Andy Burnham : La Grande-Bretagne toujours esclave des marchés obligataires !
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Andy Burnham a réitéré que la Grande-Bretagne est trop « endettée envers les marchés obligataires » et a présenté sa vision d’un « socialisme favorable aux entreprises » dans son dernier discours politique.

Lors d’une allocution à l’Institut des études fiscales, le maire de Manchester a déclaré que le Royaume-Uni se trouvait pris dans un « cycle de faible croissance » et que « notre système politique superficiel et conflictuel a montré son incapacité à nous en sortir, ajoutant à la volatilité, nous retrouvant ainsi coincés dans une impasse et accrochés aux marchés obligataires ».

Burnham avait été critiqué par des membres anonymes du gouvernement lorsqu’il avait d’abord affirmé que le Parti travailliste était « endetté envers les marchés obligataires » lors d’une interview avec le New Statesman en septembre. Des allégations soutenaient qu’une direction Burnham pourrait entraîner une crise de la dette. Rachel Reeves a affirmé que « nous dépendons de ces marchés obligataires » après les remarques du maire, tandis que Keir Starmer a semblé comparer son rival de longue date à Liz Truss.

En réitérant cette affirmation lors de son discours, Burnham a montré qu’il ne se laissait pas abattre par les critiques. Il a ensuite développé son approche économique, qu’il a appelée « Manchesterisme ». Cet concept, selon lui, repose sur une culture politique différente, à l’opposé de celle de Whitehall et de Westminster.

Burnham a exprimé son souhait de « revenir sur les années 1980 et d’accroître le contrôle public ». Il a décrit son approche comme un « socialisme favorable aux entreprises », affirmant que la nouvelle politique et l’économie de Manchester en seraient les fruits.

Dans son discours, il a critiqué Nigel Farage et Robert Jenrick sans les nommer, qualifiant cette nouvelle droite britannique de « briseurs » de la nation. « Récemment, on a entendu dire que la Grande-Bretagne est brisée. Eh bien, je vais leur dire sans ambages que Manchester ne l’est pas. Mais s’ils y croient, pouvez-vous leur demander qui ou quoi l’a brisée ? Pour moi, ce sont les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : la dérégulation, la privatisation, l’austérité et le Brexit. »

Il a ensuite blâmé les « archi-thatchéristes » pour avoir soutenu des efforts de privatisation au détriment du contrôle politique centralisé au Trésor. Burnham a incité le Parti travailliste à adopter une ligne plus ferme contre cette nouvelle droite, plaidant pour une approche « confiante » afin de répondre à leurs critiques.

« C’est un moment décisif pour notre politique, le gauche britannique doit avancer avec confiance et remporter le débat sur ce qui a brisé le pays et comment le réparar », a-t-il soutenu. Il a appelé à une nouvelle politique plus collaborative pour aborder la inégalité croissante, un héritage malheureux des années 1980.

Bien qu’il ait émis des critiques acerbes envers Westminster, il a cependant reconnu le travail du gouvernement sur certains sujets, tels que l’annonce d’une taxe de séjour pour les régions urbaines et une plus grande latitude dans le financement et la conception de projets d’infrastructure.

Concernant sa position sur la direction du Parti travailliste, Burnham a maintenu qu’il ne planifiait pas de défi, sans écarter totalement cette possibilité pour l’avenir.

Bon à Savoir

  • Le terme « Manchesterisme » représente une approche centrée sur l’économie locale et la collaboration.
  • Des études suggèrent que des politiques fiscales adaptées pourraient aider à stimuler la croissance dans les zones urbaines.
  • L’impact de la privatisation des services publics sur la société reste un sujet de débat intense.
  • Les événements récents révèlent une fracture croissante au sein des partis traditionnels face aux nouvelles dynamiques politiques.
  • La défiance envers les marchés financiers soulève des questions sur la viabilité du modèle économique actuel.

d’un point de vue global, il est essentiel de se demander : comment reconstruire une société équilibrée dans un contexte économique et politique en mutation ? La quête vers un modèle à la fois équitable et durable est plus que jamais d’actualité, et elle invite à une réflexion profonde sur la manière dont chacun, à son niveau, peut contribuer à cette dynamique.



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