L'inflation au Royaume-Uni remonte après cinq mois de déclin : 3,4 % en décembre !
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En décembre, le Royaume-Uni a enregistré une hausse de l’inflation, atteignant 3,4 %, marquant ainsi la première augmentation en cinq mois. Cette montée est attribuée à l’augmentation des tarifs aériens et des prix du tabac.

L’Office for National Statistics (ONS) a rapporté que le taux d’inflation annuel était passé de 3,2 % en novembre, après avoir chuté en octobre et été stable les trois mois précédents. Ce chiffre dépasse les prévisions des économistes de la City, qui s’attendaient à une légère hausse à 3,3 %.

Malgré cette inversion de tendance, les analystes estiment qu’elle est probablement temporaire. Les traders de la City ont presque exclu une réduction des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre le mois prochain.

Une partie de l’accroissement de l’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC), a été influencée par des éléments volatils tels que les tarifs aériens, qui ont bondi de 28,6 % en décembre.

Les augmentations de prix des vols sont habituelles pendant la période de Noël, mais cette fois-ci, elles sont comparées à un niveau particulièrement bas de 2024. De plus, les nouvelles taxes sur les produits du tabac introduites par la chancelière, Rachel Reeves, ont également pris effet en décembre.

Martin Beck, économiste en chef chez WPI Strategy, a déclaré que la hausse de l’inflation en décembre ne devrait pas susciter d’inquiétude. Celle-ci est avant tout liée à des facteurs temporaires et techniques, et n’indique pas une résurgence globale des pressions inflationnistes.

Pourtant, la pression sur le budget hebdomadaire a perduré durant la période de Noël, avec une inflation alimentaire annuelle augmentant à nouveau, atteignant 4,5 %, contre 4,2 % en novembre. L’ONS a souligné que cette hausse était principalement due à l’augmentation des prix des pains et des céréales.

En ce qui concerne l’inflation de base, qui exclut les éléments plus volatils comme l’énergie et les aliments, elle est restée inchangée par rapport à novembre, augmentant à un taux annuel de 3,2 % en décembre.

Cette hausse supérieure aux prévisions de l’IPC laisse penser que le comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d’Angleterre maintiendra les taux d’intérêt à 3,75 % lors de sa réunion de février, les traders ne prévoyant pas pleinement une baisse avant juin.

Cependant, plusieurs économistes anticipent une réduction en avril si les hausses de prix au Royaume-Uni ralentissent dans les mois à venir, accompagnées d’un fléchissement de la croissance des salaires.

Le gouverneur de la Banque, Andrew Bailey, a déclaré le mois dernier s’attendre à ce que l’inflation revienne à environ 2 % d’ici le milieu de cette année.

L’inflation des services, également scrutée de près par la Banque d’Angleterre pour décider des taux d’intérêt, a augmenté à 4,5 % contre 4,4 % en novembre. Cette augmentation a été moins importante que ce que les économistes avaient prévu.

Yael Selfin, économiste en chef chez KPMG UK, a précisé que bien que l’inflation des services ait augmenté en décembre, cela ne reflétait pas de pressions inflationnistes générées localement, étant largement influencée par des catégories volatiles, comme les tarifs aériens.

Rachel Reeves a fait de la lutte contre le coût de la vie un élément clé du budget d’automne de novembre, en introduisant 26 milliards de livres de hausses d’impôts pour aider à réparer les finances publiques et financer la levée du plafond des allocations pour deux enfants.

Suite à la publication de l’IPC, elle a promis que 2026 serait l’année où la Grande-Bretagne surmonterait ses défis inflationnistes. Elle a affirmé : “Ma priorité est de réduire le coût de la vie.” Elle a également annoncé 150 £ de réduction sur les factures d’énergie, un gel des tarifs ferroviaires pour la première fois en 30 ans, ainsi qu’une augmentation du salaire minimum national.

Des données distinctes publiées par l’ONS ont montré que les prix des loyers ont augmenté à leur rythme le plus lent en plus de trois ans le mois dernier. Les loyers privés mensuels moyens ont augmenté de 4 % au cours de l’année jusqu’à décembre, contre 4,4 % en novembre, représentant la plus faible hausse depuis mai 2022.

La demande de locations a chuté ces derniers mois, avec 14 % de logements supplémentaires disponibles par rapport à l’année précédente, selon le portail immobilier Zoopla. Ce changement est en partie dû à la sortie des primo-accédants du marché locatif, car il devient plus facile d’obtenir un prêt hypothécaire grâce à de meilleures conditions d’emprunt, une croissance salariale accrue et une hausse moins rapide des prix de l’immobilier.

Bon à Savoir

  • L’inflation au Royaume-Uni est un sujet de préoccupation pour les décideurs politiques et les économistes.
  • Les hausses saisonnières, comme celles observées pendant Noël, affectent souvent les indicateurs économiques de manière significative.
  • Les coûts des biens de première nécessité, notamment alimentaires et de consommation, demeurent une préoccupation pour les ménages.
  • Les politiques monétaires sont ajustées en réponse aux tendances inflationnistes, impactant la vie quotidienne des citoyens.
  • Des changements dans le marché immobilier modifient la dynamique entre location et achat, rendant la propriété plus accessible pour certains.

En somme, l’évolution des taux d’inflation est un reflet non seulement des conditions économiques actuelles, mais aussi des choix politiques à long terme. À travers cette complexité, il est crucial d’interroger les véritables moteurs de ces tendances. Sont-ils temporaires ou observons-nous un changement de paradigme dans la façon dont nous gérons la croissance économique et le bien-être des citoyens ? Cela invite à une réflexion approfondie sur l’avenir économique du Royaume-Uni, et plus largement, sur la manière dont les sociétés évoluent face aux défis contemporains.



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