La Trésorerie au bord de la mécompréhension face à la montée en flèche du secteur bancaire parallèle !
Voter pour ce post

Le Trésor britannique semble avoir une compréhension limitée des préoccupations liées à la montée du secteur bancaire parallèle et pourrait ne pas être préparé aux risques que cette industrie non réglementée pose pour la stabilité financière, selon des membres du Parlement. Un rapport d’un comité des services financiers des Lords souligne que l’absence de données complètes rend difficile l’évaluation d’un impact potentiel de ce secteur de 16 000 milliards de dollars (12 000 milliards de livres sterling) sur l’ensemble du système financier.

Le rapport indique que les preuves présentées par le Trésor ont montré une compréhension restreinte des inquiétudes soulevées lors de l’enquête, ce qui témoigne d’une certaine passivité face aux risques potentiels pour la stabilité financière du Royaume-Uni dus à la croissance des marchés privés.

Cela soulève des inquiétudes étant donné que le Trésor a la responsabilité d’assurer la stabilité financière globale pour éviter que le contribuable ne devienne un soutien du système financier. Il est noté que le Royaume-Uni pourrait être l’un des premiers pays à ressentir les effets d’un déclin dans le secteur bancaire parallèle dominé par les États-Unis, dont la valeur a quadruplé depuis 2008, passant de 4 000 milliards à 16 000 milliards de dollars.

Ce secteur largement non réglementé comprend des sociétés de capital-investissement qui acquièrent des entreprises, ainsi que des sociétés de crédit privé qui concurrencent les banques réglementées pour accorder des prêts aux entreprises. Les entreprises américaines dominent ce secteur, mais celui-ci est également lié aux assureurs traditionnels et aux banques de détail réglementées qui investissent et prêtent de l’argent à ces acteurs.

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti l’année dernière qu’un déclin du secteur du crédit privé pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du système financier, menaçant de déstabiliser les banques traditionnelles qui accordent des prêts à ce secteur. Le rapport du comité souligne que la position du Royaume-Uni en tant que centre financier mondial signifie qu’il sera le premier à faire face aux opportunités et aux risques découlant de cette croissance, notamment sur les marchés privés américains.

Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a exprimé ses préoccupations lors de l’enquête, après l’effondrement de deux entreprises automobiles américaines ayant emprunté sur les marchés privés. Ces cas soulèvent des questions sur les standards de prêts fragiles, avec des échos inquiétants de la crise des prêts hypothécaires à risque qui a déclenché la crise financière.

La Banque d’Angleterre s’apprête à lancer un test de résistance pour l’industrie du crédit privé, visant à évaluer les risques potentiels liés à la croissance de ce secteur, y compris la possibilité qu’il amplifie les chocs financiers et économiques. Le président du comité, Michael Forsyth, a souligné l’importance pour la Banque d’Angleterre, l’Autorité de conduite financière et l’Autorité de réglementation prudentielle de rester vigilants et de surveiller la croissance rapide des marchés privés et ses implications pour la stabilité financière.

Un représentant du Trésor a déclaré que « nous avons collaboré avec les régulateurs pour renforcer notre attention sur les secteurs non bancaires ces dernières années et disposons d’un cadre robuste et flexible pour protéger la stabilité financière ». Il a précisé que le Trésor répondra au rapport en temps voulu.

Bon à Savoir

  • Le secteur bancaire parallèle comprend des sociétés de capital-investissement et d’autres acteurs non réglementés.
  • La croissance rapide de ce secteur pourrait perturber les banques traditionnelles qui dépendent de ce type de financement.
  • Les autorités financières surveillent activement cette situation pour préserver la stabilité économique du pays.
  • Une absence de réglementation stricte pourrait exposer les marchés à des crises futures similaires à celle de 2008.

À l’échelle mondiale, la dynamique entre les acteurs régulés et non régulés soulève des interrogations sur l’avenir de la régulation financière. L’équilibre entre innovation et risque reste un enjeu majeur. La capacité des États à anticiper et à gérer ces évolutions sera déterminante pour assurer la résilience des systèmes financiers dans un monde en perpétuelle mutation.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *