière excessive des consommateurs, mais a été modifié lors de la crise pétrolière et gazière de 2022.

NEF appelle également à une aide gouvernementale ciblée pour les entreprises touchées par la crise énergétique liée au conflit en Iran. Un porte-parole du gouvernement a affirmé que le gouvernement est déterminé à défendre les citoyens pendant cette crise.

Bon à Savoir

  • La mer du Nord est une source majeure de revenus fiscaux pour le Royaume-Uni.
  • Les pays asiatiques comme le Japon et la Corée du Sud appliquent des mesures similaires pour contrôler les prix de l’énergie.
  • Le protectionnisme énergétique pourrait avoir des implications à long terme sur la politique économique britannique.
  • L’évolution des prix de l’énergie est souvent liée aux conflits géopolitiques, ce qui rend le marché très instable.
  • La transition vers des solutions énergétiques durables pourrait réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

À l’heure où les enjeux énergétiques prennent une place centrale dans les débats politiques et sociaux, il est essentiel de considérer si la protection des ménages doit primer sur les intérêts des entreprises. La réponse à ce dilemme pourrait façonner non seulement notre économie à court terme, mais également notre façon d’appréhender la transition énergétique et le développement durable à long terme. Un équilibre harmonieux entre le bien-être individuel et les impératifs économiques reste un défi complexe mais nécessaire dans notre quête d’un avenir durable.



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