Andrew Chesterton attacke British Airways pour 50 000 £, affirmant que des coupures aux doigts lui ont causé cauchemars et flashbacks !
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Un homme porte plainte contre British Airways pour un accident en vol

Un homme d’affaires a décidé d’intenter une action en justice contre British Airways pour un montant supérieur à 50 000 £, alléguant avoir subi des “flashbacks et des cauchemars” après avoir blessé ses doigts lors d’un vol.

Andrew Chesterton, âgé de 61 ans, voyageait de Heathrow à Cincinnati pour des vacances en 2023 lorsqu’il a inséré sa main entre les sièges et a accroché deux de ses doigts sur un objet tranchant.

Ancien directeur des opérations de l’entreprise de services financiers Bravura Solutions, il a été laissé saignant et en “douleux état de choc” et a dû être transporté à l’hôpital à l’atterrissage.

Il poursuit désormais la compagnie aérienne, affirmant avoir des cicatrices et “une diminution de la force de préhension” de son petit doigt, ainsi que des “flashbacks et des cauchemars” liés à cet incident.

British Airways a reconnu sa responsabilité dans l’accident, mais conteste le montant demandé par M. Chesterton, arguant qu’il n’est pas responsable des dommages psychologiques allégués.

Dans les documents judiciaires, son avocate Jessica Muurman a indiqué que M. Chesterton, résident de Chelmsford dans l’Essex, s’est blessé en passant sa main entre son siège, 1A, avec sa main gauche.

“Un objet tranchant, dont le demandeur n’était pas au courant, se trouvait dans le pli de son siège et a causé une lacération de l’annulaire gauche et du petit doigt gauche,” a-t-elle précisé. “Après l’accident, le demandeur a ressenti une douleur immédiate et a dû recevoir de l’aide de l’équipage pour arrêter le saignement.”

Chesterton a des cicatrices et une 'diminution de la force de préhension'.
Chesterton a des cicatrices et une ‘diminution de la force de préhension’

Après l’atterrissage, M. Chesterton a été pris en charge par les services d’urgence où il a nécessité quatre points de suture à son annulaire et sept à son petit doigt. Son annulaire est resté inconfortable et hypersensible pendant cinq mois après l’accident, tandis que la coupure de son petit doigt a par la suite été infectée, nécessitant des antibiotiques.

“Le demandeur présente une cicatrice de 15 mm sur l’annulaire gauche et une cicatrice de 18 mm sur le petit doigt gauche,” a écrit Mme Muurman. “Bien que le degré de mobilité de ses doigts ait augmenté pendant la période de réhabilitation initiale, le demandeur souffre encore de problèmes d’hypersensibilité, de raideur et de force de préhension diminuée dans son petit doigt gauche.”

“Cette impact est permanent. Par conséquent, le demandeur doit adapter certaines tâches – par exemple, limiter les efforts physiques, notamment au jardin, comparativement à sa situation avant l’accident. Pendant environ deux mois, il n’a pas pu conduire, ce qui a affecté sa vie quotidienne et sociale.”

“Le demandeur a suivi cinq séances de physiothérapie pour atténuer ses symptômes physiques après l’accident. Il a également ressenti un impact psychologique. En raison de l’accident, il a développé une anxiété face aux activités sociales, évitant des événements tels que des matchs sportifs et des concerts, craignant de se blesser encore. De plus, il a connu des flashbacks de l’accident et a été prescrit des somnifères fin octobre 2023 en raison de ses cauchemars et de ses difficultés à dormir.”

La plainte de M. Chesterton repose sur la Convention de Montréal, qui stipule que British Airways est “strictement responsable” de l’accident survenu lors de son vol, selon Mme Muurman.

Dans sa défense écrite, l’avocat de BA, Christopher Loxton, a reconnu que M. Chesterton avait subi un accident, mais que ce dernier devra prouver l’ampleur de ses blessures.

“Le défendeur possède peu d’informations concernant la nature et l’ampleur des blessures, pertes ou dommages intangibles du demandeur,” a-t-il déclaré. Il a ajouté que M. Chesterton devra prouver à la fois l’importance de ses blessures et leur lien avec l’accident.

“De plus, concernant les blessures déclarées, et en particulier les dommages psychologiques évoqués, il est contesté que le demandeur puisse prétendre à des dommages-intérêts pour de tels préjudices, l’article 17(1) de la Convention de Montréal n’ouvrant droit à compensation que pour ‘les blessures corporelles’ ou le décès.”

L’affaire sera soumise à une évaluation complète des dommages auxquels M. Chesterton a droit, sauf si les parties parviennent à un règlement amiable en dehors des tribunaux.

Bon à Savoir

  • Les accidents en vol peuvent entraîner des répercussions à la fois physiques et psychologiques durables.
  • Il est important de signaler tout accident à l’équipage d’un vol pour obtenir une assistance immédiate.
  • Des recours juridiques peuvent être envisagés sous des conventions internationales comme celle de Montréal.
  • Les blessures psychologiques peuvent être aussi significatives que les blessures physiques et méritent une attention adéquate.
  • La physiothérapie peut jouer un rôle crucial dans la réhabilitation post-accident.

Au-delà des faits, cette affaire soulève des questions quant à la responsabilité morale des compagnies aériennes envers leurs passagers. Les incidents malheureux, bien que souvent considérés comme des accidents, peuvent avoir des impacts profonds sur la vie des individus. Il est nécessaire de réfléchir à notre rapport à la sécurité lors des voyages aériens, mais aussi à la manière dont ces entreprises gèrent les conséquences psychologiques de tels événements. La philosophie du soin à apporter aux passagers en difficulté mérite d’être débattue, non seulement pour garantir des compensations justes, mais également pour éviter des situations similaires à l’avenir.



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