Cette année, la période festive pourrait être moins réjouissante pour les amateurs de chocolat, en raison d’une hausse des prix de près de 20 %, selon une étude réalisée par Worldpanel.
Au Royaume-Uni, les prix du chocolat ont grimpé de 18,4 % par rapport à l’année précédente en novembre, d’après les analystes de cette société de recherche de marché.
Cependant, l’étude indique que le coût moyen d’un dîner de Noël pour quatre personnes a légèrement baissé, s’établissant à 32,46 £.
Fraser McKevitt, responsable de l’insight retail et consommateur chez Worldpanel, a souligné que les supermarchés investissent massivement dans les promotions pour attirer les clients. Il a commenté: « Étant donné que le coût de la vie reste un enjeu pour beaucoup, près d’un tiers des dépenses est consacré aux promotions, les supermarchés cherchant à atténuer l’impact des hausses de prix. »
Le prix de la dinde congelée, le composant le plus coûteux d’un dîner de Noël, a diminué de 3,6 %, atteignant 13,52 £. En revanche, les prix des accompagnements ont augmenté : les pommes de terre pour quatre personnes coûtent désormais 1,67 £ (+1,1 %), la sauce cranberry a grimpé de 10 % pour atteindre 86 p, et le mélange à farcir est passé à 96 p (+6,9 %).
Cette flambée des prix du chocolat est due à l’augmentation des tarifs du cacao, provoquée par de mauvaises récoltes dans les principales zones de production comme le Ghana et la Côte d’Ivoire, exacerbées par des conditions climatiques extrêmes.
Face à ces coûts accrus, les fabricants ajustent leurs stratégies, en réduisant la taille des barres et biscuits ou en diminuant la teneur en cacao. Par exemple, McVitie’s a modifié la recette de ses barres Club et Penguin, qui sont désormais seulement « au goût chocolat ».
Malgré ces hausses de prix, 5 millions de foyers ont acheté un calendrier de l’Avent chocolaté en novembre, illustrant la volonté des consommateurs de continuer à se faire plaisir avec des « petites douceurs », selon McKevitt.
« Nous avons constaté que lors de cette crise du coût de la vie, les gens trouvent de nouvelles manières abordables de se faire plaisir avec ce que nous nommons le ‘pound de réconfort’ », a-t-il ajouté.
Les prix des courses ont augmenté de 4,7 % en novembre, avec le chocolat et la viande fraîche non transformée parmi les plus touchés par cette inflation.
Le prix moyen du kilo de viande hachée de bœuf a bondi de 37,1 % sur un an au cours des 12 semaines jusqu’au 2 novembre, selon d’autres données. Cela a poussé davantage de consommateurs à se tourner vers des protéines moins coûteuses comme le poulet, les saucisses de porc ou le poisson.
Au sein du secteur de la distribution, Tesco a su maintenir sa position en tant que premier supermarché du Royaume-Uni, avec une part de marché de 28,3 %, enregistrant une augmentation de 4,7 % de ses ventes. Des enseignes comme Ocado, Lidl et Sainsbury’s affichent également une croissance prometteuse.
En revanche, Asda, actuellement en difficulté, a vu sa part de marché tomber de 12,4 % à 11,5 %, avec une baisse de 4,3 % de ses ventes malgré les efforts déployés pour séduire les clients par des réductions de prix et des améliorations de ses magasins.
Bien que de plus en plus de consommateurs préfèrent faire leurs courses en ligne, les magasins physiques restent les plus populaires pour l’achat de biens de consommation. Les jours les plus chargés pour le shopping cette année devraient être le lundi 22 et le mardi 23 décembre, les festivités de Noël tombant un jeudi.
Bon à Savoir
- La hausse des prix du chocolat pourrait entraîner des alternatives plus économiques pour les gourmands.
- Les promotions dans les supermarchés demeurent un outil clé pour attirer les consommateurs sensibles aux prix.
- Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes de retrouvailles, où les repas partagés prennent une importance accrue.
- Les choix alimentaires évoluent, notamment vers des protéines moins coûteuses.
- Le comportement d’achat des consommateurs montre une tendance vers les achats en ligne, tout en préservant un attrait pour le commerce traditionnel.
En considérant ces éléments, il est intéressant de réfléchir à la manière dont la fluctuation des prix et les changements de comportements des consommateurs influencent nos traditions. La question se pose : est-ce que la quête de réconfort à travers la nourriture peut être durable dans un contexte d’inflation croissante ? Ce défi nous invite à reconsidérer nos priorités et la manière dont nous célébrons la convivialité durant les fêtes.