Pourquoi la pension d'État britannique est la moins généreuse du G7 ?
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Une étude a placé le système de retraite britannique en bas de l’échelle par rapport aux autres pays du G7, révélant que les retraités britanniques ne perçoivent en moyenne que 22 % de leur revenu d’avant la retraite via la pension d’État.

Ce chiffre se révèle peu flatteur comparé aux 76 % observés en Italie ou aux 58 % en France, d’après des données de la société de gestion de patrimoine Fidelity International.

Cependant, cette étude souligne également une grande variété dans le financement des revenus de retraite, les services financés par les retraités et le mode de calcul des revenus de retraite dans chaque pays, ce qui rend les comparaisons directes souvent difficiles.

« Il est important d’être prudent lorsqu’on établit des parallèles directs. Chaque système a ses propres règles et mécanismes de financement », observe Marianna Hunt, experte en finances personnelles chez Fidelity. « Au Royaume-Uni, par exemple, la pension d’État est principalement financée par des cotisations d’assurance nationale, alors qu’en Italie, les salariés contribuent environ 9 à 11 % de leur salaire à la sécurité sociale, qui couvre également les pensions et d’autres bénéfices. »

Les différences sont également notables, en fonction du fait que la pension d’État au Royaume-Uni est un montant fixe en fonction du nombre d’années travaillées, tandis qu’en France, par exemple, les 25 années les mieux rémunérées sont utilisées pour calculer une moyenne à partir de laquelle le montant de la retraite est dérivé. Ce montant est ensuite ajusté selon des critères variés.

Au Royaume-Uni, la pension d’État constitue une part fondamentale de l revenu des retraités, qu’ils sont censés compléter par des pensions complémentaires privées ou de lieu de travail, et d’autres actifs comme les investissements ou l’immobilier. Dans d’autres pays, elle peut représenter l’intégralité du revenu de retraite.

La politique d’adhésion automatique aux pensions professionnelles a permis de sensibiliser les Britanniques à l’importance de l’épargne pour l’avenir, mais de nombreux individus risquent d’avoir des difficultés à maintenir un niveau de vie confortable pendant leur retraite, selon les estimations.

Des données récentes de Standard Life indiquent que beaucoup de personnes s’attendent à devoir travailler au moins quatre ans de plus qu’elles ne l’avaient prévu, en raison de pressions financières. De plus, plus de la moitié des répondants à une enquête se disent préoccupés par le fait de ne pas épargner suffisamment pour leur retraite.

Fidelity révèle également que l’âge de la retraite est plus bas au Royaume-Uni qu’en Italie ou aux États-Unis, même si le nombre moyen d’années durant lesquelles une personne attend de percevoir la pension d’État, qui est de 19,8 ans, reste inférieur à celui de pays comme le Canada, la France, l’Italie ou le Japon.

En ce qui concerne les dépenses du gouvernement britannique pour les pensions d’État, celles-ci représentent 4,7 % du PIB, l’un des taux les plus bas du G7, tandis qu’Italie figure en tête avec 12,8 %. Cependant, des inquiétudes se font entendre concernant la hausse prévue de cette pension à partir d’avril, qui pourrait devenir « totalement inabordable » sans un relèvement de l’âge de la retraite à 80 ans.

Par ailleurs, le Royaume-Uni se distingue par son NHS, un service de santé presque entièrement gratuit à l’usage des retraités, comparé à des systèmes de santé plus coûteux aux États-Unis ou au Canada.

Bon à Savoir

  • Le taux de remplacement de pension peut varier considérablement d’un pays à l’autre.
  • La pension d’État au Royaume-Uni est fixée par rapport aux cotisations et aux années travaillées.
  • Il existe des différences dans les mécanismes de financement, comme les contributions des salariés à la sécurité sociale.
  • Des politiques d’adhésion automatique aux pensions ont été mises en place pour encourager l’épargne.
  • Les préoccupations financières des retraits sont croissantes et pas uniquement au Royaume-Uni.

Cette analyse suscite une réflexion importante sur les stratégies de retraite et leur viabilité à long terme. À l’heure où de nombreux pays réajustent leurs systèmes de sécurité sociale, il est crucial de se demander quelle place nous réservons à notre épargne personnelle et à la solidarité intergénérationnelle. La manière dont chaque nation aborde la question de la retraite peut en effet influencer non seulement le bien-être de ses citoyens, mais également sa stabilité économique. Comment trouver un équilibre entre les besoins présents et les exigences futures ?



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